Aujourd hui Mendèlî. Cuinet, t. III, p
3. Nom du district où le Tigre et l't':uplirate se réunissent. Hadji-Klialfa, Djihân-Numd, dans Charmoy, op. laud.. t. I, p. 196.
4. Localité du désert do Syrie, à l'ouest de l'Iiuphrate, entre Diwàniyyè et les ruines de Koùla. CI". Hadji-Klialfa, Djiltdn-yumii, dans Cliarnioy.'o;). laud., t. I, p. 196; Niebuhr, Voij'i'jc en Arabie, t. II, p. 206.
ces entrefaites, uii autre individu, égalemenl originaire du Tekké, nommé Ghazà-Oghlou, arriva de la part du Chah de Perse et annonça la prochaine arrivée de Suléïmân.
Mohammed-Khân, qui avait déjà pris la résohilion de fuir et d'essayer de regagner le territoire persan, simula d'avoir reçu du ChAh l'ordre de rejoindre la Cour ; puis il convoqua ses lieutenants et leur fit part de la réalité. Les gens du Tekké se refusèrent absolument à se rendre en Perse et se mutinèrent; le gouverneur songeait alors à aller retrouver le Chah avec environ mille hommes de la tribu des Oûïmaqs, lorsqu'arriva Rédjeb-Dèdè, un des commensaux de ChAh-Tahmâsp, avec un rescrit exigeant la présence de Mohammed-Khàn à la Cour. Ce dernier, impatient, ayant appris que le roi de Perse était arrivé avec son armée aux limites des districts de Qoullé et de Khâniqîn, convoqua de nouveau les gens du Tekké; ceux-ci hii conseillèrent de ne pas sortir de la ville, mais il refusa de les écouter. Ensuite il fit publier par des crieurs que ceux qui avaient la force de soutenir un siège restassent, s'ils voulaient, mais que ceux qui avaient de l'amour pour leur souverain émigrassent; environ sept cents familles prirent ce dernier parti et s'empressèrent de gagner un port de salut. Ayant de nouveau proposé aux gens du Tekké de sortir, ceux-ci, au nombre de trois mille hommes courageux, s'y refusèrent délibérément encore une fois et se révoltèrent contre l'autorité du Khan; leur rébellion fut poussée à un tel point que le medressé ou collège Mostançirhjija\ qui est à la tête du pont, devint le lieu de réunion des Tekkélus, et une forteresse solide qui leur servit de base d'opérations. Le gouverneur persan, de son côté, pour éteindre cette révolte et la châtier, réunit ses serviteurs et ses partisans et conçut la pensée de marcher contre les rebelles; mais Séyyid Mohammed s'interposa et réussit à calmer ce dissentiment. Néanmoins il
1. Fondé par Mostanrir-billali, le dernier khaUfe abbasside; cet édifice est aujourd'hui rhôlel de la douane. Cf. Macdonald Kinneir, Gcogvaph. Mem., p. 252, et noire Introduction.