Jean de Soulenx, de Lescar, seigneur d’ Eslayou
3. Auger, seigneur de Caubios, marié à Jeanne de Brualh (Arch. des Basses-Pyrénées, B. 2161 , f* 34; E. 349).
sans mesmes espargner l’évesque, [combien qu’il fut de leur faction]. Et outre cela commirent de si énormes vilainies que les plus barbares n’en commirent jamais de pires, car après avoir violé quelques autres femmes, quinze ou seze violèrent publiquement une misérable ladresse, mariée avec un ladre demeurant à la ladrerie, et après pour triomphe de leur exécrable vilainie, la tramèrent par force en dançant par toute la ville. Deux jours après, ses compagnies furent remandées pour aller faire escorte à l’artillerie qu’on tiroit d’Aqs* et Baionne. Le baron de Larboust, chevalier de l’Ordre et lieutenant de la compagnie d’hommes d’armes du seigneur de Gramont, à la réquisition du conseil de Pau, continuoit tousjours scs pratiques pour empescher l’entrée de Tarride, avec promesse que tout le pais de Béarn recevroit la protection du Roy, pourveu qu’il eut liberté de choisir un gouverneur, mais il fut renvoyé par les Béarnois de la protection avec telles reproches qu’il fut contraint de se retirer, non pas sans leur prédire tout haut le mal qu’il leur adviendrait de leur entreprise.
Tarride [fut bien fasché du commencement de cette guerre, et] trouva fort mauvais que, sans lui et à son desceu et au grand mespris de l’autorité que le Roy luy avoit donnée sur tout ce négoce, les villes de Béarn eussent esté prises et saccagées et les habitans tuez et rançonnez par ceux qui n’avoient puissance ni commandement d’autre que de leur propre ambition, pas- . sion et avarice. Parquoy il leur envoya un gentilhomme * qui trouva les troupes logées au long de la
t. Dax (Landes).