Lisez taghar, « sac », mesure de 800 ocques
canal de Gazan. Le produit des terres fertilisées par ces cours d'eau fut affecté en partie à l'entretien du mausolée d'Aboulvéfa, en partie aux fondations pieuses de Schenb. »
Euldjaïtou passait les hivers à Bagdad et les étés à Soultaniyyé, ville qu'il avait fondée; il se trouvait dans la première notamment pendant l'hiver de 1311 à 1312; il en partit au printemps de cette seconde année. Tàdj ud-dîn 'Ali-Ghâh, qui fut alors élevé au poste de ministre, était un ancien marchand de bijoux, d'étoffes et d'autres articles auquel son prédécesseur Sa'd ud-dîn Sâwèdji, avait confié*, pour l'éloigner de la cour, la direction des manufactures royales à Bagdad.
Lorsque Abou-Sa'îd, à l'âge de treize ans, monta sur le trône en 746 (1316), il eut pour ministre l'émir Tchobân entre les fils duquel il partagea le gouvernement des provinces; Bagdad échut à l'un de ceux-ci. Il s'éprit de Baghdâfl-Khàloùn, fille de Tchobân et épouse de Cheikh Ilasan Ilékâni. Pour détourner l'orage qui le menaçait, Tchobân expédia son gendre et sa fille au Qarabâgh et bon gré mal gré mena le souverain en quartiers d'hiver à Bagdad. Là Tchnbân réussit à se défendre contre les intrigues du ministre Mclik Naçîr ud-dîn, le fit exiler au Khorasân et le fit tuer en chemin. De Bagdad, Abou- Sa'îd se rendit à Soultaniyyé, oii il fit mettre à mort Dimachq- Khâdjè, fils de Tchobân, sur une accusation; ce qui fut cause de la révolte de l'émir Tchobân, qui. abandonné par la plupart des chefs des troupes, fut contraint de gagner le Khorasân et de se réfugier à Hérât, auprès de Mélik Ghiyâth ud-dtn, oh il trouva la mort sur l'ordre d'Abou-Sa'îd*.
'Ali-Pacha, ou selon d'autres 'Ali-Châh, ou encore 'Ali-Pâdichâh, était gouverneur de Bagdad sous Arpa-Gaoun, successeur d'Abou-Sa'îd ; il était chef d'une fraction de la tribu des Ouïrâts (Éleuthes') fixée dans les environs de cette ville, et frère de