‹ Histoire de Beauvais et de ses institutions communales jusqu'au commencementChapitre 19 sur 47 · CHAPITRE VIL — CONSTITUTION DE ÎA COMMUNE · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL — CONSTITUTION DE ÎA COMMUNE

oui 9 et pendant longtemps ^ car le mouvement communal se serait arrête très vite , s'il y avait eu plus de perte que de profit à former des associations de bourgeois. Dans le courant du xiii* siècle, il arriva pourtant qu'à Beau vais, les charges devinrent un moment si lourdes et si pénibles, que Ton dut recourir à la force pour faire rester les communiers dans l'association jurée : Tévéque, en 1367, reprochait en effet aux maires et aux pairs d'obUger les bourgeois à chasser leurs fils de leur famille, si ceux-ci ne voulaient pas eux-mêmes entrer dans la commune ^^K Cette espèce de lassitude des boui^eois s'explique assez par les événements qui avaient précédé : obligés de reconstruire leur ville en grande partie après l'émeute de laSs-iâSS, opprimés par une aristocratie avide qui les accablait d'impôts, attaqués par toutes les juridictions à la fois, il n'est pas étonnant que ce régime leur ait alors paru un fardeau accablant qu'il fallait rejeter. Ce découragement ne dura pas, car la commune continua son existence longtemps encore, malgré la lutte continuelle de l'évêque contre ses quelques privilèges et malgré les nouvelles révolutions qui ensanglantèrent la ville. ,

0) PiècejusUr., n'XlIII.

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