‹ Histoire de Bagdad dans les temps modernesChapitre 35 sur 93 · Comparez Hammcr, op. laud., t. V, p. 20 i · texte numérisé non relu

Comparez Hammcr, op. laud., t. V, p. 20 i

Tekké, celui de Kerkoùk ' aux çoùfis ou philosophes mj'stiques deKèlhour, la province de Mendèlilchîn^ à Ghâzi-Khâii, celle deHillaàSéyvid-Beg-,celle de Wàsit el deDjéwâzir' kQançou-

Beg-, celle de Roumâhiyya* à Çàlih-Sollân j^^; puis il s'en

retourna à Qazwîn.

CAMPAGNK DU SULTAN SULÉÏMAN

IbrAhîm, fils d'un matelot de Parga, enlevé par des corsaires et vendu comme esclave, que sa bonne mine et son habileté sur le violon avaient élevé à la première dignité de l'empire sous Suléïmân I", avait été chargé de conduire la campagne de Perse en qualité de généralissime. Ses préparatifs étant terminés en rébi' II 940 (fin d'octobre 1333), il alla passer la mauvaise saison à Alep, dont il partit au printemps dans la direction de Tébrîz. Il s'empara successivement d'Akhlât, d"Adil-Djiwâz et d'Ardjîcb, puis entra sans coup férir dans Tébriz. Une fois maîtres de l'Azerbaidjan, les Ottomans se tournèrent vers Bagdad, dont le gouverneur pour les Çafawis, Tékélu Mohammed-Khân, transi de peur, ne sut que devenir.

Oulâma-Beg, qui, de concert avec le grand-vizir Ibràhîm- Pacha, terrorisait la ville de Mossoul, envoya un messager porteur de lettres conciliantes pour Mohammed-Khân. Dans ces lettres, où il se montrait plein de confiance dans la loyauté des indigènes du Tekké pour leur ancien souverain, il faisait appel, tantôt aux bons sentiments du gouverneur, tantôt à la terreur que semaient partout les armes ottomanes, et lui conseillait de rendre la ville aux agents du sultan. iMais Mohammed-Khûn rejeta ces propositions avec hauteur, répliqua par des lettres inconvenantes et se prépara à la lutte. Sur

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