‹ Histoire de Béarn et NavarreChapitre 38 sur 160 · On a ajouté : on dict que · texte numérisé non relu

On a ajouté : on dict que

Marguerite , il avoit toujours fait démonstration de n’approuver pas beaucoup [les] 1 2 traditions romaines. Néantmoins ou convaincu de la vérité de cette religion ou ne se voulant rendre suspect ni aux uns ni aux autres ou réprouvant lors ce qu’autrefois il avoit approuvé, il [n’osa] * entrer en cette lice, mais molesta par toutes voyes ceux qui suivoient la doctrine des ministres, lesquels demandoient d’entrer en conférancc et s’ofïroient de monstrer par la parole de Dieu la doctrine qu’ils enseignoient estre celle mesme que les prophètes, Jésus-Christ et ses apostres avoient preschée et laissée par escrit. Boynormand estoit lors à Nérac en Gascogne et Pierre-Henry de Barran 3 à Pau, homme savant et grand prescheur. Les docteurs du cardinal le connoissoient et [le] redoutoient [et ne l’osoient] attaquer 4 . D’autre costé le cardinal ne le vouloit souffrir davantage au pays, car tous les jours plusieurs se joignoient à luy [et ne se fesoit guère un presche que quelqu’un ne protestast ; mais il craignoit de recevoir honte de la dispute et voyoit le dommage évident de la demeüre d’icelui pour la religion romaine aussi prévoyoit-il qu’user] de la force pourroit ap-

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