‹ Histoire de Béarn et NavarreChapitre 131 sur 160 · On a ajouté : prétendu e · texte numérisé non relu

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gnante à la capitulation d'Orthez que celles que les protecteurs avoient fait contre leur foy et promesse. Outre que ces hommes par leur crédit pouvoient exciter de nouveaux troubles pires que les premiers. Les autres alléguoient que tout ainsi que ceux de la religion 1 2 réformée se disoient avoir une meilleure religion, qu’aussi devoient-ils estre plus religieux à garder la foy donnée, veu principalement que la parole de Dieu commande de garder la foy promise, et les payens mesmes avoient esté si religieux en cela qu’ils avoient mieux voulu souffrir la mort que rompre la foi donnée à leurs ennemis, où ceux de la religion [romaine *] estoient dispensez par les Papes et les canons de ne garder la foy aux hérétiques; que si on craignoit quelque remuement du costé des occis, il les faloit séparer et bien serrer.

J. de Monluc 3 4 , évesque de Valence, en sa harangue qu’il fit aux Polonois pour la défence que le duc d’Anjou, frère du Roy, n’avoit esté cause du massacre de la Saint-Bartélemy \ 572 , dit que ces gentils hommes avoient esté gardez prisonniers neuf mois et après iceux avoient esté massacrez ; [ce qui est faux et une grande impudence audit évesque, qui savoit la vérité du fait, car il estoit en ce tems en sa maison de Gaube \ à moins de quinze lieues de Navarrenx.]

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