‹ Histoire d'Urbain V et de son siécleChapitre 92 sur 162 · Ammiruo, Histoire des Florentim · texte numérisé non relu

Ammiruo, Histoire des Florentim

des ambassadeurs répondit qu'ils allaient écrire h la république pour l'engager à soutenir une entreprise aussi juste, ei qu'ils feraient connaître au Pape la réponse du sénat. Les Florentins délibérèrent aussitôt sur les propositions du Pape. Il y eut dans le sénat deux avis différents. Les uns voulaient qu'on entrât dans la ligue, les autres refusaient de le faire, sous prétexte qu'il ne convenait pas de rompre avec les Visconti, qui étaient depuis quatorze ans les alliés de la république. Ce dernier avis prévalut à la (in, et Florence refusa d'accéder à la ligue italienne.

Les Florentins ne comprirent pas les intérêts de leur république, qui étaient liés à ce.u\ rte l'Église. Ils eussent épargné de grands malheurs à l'Église et à l'Italie s'ils se fussent ligués avec le Pape, l'Empereur et tous les petits États d'Italie contre l'ennemi commun.

Le refus des Florentins navra Urbain V. Mais il eut bientôt d'autres sujets de douleur.

Page 1