‹ Histoire de Béarn et NavarreChapitre 47 sur 160 · On a ajouté : prétendue · texte numérisé non relu

On a ajouté : prétendue

qu’il avoit approuvé et promis le précédant. Il estoit nourry en ceste irrésolution par quelques ses plus privez conseillers, desquels le sieur d’Escars 1 et l’évesqüe de Mande * estaient les principaux, qui luy conscilloient de ne rejetter du tout les offres qui lui estoient faites par ces gens, ains d’entretenir leur espérance par ordinaires promesses. Cependant ils luy fesoient les choses, non seulement de dificile et dangereuse exécution, mais aussi du tout impossibles et jointes à son entière ruine, tant pour les grandes forces de ceux de Guise, qui avoient en main les finances et les armes du Royaume, que principalement à cause du roy d’Espagne, lequel ils disoient avoir espousé cette querelle et l’estimer sienne, pour ce qu’il craignoit qu’estant Sa Majesté saisie du maniement de ce grand estât, elle ne l’employast à recouvrer la Navarre et les pais sur lesquels comme roy de Navarre il pouvoit prétendre droit. Mais ils avertissoient secrettement les Guises de tout ce qui se faisoit auprès de leur maistre. La propre irrésolution de ce Roy et la desloyauté de ses conseillers mirent en hazard de ruine plusieurs grandes maisons du Royaume. Ceux de la religion 3 réformée, qui, sur ses promesses, s’ estoient déclarez plus ouvertement que les autres et avoient mis sus beaucoup de grandes entreprises qui réussirent très mal, furent en plus grand danger que

t. François de Peyrusse, comte des Cars ou d’Escars, lieutenant do Roi en Guienne en 1561, gouverneur de Limoges, marié en 1579 à Isabeau de Beauvillc, veuve de Monluc, mort vers

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