‹ Histoire de Bagdad dans les temps modernesChapitre 82 sur 93 · jjb · texte numérisé non relu

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tants '. Bien qu'un de ses corps de troupes, assez considérable, fût détruit dans la guerre avec la Perse*, ses forces n'eurent pas à en souffrir, et il se suffit à lui-même, tantôt plus, tantôt moins, sans recevoir de secours de la part du gouvernement turc. Entre autres, une armée persane, qui ne comptait guère moins de cinquante mille hommes, étant venue jusqu'à un relais de distance de Bagdad, le gouverneur, qui n'avait pas sous la main les forces nécessaires pour lui résister ouvertement, l'obligea de battre en retraite dans le plus grand désordre, en lui suscitant une guerre de partisans. Il parvint aussi à faire exécuter les ordres de la Porte relativement à la suppression du corps des janissaires. Il fit creuser et nettoyer de nombreux canaux et rigoles de dérivation négligés et abandonnés depuis longtemps, et augmenta ainsi les revenus de la province ; en outre de la construction de trois grandes mosquées et medressés, il lit réparer les mosquées et les oratoires qui se trouvent à l'intérieur delà ville ^; il affecta des pensions, réservées sur ses propres fondations pieuses, aux serviteurs des temples

1. Il fit, entre autres, campagne contre (Jâsim-Bey allié aux Yézidis, et contre les 'Anézés. Le premier s'était révolté à propos d'une sentence de mort portée contre lui ; il fut défait ainsi que ses partisans. Les seconds furent poursuivis par le kiayaàw gouverneur, qui s"enipara de leurs chefs et les fit conduire à Bagdad, où on les mit a mort. Cf. Ghàni-Zàdè, t. III, p. 21. Cela se passait au début de Tannée 1234 (fin 1818). L'année précédente, en vue d'aider à la marche d'Ibrahim-Paclia, fils de Méhémet- 'Alî, sur Der'iyyé, capitale des Wahhabilcs, il avait tenté de soulever contre ces sectaires la tribu des lîéni-Khàlid, en lui renvoyant son chéïkh Mcdjd el-'Arîrct son frère, détenus à Bagdad ; il tenta la môme manœuvre auprès des Monléfiks de Bassora. Chàni-Zàdè, t. II, p. 379.

2. << Le 15 novembre 1821, la guerre éclate entre ces deux puissances musulmanes. Les hostilités n'eurent, pendant celte année, d'autres résultats que la prise de quelques places, telles que Kàrs et Toprak-Kal'é. La mort du prince Muhammed-Ali-Mirza, frappé par le choléra-morbus, arrêta bientôt les opérations de son armée contre Bagdad, qu'il voulait soumettre aux armes persanes, jaloux de la gloire de réunir à l'empire d'Iran une ville aussi célèbre, qui, depuis deux siècles, en avait été violemment séparée ». Jouannin et Vangaver, Turquie (dans la collection de VUnivers pitloresque)^ p. 395.

3. Cf. l'intéressante notice sur Dàoud-Pacha, par le botaniste Aucher- Éloy, publiée dans ses IbHdlionsde voyages en Orient, revues par le comte Jaubert, Paris, Roret, 1813, l" partie, p. 325.

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dont le revenu ne suffisait pas à les faire vivre, et réjouit ainsi tous ceux qui prolitenl du revenu des vaqoufs. 11 fonda dos fabriques de drap, d'étoffes de coton et de fusils, en attirant d'Europe des maîtres spéciaux, et rendit par là un grand services aux progrès de l'industrie nationale. 11 fit inscrire sur les rôles dix mille soldats réguliers, fantassins et artilleurs, et les lit instruire par M. Deveaux, ancien aide de camp de Napoléon 1"'. Il s'empara aisément de llamoûd , cheikh des Montéfiks, qui, à la faveur de l'anarchie qui régnait dans cette contrée depuis le temps de l'ancien Suléïmàn-Pacha, avait réduit sous sa domination non seulement la ville de Bassora, mais encore toute la province de ce nom. 11 rendit encore à l'État d'autres services analogues, en réduisant à l'impuissance, en même temps que Hamoùd l'aveugle, d'autres petits potentats de la même espèce ; mais l'oppression et les vexations qui se produisirent sous son gouvernement, ainsi que l'établissement de nouvelles taxes extraordinaires mêlèrent à l'éclat de sa puissance l'ombre de la tyrannie et de l'injustice.

Enfin le commencement de la guerre avec la Russie et les divers prétextes dont il se servit pour retarder l'envoi des secours pécuniaires qu'on lui réclamait de Constantinople à cette occasion, amenèrent des malheurs sans nombre. La province de Bagdad lui fut enlevée, le pouvoir des mamlouks, parmi lesquels il avait grandi et qui avaient été l'instrument de son élévation, fut effacé, et tout cela par sa faute.

La guerre contre la Russie venait d'éclater à la suite de la destruction des janissaires; les retards apportés par Dàoud- Pacha au paiement de la contribution financière qui lui incombait éveillèrent l'attention du gouvernement ottoman, qui

1. Cet officier français, dont le nom est orthographié booè dans le texte turc de Thàbit-Efendi, p. 38, avait d'abord été au service de la Perse et avait figuré dans l'état-major du prince Mohammcd-'Alî .Mîrzâ, fils de Fèth-'Ali-Chàh, et gouverneur de Kirmanchàh : en celle qualité il avait puissamment contribué aux premiers succès des Persans dans leur tentative contre Bagdad (voir page 174) ; puis il passa au service du pacha de Bagdad en 1824. Cf. E. Flandin, Voxjagc en Perse, t. II» p. 520.

résolut de procéder à la réforme et à la réorganisation des provinces de F'Irâq. Çâdiq-Efendi fut choisi pour celte mission. Duoud-Pacha, ayant appris l'envoi de ce fonctionnaire avant son départ de Constantinople, fit réunir des sommes considérables par les soins de ses officiers particuliers et de ses parents, et se résolut^ malgré son avarice et sa rapacité bien connues, à prodiguer, s'il le fallait, les trésors accumulés. Il envoya Maçraf Mohammed-Efendi, un des notables et de ses officiers particuliers, jusqu'au village de Toùz-Khourmâlo, distant de quarante heures de marche, avec un phaéton d'apparat traîné par quatre chevaux, et des présents consistant en fruits et autres denrées en manière de souhaits de bienvenue. Malgré ces attentions, Çâdiq-Efendi reçut très froidement Tenvoyé du pacha, soit que cela fût exigé par le caractère de sa mission, soit à cause des informations qu'il avait reçues de Yahya-Pacha de Mossoul, rencontré en route, qui était l'ennemi mortel de Dâoud-Pacha; bref, quel que fut le motif de sa conduite, il ne fit pas asseoir Mohammed-Efendi en sa présence, et usa à son égard de procédés méprisants, tels que de le laisser debout pendant toute la durée de la réception.

Ceux qui viennent à Bagdad avec une mission ou un emploi, petit ou grand, du gouvernement ottoman, passent la nuit de leur arrivée dans la bourgade d'A'zhamiyyé, où se trouve le mausolée du grand imam Abou-Hanîfa, à une demi-heure de distance de la ville. Le lendemain, ils font leur entrée solennelle et, après avoir été reçus par le gouverneur, descendent dans la maison dont ils doivent être les hôtes. C'est une coutume qui s'est établie du temps de Hasan-Pacha, le conquérant d'Hamadân. Contrairement à cet usage, Çâdiq- Efendi, à peine fut-il arrivé, le vendredi, au village d'A'zhamiyyé, qu'il insista pour faire son entrée immédiate; on le lui accorda et on le reçut avec la pompe accoutumée. Depuis la porte du Grand-Imam, jusqu'au palais du gouverneur, les troupes régulières d'infanterie, rangées sur deux lignes, lui

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présentaient les armes. Dès qu'il eut dépassé la porte du Grand- Imam, il tourna bride du côté de la maison où il devait trouver l'hospitalité et laissa Dàoud-Paclia avec sa courte honte. Mais le lendemain, qui était uu samedi, lorsqu'il se rendit auprès du gouverneur, bien qu'un bataillon d'infanterie eût été rangé dans la cour du palais pour lui rendre les honneurs militaires et qu'on n'eût manqué en rien aux règles des réceptions alors en vigueur, Dâoud-Pacha, en mettant une certaine lenteur à se lever pour recevoir l'envoyé de la Porte, répondit, par ce manque de prévenance, aux manières étranges de Çâdiq-Efendi.

Dans la première entrevue, l'envoyé de Gonstantinople n'ayant pas ouvert la bouche sur ce qui faisait l'objet de sa mission, Dâoud-Pacha s'abstint de lui poser aucune question, et la conférence s'acheva sans qu'on eut échangé d'autres paroles que les formules banales habituelles. La seconde entrevue se passa de la même façon; l'envoyé fut très affecté de l'ennui évident que mettait le gouverneur à se lever lors de son entrée. Enfin le lundi suivant, après avoir vainement attendu, le dimanche, la visite de Dùoud-Pacha, Çàdiq-Efendi retourna une troisième fois au palais et annonça au gouverneur qu'il était destitué. Celui-ci lui ayant représenté qu'il était nécessaire de cacher son remplacement jusqu'à ce que la Porte eut répondu à certaines demandes, l'envoyé répliqua qu'il ne se laisserait pas prendre à ces moyens dilatoires, et il insista pour qu'on lui remît à l'instant le pouvoir, mais il ne réussit qu'à amener une discussion à la suite de laquelle il se brouilla avec le gouverneur et fut obligé de retourner chez lui.

Une fois rentré dans sa demeure, Çâdiq-Efendi fit appeler l'émir-akhor Suléïmân-Agha, affranchi de Dâoud-Pacha, connu par les services qu'il avait rendus à la tête des troupes et par sa générosité sans bornes; il l'entretint de l'incident qui venait de se produire, el au cours de la conversation lui promit de le faire nommer gouverneur de la province s'il vou-

lait mettre à mort Dàoud-Pacha. Bien que résolu à ne pas entrer dans ses vues, Suléïmân-Agha dissimula sa véritable pensée et fit semblant de prêter l'oreille aux propositions qui lui étaient faites; puis il se retira sous le prétexte de conférer avec ses partisans sur la façon dont il convenait d'organiser le complot, en lui promettant de lui faire savoir le résultat de leur délibération. Incontinent il se rendit tout droit chez Dâoud-Pacha et le mit au courant de ce qui se passait. Sur ces entrefaites, Mohammed-Agha, kiayaàos portiers, entra et annonça que le séïd 'Abd-ur-Razzâq-Efendi, lieutenant du naqib ou inspecteur de la descendance du Prophète, demandait à être reçu pour communiquer une atfaire importante. Admis en présence du gouverneur, ce personnage présenta, en tremblant de peur, une lettre que Çâdiq-Efendi lui avait écrite pour lui annoncer la destitution de Dâoud et l'ordre d'exécution formulé par firman impérial, et pour lui demander son concours. Dàoud-Pacha lut cette lettre et ajouta simplement : « Je m'arrangerai avec mon gouvernement; quant à vous, il faut absolument que vous teniez cachée toute cette affaire. »

Ces incidents plongèrent Dâoud dans une grande perplexité. Il n'était pas très rassuré à l'endroit de Suléïmân- Agha ; il le manda auprès de lui, ainsi que Maçraf Alohammed- Efendi et le juif Ishaq, chef de la corporation des changeurs, et tint conseil avec ces gens sur les moyens propres à détourner l'orage. Suléïmân-Agha dit qu'il ne voyait de salut que dans la mort de Çâdiq-Efendi; Mohammed-Efendise prononça dans le même sens, mais après les avoir écoutés, le gouverneur lit remarquer que c'était s'embarquer dans une aventure périlleuse. Ils revinrent à la charge : « Tant que cet homme sera vivant, s'écrièrent-ils, aucun de nous ne sera assuré de conserver sa vie; que de désordres il va soulever, que de sang il va répandre I Le mieux est encore de supprimer son existence. « Ishaq l'israélite acquiesça à leur proposition et confirma leur avis eu parlant de certaines informations qu'il

tenait de son père, alors à Constanlinople. « Seigneur, dit l'émir-akhor, je suis un homme mort; qu'au moins je tue tout d'abord celui qui sera la cause première de ma perte; je sacrifierai ensuite volontiers ma tête pous vous. » Voyant cette insistance et entraîné par l'imagination, Dâoud-Pacha acquiesça bon gré mal gré aux projets de ces personnages.

On s'arrêta aux dispositions suivantes. Un capitaine et un lieutenant des troupes régulières devaient, sous le prétexte de se réfugier sous la protection de l'envoyé de la Porte, par crainte d'une punition qui les attendrait pour certaines fautes, s'enfuir dans sa maison; puis des officiers d'un grade plus élevé devaient les poursuivre et demander qu'on les leur remît; comme Çâdiq-Efendi ne manquerait certainement pas de vouloir protéger ceux qui se seraient réfugiés chez lui, les assaillants devaient se porter à certains actes capables de le mettre en colère, ce à quoi l'on répliquerait par la violence, de façon à amener un tumulte dont on profiterait pour assassiner Çâdiq. Il était convenu qu'ensuite on adresserait un rapport à la Porte en rejetant la faute de l'événement sur la victime, et qu'on s'efiorcerait de se disculper par ce moyen.

Ainsi qu'il avait été convenu, les deux officiers désignés simulèrent une fuite et se précipitèrent dans la demeure de l'envoyé de la Porte, en réclamant sa protection; mais à l'arrivée de ceux qui étaient censés les poursuivre, Çâdiq- Efendi déclara qu'il ne pouvait se mêler des atTaires concernant les déserteurs des troupes régulières, qu'on n'avait qu'à s'emparer des fugitifs et à les réintégrer à leur caserne; ce qui fut fait, et empêcha le complot de réussir.

La ruse dont on s'était servi n'ayant amené aucun résultat, le soir même de cette tentative manquée, après la prière du coucher, un bataillon de troupes régulières entoura la maison oh logeait Çâdiq-Efendi, Le maître de cette maison, qui était, comme nous l'avons vu, Maçraf Mol;iammed-Efendi, et le mir-akhor Suléïmân-Agha se tenaient dans une chambre; ce dernier, ainsi que Ramazân-Agha, second Lchoqadar, d'après

les insUuctious qu'ils avaient reçues d'un des qawâçàu. gouverneur, nommé Khâlid-Qawàç, firent entrer dans différentes chambres les officiers et les serviteurs de l'envoyé de la Porte, et mirent des sentinelles à l'entrée, pour les empêcher d'en sortir. Ensuite ils entrèrent avec grand fracas et en semant l'épouvante dans la chambre de Çàdiq, qui leur demanda le motif qui les amenait. Les conjurés expliquèrent l'ordre qu'ils avaient reçu et qu'ils comptaient exécuter : « Grâce! s'écria l'infortuné, ne me faites pas de mal! Je souscris à ce que désire votre maître, je ferai ce qu'il voudra. Allez lui rapporter ce que je viens de dire : s'il donne de nouveau l'ordre de me tuer, il en a le droit. » Sans faire attention à ces supplications pressantes, l'impitoyable Ramazân répliqua : « Il fallait le faire plus tôt; maintenant il est trop tard! » Et il lança sur le cou de sa victime le cordon du sabre' de Khâlid-Qawâç, et l'étrangla net*.

Pendant ce temps Dâoud-Pacha se tenait, déguisé et entouré de plusieurs de ses esclaves, sur le haut de la Porte du Grand-Imam, dans le voisinage de la maison où Ja tragédie s'accomplissait, et y attendait l'issue des événements. Quand on lui iapporta la nouvelle de la réussite du complot, il se rendit à la chambre où le meurtre venait d'être consommé et s'assura de la mort de Çàdiq-Efendi en lui plaçant, de sa propre main, un mouchoir devant la bouche. Une fois bien certain du trépas de son ennemi, il manifesta ses regrets et poussa des gémissements, lit transporter le corps sous la batterie des Savonniers, dans la forteresse extérieure, en face de la même maison, et l'y fit enterrer dans un coin. En outre, il empêcha la nouvelle du meurtre de l'envoyé de se répandre

1. En Orient, le sabre, au lieu d'clrc attaché à la taille par une ceinture, se porte suspendu à un baudrier en écharpe fonno le plus souvent d'un double cordonnet.

2. Comparer une relation trèsabrégéc de cet événement, mais néanmoins semblable pour le fond, dans Aucher-Éloy, Relations de voyages en Orient, l. I, p. 32D et suivantes.

et fit croire qu'il était malade. Cependant, celte même nuit, une partie des habitants de la ville savait que Çâdiq-Efcndi était mort étranglé.

D<\oud-Pacha, qui avait eu l'audace de mettre à mort l'envoyé de la Porte, recula devant la publication de ce fait, et pour accréditer le bruit qu'il faisait courir touchant la maladie de Çàdiq, il envoya chaque jour le médecin Antonaki pour le visiter; de temps à autre, il envoyait prendre de ses nouvelles et lui faisait porter de petits cadeaux, tels que des fleurs. Quelques jours s'étaient à peine écoulés depuis le meurtre, qu'un tatar ou courrier, chargé d'une mission spéciale pour Çâdiq-Efendi, arriva de Constantinople; après lui avoir pris ses lettres et sa correspondance, on le logea avec les gens de la maison du défunt. On comprit, à la lecture de ces pièces, que la hâte qu'on avait mise à se débarrasser de Çâdiq ne tarderait pas à amener de graves conséquences.

Le gouverneur écrivit à la Porte pour raconter l'événement d'une façon quelconque; mais n'ayant pu obtenir de renseignements sur l'elTet, bon ou mauvais, produit par ses explications, il se prépara à la défense et songea à compléter ses moyens d'action et ses armements. Il fit venir 'OdjaïlSa'doùn, chéïkh des Montéfiks, accompagné d'une foule de tribus bédouines; en les réunissant à ses troupes, il en forma une division imposante qu'il envoya du côté de Màrdîn sous le commandement de l'émir-akhor; quant aux Bédouins, il décida de les faire marcher sur Déïr et de là dans la direction d'Orfa. Pendant qu'il prenait ces dispositions son qapou-kiaya ou représentant auprès de l'autorité centrale, 'Ali-Nédjib-Bey, qui fut plus tard ministre de la guerre sous le nom de Nédjîb- Pacha, lui fit savoir, par le moyen de lettres détournées, qu'il était probable qu'on lui pardonnerait et qu'on le maintiendrait dans son poste; que lui-même s'occupait de se procurer, pour les offrir au sultan au nom de Dâoud-Pacha, quelques chevaux arabes; et il l'avertissait qu'il fallait éviter toute mesure extrême. A la suite de ces informations, on suspendit les mou-

vements de l'armée et l'on attendit le résultat des négociations».

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