CHAPITRE XIV
Sièg^e de Bag^dadpar les troupes ottomanes. — Sorties et combats sous les murs de la ville.
'Ali-Riza-Pacba, dès qu'il eut reçu l'avis de l'entrée de son lieutenant sans aucune difficulté, était parti de Mossoul et était allé camper sur les bords du Zâb, qu'il comptait passer le lendemain, lorsque Sofyân-Efendi, cet émissaire des mamlouks qui devait lui rendre la lettre que les citadins lui adressaient, lui apprit ce qui était arrivé depuis l'entrée de Qâsim-
Pacha. Pour empêcher la paaique de se mettre dans l'armée, il fit immédiatement donner le signal du départ, passa la rivière et alla camper à une étape plus loin. Le lendemain, il entra à Erbîl ; sans s'arrêter ni se reposer nulle part, il vint, en peu de temps, dresser ses tentes dans la plaine qui s'étend devant la bourgade d'Imàni-A'zham. Dès que les citadins les aperçurent, ils formèrent les portes de la ville et s'opposèrent à son passage. Pour les effrayer, le gouverneur fit tirer chaque nuit neuf pièces de canon et investir la place en interceptant les communications ; de leur côté, les citadins répliquèrent par des décharges de pièces de position.
Cela dura ainsi quelque temps. Par moment, des provisions arrivaient par la Porte dite de l'Obscurité [qarahlyq) ou par celle de Hilla. Mais finalement Sa'doùu-Agha, l'un des mamlouks, accompagné de troupes des léwends, vint camper en face de la Porte de l'Obscurité, tandis que Soléïmân el-Ghammâm faisait de même pour la porte de Hilla avec les contingents des 'Oqaïl ; par cette manœuvre, ces deux chefs interrompirent coniplètemenl le mouvement de l'approvisionnement. La famine et la cherté se produisirent dans la ville, dont les habitants se trouvèrent en proie à l'anxiété et à l'agitation. Pour distraire les esprits, on organisa une sortie. Un bataillon d'infanterie de cinq cents hommes, tout ce qui restait des régi ment s réguliers enrôlés par Dâoud-Pacha, placés sous le commandement de leurinstructeur Deveaux, avec deux pièces de canon, ainsi que le nombre de fantassins des 'Oqa'il qu'on avait pu ramasser et environ cinq cents hommes de l'armée de réserve, plus une troupe d'environ quinze cents hommes à pied armés de fusils et pris parmi les habitants de la rive opposée', formèrent un corps d'armée qui, sous le commandement général de Ser-Tchèchmè Molla Uuséïn, lit une sortie de nuit du côté de la porte de Hilla. Soléïm;\n b]l-Ghammàm
1. ya<ia nhiilisi. Le faubourg de Bagdad, situé sur la rive droite du Tigre, s'appelle aujourd'hui Qardnj-Yaqa ou « la rive opposée ».
ne se tenait pas sur ses gardes; ceux de Bagdad, qui avaient du canon et des soldats réguliers, ne lui donnèrent pas le temps de résister et passèrent au (il de l'épée plus de deux cents de ses hommes, en firent prisonniers un nombre égal et forcèrent le reste à prendre la fuite. Les tentes petites et grandes, les richesses et les provisions du camp furent pillées.
La déroule des troupes de Soléïmân el-Ghammàm excita au plus haut point le courage des défenseurs de Bagdad. Ceux-ci résolurent d'attaquer le corps d'armée placé sous le commandement de l'ancien kiaya d" Ali-Pacha, Abou-Bekr-Agha, campé dans le voisinage du village d'Imam-Mousa. On disposa les troupes nécessaires, toujours sous le commandement de Molla-Iïuséïn; mais les marécages produits par l'inondation du Tigre, quelques mois auparavant, empêchèrent le passage elle déploiement de ces troupes, qui revinrent sans avoir tiré un coup de fusil.
Le retour de cette expédition manquée ayant coïncidé avec le lever du soleil, les troupes qui la composaient furent canonnées par la batterie en terre élevée par ' Ali-Riza-Pacha au milieu d'un petit bois de dattiers, en face de la citadelle intérieure et à côté de la porte du jardin de feu Sa'id-Pacha. Le bruit des pièces de position de la citadelle intérieure, qui répondaient aux coups de la batterie en terre, avaient été entendus de la batterie construite par 'Ali-Rizasur la route du village du Grand-Imam, au milieu des jardins de HâdjiÇâlih- Bey ; celle-ci commença à canonner directement les murs de la ville, attaque à laquelle ripostèrent les batteries dites des Savonniers et du Tchaouch. Au bruit de la canonnade, on commença à se rassembler dans la citadelle intérieure et sur les remparts. Un certain nombre d'individus, dans l'intention de marcher à découvert à l'assaut des batteries, s'efforcèrent d'ouvrir la porte du Grand-Imam. Tout d'abord 'Abd-ur-Razzâq* Agha, qui était préposé à la garde de cette porte, lit les plus grands elTortspour les détourner de celte entreprise; il fut secondé dans ses objurgations par Rizwân-Agha, notable d'entre
les mamlouks ; mais ils ne réussirent ni l'un ni l'autre, et ces forcenés, ayant ouvert laporte, se mirent en marche tout droit vers le jardin de Sa'îd-Pacha. En tête s'avançaient deux cents fantassins pris parmi les habitants du quartier de Qaraqol- Sèmti (le chemin du corps-de-garde) et placés sous le commandement de Hasan-Agha, fils de 'Olaïch-Efendi; puis suivait, compagnie par compagnie, une masse de mille à quinze cents fantassins, qui engagèrent le combat avec les soldats de réserve d'infanterie, abrités dans les plantations de dattiers ou défilés dans les canaux d'irrigation. Repoussant ceux qu'ils trouvaient devant eux et négligeant ceux qui tombaient, ils se précipitèrent à l'assaut de la batterie située sur le bord du Tigre, que les défenseurs abandonnèrent en laissant leurs canons aux mains des assaillants.
Ibrahim- Agha, connu sous le surnom de fils de l'oiseleur en cheî (qouchdj i- bac ht/) et qui par sa taille rappelait les héros des ancienstemps,voulutégalementfranchirlamême porte pour attaquer, avec soixante-dix àquatre-vingtscavaliersaussi braves que lui, la batterie placée sur la roule du Grand-lmani. On lui fit remarquer qu'il était absurde de vouloir monter à l'assaut de batteries et de retranchements avec de la cavalerie, et que cela ne pouvait amener qu'un résultat fatal, mais il insista de telle façon que l'on se rangea à son avis. Il sortit donc, suivi de ses compagnons; mais il ne tarda pas à s'apercevoir qu'il ne pouvait agir, et comme d'un autre côté il avait honte de rentrer immédiatement à la vue de tout le monde, il tourna à droite et s'avança le long du fossé du mur d'enceinte, sans s'aventurer en dehors de la ligne de protection formée par la portée des fusils qui garnissaient l'enceinte. Il arriva ainsi devant la batterie du Tchaouch ; là cet individu, ayant vu s'avancer rapidement à sa rencontre neuf cavaliers de réserve qui sortaient du côté du jardin du Deftèrdâr, ne réiléchil pas un instant qu'il était sous la protection des remparts et que sa troupe était de beaucoup supérieure au nombre des assaillants; il tourna bride incontinent, ainsi que ses compa-
g-nons, qui se précipitèrent à bride abattue vers la porte du Grand-Imam.
Les troupes de réserve placées dans le jardin du Deftèrdàr, qui ne dépassaient pas le nombre de trois cents cavaliers, ayant vu la fuite d'Ibrahîm-Agha, prirent peur ; la déroute des fuyards jeta l'épouvante dans l'esprit des citadins restés en dehors de la porte, qui se jetèrent dans la ville et en fermèrent l'entrée ; les fanfarons qui garnissaient les remparts s'enfuirent chacun de son côté. Une fois arrivés à portée de canon, les soldats qui poursuivaient ;les fuyards, voyant qu'on ne leur résistait pas, brandirent leurs sabres et dépouillèrent ceux qui leur tombaient sous la main. Depuis l'endroit où est le caravansérail de Nédjîb-Pacha jusqu'aux cafés de l'intérieur de la ville, la foule était tellement compacte qu'on aurait dit une mer humaine. Cette presse empêcha seule l'armée de pénétrer dans la ville, sinon elle n'aurait trouvé devant elle aucun obstacle.
Ceux qui, de leur côté, s'étaient emparés de la batterie sur la rive du Tigre, furent, à la nouvelle de cette échauffourée, saisis de frayeur et contraints de revenir sur leurs pas. N'ayant pas le temps d'enlever les canons qu'ils avaient pris, ils en jetèrent un dans le puits du jardin et s'en retournèrent; mais les réserves entrèrent en scène à ce moment, et les défenseurs de la batterie revinrent à la charge, de sorte que la troupe qui battait en retraite ne put atteindre l'endroit oiî elle voulait aller. Elle se jeta dans le cimetière musulman de la plaine, se dissimula derrière les pierres tombales et tira sans interruption tant sur les cavaliers lancés à la poursuite des fuyards que sur les fantassins qui étaient à ses trousses. En même temps les mamlouks qui occupaient la batterie du sultan Sélim, en face de la porte du Grand-Imam, firent pleuvoir une grêle de balles sur la cavalerie d'Ali-Pacha, mêlée à ce moment avec les citadins, de sorte que ces cavaliers, littéralement pris entre deux feux, furent contraints de battre en retraite.
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Leur départ amena un peu de calme et les citadins restés à l'extérieur purent en profiter pour rentrer dans la ville, dont on ferma de nouveau les portes, tandis que la canonnade reprenait de plus belle. On croit que, dans ce combat, les plus grosses pertes furent du côté des défenseurs de la ville, à cause du nombre de gens 'foulés aux pieds lors de la grande presse.
'Ali-Riza-Paclia ne se départit pas de sa ferme résolution et ne renonça pas à ses projets. Il s'occupa de rassurer et de tranquilliser son monde. Avant même d'être arrivé devant Bao-dad, il avait mis ^n fuite 'Azîz-Açha, mutésellim nommé à Bassora par Dâoud-Pacha, qui s'était porté à sa rencontre avec quatre à cinq mille hommes de troupe, et il s'était emparé de Bassora même. En outre il s'occupait activement de mettre de son côté les principaux mamlouks de Bagdad, en échangeant avec eux une correspondance. Il étendait petit à petit sa domination aux différentes régions de la province, à l'exception du chef-lieu. Au premier abord, il avait éprouvé une certaine gêne pour assurer les approvisionnements ; mais plus tard, sur les indications fournies par un personnage nommé Molla 'Ali, greffier du juge de Khâliç, on avait fait venir une assez grande masse de provisions des puits appelés Munthir qui se trouvent du côté de Khâliç, de Khorasân, de Bèhroûz et de Ghèhribân. Plus tard encore, Çàlih-Agha, nommé Akhou-Chauké, ayant employé ses soins à pacifier la province de Ililla et en ayant ouvert les routes, on fut délivré de tout souci de ce côté. Enfin la désertion de Sèyyid Ahmed, l'un des principaux personnages du corps officiel de l'uléma, et celle d"Abd-ur-Rahmân Orfaly-Zâdè, ancien secrétaire révoqué du corps supprimé des janissaires, qui abandonnèrent le parti des révoltés, vinrent accroître les espérances d"Ali- RizaPacha.
Dans la ville, la cherté et la famine avaient dépassé toute limite; depuis longtemps on n'y voyait plus ni viande de mouton ni chair de bœuf; on avait lâché dans la campagne une grande quantité de chevaux arabes de race; le désordre et
le désespoir régnaient partout. Sur ces entrefaites, le Français instructeur des troupes de Dùoud-Pacha, Deveaux, fit à I.Iâdji Çalili-Bey une communication que celui-ci lui fit répéteren présence d'une assemblée convoquée spécialement : « Il n'y a pas d'espoir qu'il nous vienne du secours, dit Deveaux ; la famine se prolonge et augmente, tandis que les forces d"Ali-Pacha s'accroissent chaque jour; il faut donc en finir. » — « Vous dites vrai, Monsieur, reprit I.Iâdji Çâlih; mais que faire? Notre armée est peu nombreuse, la leur est considérable; si l'on en vient aux mains à découvert, on sait ce que deviendront nos citadins. » — « Ce n'est pas exact, reprit Deveaux ; vous avez une armée suffisante, le tout est de savoir s'en servir. Donnez-moi, en plus du bataillon placé sous mes ordres, les sept ou huit cents hommes de cavalerie de réserve que vous avez, et quatre obusiers. Le jour que je fixerai, à minuit, quatre à cinq cents fusiliers indigènes attaqueront les jardins pendant que vous indiquerez une fausse sortie parla porte du Grand- Imam ; une ou deux heures après, vous ferez une démonstration semblable sur la rive opposée, en dehors de la porte de rimam-Mousa. En efil'et, Tennemi a étendu sa ligne tout le long de la rive, depuis la porte du Grand-Imam jusqu'en haut du jardin de Foréïdjât, à une distance de deux heures de marche ; il y est campé sans ordre, irrégulièrement. Il est clair qu'en cas d'attaque il s'empressera de courir droit aux retranchements en dehors de la porte du Grand-Imam, puis, voyant le mouvement tenté sur la rive opposée, une partie se disposera à y passer, ce qui produira du désordre et du bruit. Quant à moi, à minuit, je serai prêt avec mes cavaliers et mes fantassins et j'attendrai le moment convenu; avant que l'aube se montre, je sortirai par la Porte-Blanche, je marcherai rapidement jusqu'auprès de Çâlîh où est campé 'Ali-Riza-Pacha; j'y mettrai le feu à mes obusiers, et je jetterai tous les ennemis dans le fleuve. »
Ce discours fut unanimement loué par tous, à l'exception de Derwîch-Agha, surnommé /e lieutenmit, qui gardaii un profond
silence. Pressé de questions par Hâdji Çàllh-Bey, Derwîch- Agha, qui d'abord avait refusé de parler pour ne pas contredire l'opinion générale, fit observer que dans la requête adressée à Constantinople parles révoltés, on avait, au milieu de protestations de fidélité et d'obéissance, annoncé à la Porte qu'on refuserait de recevoir le nouveau gouverneur à l'intérieur de la ville et qu'on se défendrait si l'on y était forcé. « Or, maintenant, dit-il, si nous sortons de la ville et si nous taillons en pièces l'un des principaux ministres du souverain, cela s'appelle-t-il se défendre ?Et quand nous serons tout seuls, que ne feront pas contre nous les Persans, quinous pendentaunez?Ne soyons pas au moins la cause de la destruction complète d'une ville déjà en ruines ! Attendons la réponse à noire requête et réservons pour la fin les propositions de M. Deveaux. » Ce discours produisit un revirement subit dans l'assemblée qui se dispersa sans rien décider, pendant que Deveaux rentrait chez lui en murmurant.
La position de l'assiégeant n'était pas sans difficultés. 'Ali- Riza-Pacha avait eu beau faire reconnaître son autorité dans toute la province, cela ne l'avançait à rien au point de vue de l'argent ; depuis son départ d'Alep, pas un écu n'était entré dans son trésor, vidé par ses libéralités. Dans l'espoir de piller Bagdad, son armée avait supporté des misères et des peines sans nombre ; mais comme la prolongation du siège leur enlevait de plus en plus l'espérance de tirer profit de leur conquête, ses troupes avaient conçu le projet de piller leur propre général et de rentrer ensuite en Asie-Mineure. Elles avaient néanmoins renoncé h ce projet en réfléchissant que tout ce que possédait le pacha fournirait à peine le dixième de ce qui leur était dû. L'été touchait à sa fin; l'hiver allait venir; les soldats, n'ayant plus d'argent, étaient sur le point de perdre patience et d'en revenir à leur projet primitif.
'Ali-Riza-Pacha connaissait cette situation, et le manque d'argent le préoccupait fort ; mais il ne renonça pas pour cela à ses résolutions et il ne cessa pas de chercher le moyen d'en-
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trer à Bagdad. II était plongé dans ces perplexités lorsque la Porte lui envoya l'un des deux exemplaires de la requête des citadins, avec l'ordre, dans le cas oii il ne serait pas encore arrivé à ses fins, de s'en retourner de la manière qu'il jugerait convenable. Le gouverneur saisit cette occasion de soutirer de l'argent des citadins tout en les aidant à obtenir la réalisation de leur désir; il leur fit donc savoir qu'ils eussent à choisir des délégués pour venir conférer avec lui en dehors des murs. Sèr-Tchèchmè MoUa Iluséïn et un autre personnage ayant été désignés par les révoltés s'abouchèrent avec le trésorier du nouveau gouverneur, Hamdî-Bey ', qui leur tint de la part de son maître le discours suivant : « Le pacha vous salue, vous, Ilâdjî Çâlih-Bey, et tous les habitants de la ville. Si, jusqu'à présent^ vous ne l'avez pas reçu à l'intérieur de la cité, c'est que vous attendiez une réponse à la requête que vous avez adressée à la Porte; mais le gouvernement n'a pas admis vos réclamations et a renvoyé au pacha votre supplique telle quelle. Mon maître recevra certainement l'ordre formel de faire son entrée à Bagdad et me fournira une armée nombreuse, des approvisionnements et des canons de siège. Une plus longue résistance de votre part ne pourrait qu'amener les plus grands dommages à tous les habitants de la ville. En lui remettant la cité un jour plus tôt, vous serez délivrés des plus grands maux, de ceux dont vous souffrez déjà comme de ceux à venir. Qu'on se rassure en ce qui le concerne, il n'a pas d'autre intention que de faire du bien à tout le monde. » En disant ces mots, il leur montra la requête qu'ils connaissaientbien, scellée de leur cachet, et leur demanda : « N'est-ce pas là votre pétition? » Il la leur remit en les autorisant à l'emporter.
A peine rentrés en ville, les deux délégués vinrent trouver secrètement Çâlih-Bey, lui rapportèrent les paroles de Ilamdî- Bey et lui montrèrent la pièce compromettante. A cette vue, Çâlihresta quelque temps « aussi immobile qu'une peinture sur
1. C'est le même qui, sou? le nom de Hamdî-Pacha, fils de Séyyid 'Ali- Pacha, fut plus tard vizir et gouverneur-général de plusieurs éyydlèt.
la muraille » ; puis il leur recommanda de ne révéler à personne cette nouvelle, se plong-ea dans un abîme de réflexions et consulta quelques-uns de ses confidents habituels. Ceux-ci, avec leur esprit léger, lui firent remarquer que ces mômes individus avaient juré, sur le Livre sacré, de ne pas admettre le nouveau g-ouverneur, et que leur démarche actuelle paraissait bien inconséquente ; de sorte que l'infortuné Çâlih, hésitant, ne prit aucune décision et s'abandonna à son sort.