On a ajouté : prétendue
sité et le désir de vengence fournit un spétieux prétexte d’exécuter ouvertement les passions couvertes sous couleur de se venger. Aussi tous ceux qui solicitoient ou désiroient le changement de la protection, prinrent de cest emprisonnement une apparente ' occasion de commencer manifestement leur sédition,
• comme s’ils eussent esté contraints de recourir aux armes pour défendre leurs propres vies, et hastèrent l’entrée de Tarride. Et les compagnies qui estoient à Tarbe entrèrent en Béarn pour joindre Bonasse qui estoit à Oloron et commencer ensemble l’hostilité, et à ces fins Sainte-Colome escrivit la lettre suivante audit Bonasse :
« Monsieur mon capitaine, devant que j’aye receu vostre lettre, je vous avoi escrit et vous faisoi entendre comme Monsieur de Tarride n’estoit point encores arrivé à cause que Monsieur de Monluc a envoyé quérir le capitaine Thiboville 1 , commissaire de l’artillerie, pour ce qu’il bat Mucidan 2 . Mais nous y avons envoyé deux gentilshommes pour le faire avancer à toute bride. Mais les eaux sont si grandes qu’il n’est possible de passer et en aurons responce dans quatre ou cinq jours. Cependant je fais avancer le capitaine Gobas -avec six compagnies de gens de pié et deux petites pièces que Messieurs les gouverneurs de Bigorre nous ont prestées et pense que cette nuict nous exécuterons le fort de Pontac 3 . Avisez, si vous voulez que je passe