‹ Histoire de Béarn et NavarreChapitre 36 sur 160 · On a ajouté : qui fut · texte numérisé non relu

On a ajouté : qui fut

3. Mazères, canton do Pau-Ouest, arrondissement de Pau (liasses-Pyrénées). — François, seigneur de Mazères et de Lezons, fut capitaine du château de Pau (Arch. des Basses-Pyrénées, E. 1990 et 1992).

4. Variante : plusieurs quittèrent la religion catholique et prinrent la prétendue réformée.

la doctrine de l'Evangille qui seule peut troubler son repos et ruiner son règne, de diffamer les pasteurs et les brebis de tous les plus abominables forfaits qu’on puisse penser ou dire. Mais le temps descouvrit cette calomnie et la probité du ministre ferma la bouche aux calomniateurs. Par sa diligence, plusieurs églises furent dressées non-seulement en Béarn mais aussi en Guienne, tant deçà que de là la Garonne.

Or combien que le roi Antoine vid fort volontiers le ministre et communiquast souvent familièrement avec luy des points desquels les deux religions sont en controverse, néantmoins il n’abjura jamais la sienne et ne se rangea poinct à l’autre. Mais pour cela il ne peut éviter le supçon [d’estre luthérien] et de sentir mal de la religion [romaine], car le bruit courut incontinent par tout qu’un prédicant luthérien estoit à sa suite, et ceux de sa maison qui fesoient profession de la religion romaine 1 2 en donnoicnt les avertissemens. Et comme il n’y a rien tant isnel * que la renommée, aussi ces bruits parvindrcnt incontinent jusques à Rome où estoit lors George, cardinal d’Armaignac 3 , avoué parent de la royne de Navarre, qui escrivit soudain audit Roy que le Pape avoit entendu que Sa Majesté favorisoit les hérétiques luthériens, voire les entretenoit en sa propre maison, ce qui avoit tellement fasché Sa Sainteté, qu’elle avoit esté en délibération de fulminer à l’encontre de luy. Henry, roy de France, lui escrivit le mesmes avec grandes menaces.

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