‹ Histoire de Béarn et NavarreChapitre 58 sur 160 · L’église Saint-Martin · texte numérisé non relu

L’église Saint-Martin

faire le mesmes quelque tems après par toutes les principales villes du pais, laissant toutes fois la messe et tout l’office romain aux autres lieux où tous ceux qui vouloient pouvoient aller en toute liberté et seurté, et nul estoit contraint de faire rien contre sa religion.

Le bruit, de cest abattement d’images et autels fut soudain espandu partout. Le roy de France et la Royne, sa mère, en firent de grands reproches à ceste Princesse, et le cardinal d’Armaignac qui se disoit son parent [pour l’intimider et destourner] lui escrivit [la lettre suivante que j’ay pensé devoir iey ajouster avec la response d’icelle ']

Or [d’autant *] que la Roine taschoit d’amener 3 le peuple à sa religion, il se roidissoit [davantage] contre [icelle 4 ], y estant [secrettement] incité par les prestres 5 et quelques uns de la noblesse. Et tout ainsi qu’il

1. Variante de la main de Bordenave : «ne lettre, mais elle en devint plus courageuse. Le correcteur catholique a ajouté : elle n'en tint conte.

Vers ta fin du xviu* siècle, ainsi qu’il résulte d’une noto anonyme, les pages 388 et 389 en partie, 390 à 395 du manuscrit ont été coupées. La page 396 contient encore la fin de la réponse de Jeanne d’Albret au cardinal d’ Armagnac. La lettre de ce dernier et celle de la reine de Navarre ayant déjà été publiées (notamment par l’abbé Pooydavant, tome I, p. 89, copiant Olhagaray qui avait copié Bordenave), cette lacune n’altère pas l’ensemble du manuscrit. Nous n'avons pas cru devoir publier la fin de la lettre royale que contient la page 396, nous reprenons le texte immédiatement après ce document.

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