‹ Histoire de Béarn et NavarreChapitre 129 sur 160 · On a ajouté : prétendue · texte numérisé non relu

On a ajouté : prétendue

plusieurs, laissans le potage et la viande sur la table, gaignèrent la garite de telle vitesse qu’ils ne s’arreslèrent qu’ils ne fussent dehors tout le pais béarnois. Et Du Four envoya incontinent à Pau donner avertissement de la fuite de Bonasse, elle capitaine Poqueron y arriva ce mesme jour pour la Roine. Le comte, qui receut novelles à Ârtis 1 de la reddition de Pau et de Nay, fesoit estât d’aller à Oloron, mais il entendit qu’Esgarrebaquc l’avoit abandonné avec la mesrnes crainte et désordre que les autres et s’en estoit fuy en Espagne. A Oloron furent trouvez quatre gros canons et deux pièces de campagne avec leurs attelage.

[Dieu , qui veille ordinairement pour les siens , aveugla de telle sorte tous ces fuyars, qu’ils n’eurent le sens de mener avec eux les prisonniers qu’ils tenoient pour desgaiger leurs compagnons ou pour en tirer finance ; car ils avoient les deux présidens Salete et Etchart, Viret et cinc autres ministres et maints des plus riches bourgeois et marchans de Béarn , par le moyen desquels ils eussent peu racheter la plus part de leurs complices.]

Toutes les places donc réduittes en l’obéissance de la Roine, le comte s’en alla à Pau, où le 22 d’auost [furent rendues?] grâces solennelles à Dieu de la délivrance qu’il avoit fait de son église et de la liberté qu’il avoil donnée au pais 3 ; Viret fil le presche [sur le seaume 1 24] . Ce mesme jour furent pendus six soldats [des plus ineschans] de la compagnie de Peyre,

1. Artix, canton d’Arthoz, arrondissement d’Ortliez (Basses- Pyrénées).

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