GEMELLI PROC
NEPVNO. ET N.
Item tribwnf legfonis secundœ,
Gemelli ^voconsulis Neptune et nymphis.
La pierre sur laquelle elle est gravée a la forme d’un rectangle de 42 centimètres de longueur sur 20 centimètres de largeur (1).
Sur le côté gauche, il y a un rebord large de 7 centimètres environ. Les lettres ont 4 centimètres de hauteur. L’arête de la partie inférieure est polie. Le moi Item et les trois lignes qui sont tronquées prouvent que la pierre était plus longue et plus haute.
Cette inscription provient sans nui doute d’un ex-voto du proconsul Gemeilus ; le premier mot indique que ce proconsul s’était joint à d’autres personnes pour faire élever ce monument à Neptune et aux nymphes « du lieu, en reconnaissance de quelque victoire signor- » lée qu’il avait remportée sur les Gaulois, habitants de cette » contrée, qui devint en ces temps-là une conquête et une dépen- » dance de l’empire des Romains >>.
« On sait qu’ Auguste plaça la deuxième légion, qui en conserva » l’épithète (Arausio secundanorum), un peu avant l’an de Rome » 740 ; c’est donc vers cette époque que l’on peut fixer la date de » cette inscription » (2).
Gariel parle d’une autre inscription qui ne subsiste plus.
DVX CORNELI
DIGITVLI
(1) Amelin .
(2) Creusé de Lesser.
niSTOmE DES COMSrUNES DE l’hérault.
Il lait observer qu’elle était sur un marbre ovale et qu’il paraissait y avoir plusieurs autres caractères, mais qu’on ne pouvait distinguer (pie ceux qu’il rapportait, qui, comme on le voit, ne sauraient instruire du sens de l’inscription.
En 1740, Astruc dit avoir vu de nombreuses médailles du Bas- Empire trouvées dans un champ ; quelques-unes portaient les mots de Col. Nem. ( Colonia Nemausensis).
Au commencement du siècle, dans les deux éditions de son ouvrage sur Balariic, Pouzaire raconte « que l’on voit encore sur le bord » de l’étang, et tout auprès du bâtiment où se trouve l’inscription, » un massif de fondements, et dans la même ligne l’on voit d’autres » fondations du même genre, mais en rond , et séparées à égale » distance les unes des autres, qui servaient sans doute à soutenir » des colonnes ; nous avons parlé plus haut de ces fondements. )) Or, ü paraît évidemment que ce ne peuvent être que les vieux » restes et les ruines antiques d’un monument considérable, ou plutôt » d’un temple de Neptune indiqué par l’inscription.
« Le comte de Bernis, au commencement de ce siècle, possédait » une urne d’albâtre très belle et très curieuse, qui avec beaucoup » d’autres s’est trouvée à Balaruc. »
Vers le milieu de 1819 on découvrit, près des bains de Balaruc, presque au bord de l’étang de Thau, un tombeau. Son encaissement était formé par 6 briques d’une très-grande dimension. Il renfermait divers vases de terre et quelques médailles. Tous ces objets furent dispersés.
En 1824, M, C. Pierquin, docteur en médecine, découviât à Balaruc une inscription,