‹ Histoire d'Urbain V et de son siécleChapitre 87 sur 162 · Paradito de Gienwli · texte numérisé non relu

Paradito de Gienwli

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bornos lui avait préptré au milieu de la citadelle de Viterhe. Le trésor de l'église et las ornements pontificaux y furent renfermés '. Urbain V avait trop de prudence pour se confier à la garde seule d'un peuple dont les sentiments pouvaient changer d'an jour à l'autre. Depuis son départ d'Avignon il a montré la même prévoyance. Il veut entrer à Lomé avec uni' armée pui-s:uite , qui imprime la crainte à un peuple turbulent et l'oblige à respecter la puissance spirituelle. Il attendra que ri:mpeivur traverse les Alpes à la tête d'une armée, cl à défaut, que les seigneurs alliés de l'Église viennent l'entourer à la tête de leurs phalanges victorieuses. Il attend à Viierbe le moment favorable; il est à l'abri de l'émeute derrière les murailles de la citadelle et n'a rien à craindre d'un peuple en délire. Il ne sera pas réduit à prendre la finir devant la multitude soud'avance avec une sagesse qu'on peut appeler divine. L'Église romaine n'aura à subir aucune humiliation pendant son pontificat, et tout, jusqu'au départ d'Urbain V pour Avignon, sera un triomphe pour elle.

Tandis que l'I^lise triomphait en Occident, les plus belles victoires l'illustraient à l'Orient, au moment où tout semblait désespéré.

Le comte de Savoie avait volé avec une armée nombreuse au secours de Jean l'ai 'olc^ie.'. Avant que les Turcs devinent de quel côté il va se porter, il arrive à l'impr<>viste devant Gallipoli et en forme le siège. Cette ville, placée a l'entrée des Dardanelles, était l'avattt-pnsle des Turcs en Kurope. C'est là qu'ils venaient débarquer, et leurs armées allaient ensuite faire des incursions dans toutes les provinces de l'empire grec. Gallipoli était en outre une place forte qui commandait aux Dardant-Iles et pouvait empêcher tout secours d'arriver dans Constant inople. Le comte de Savoie

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