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avait valu, en 1651, l'ordre de ne plus s'ingérer dans les choses de l'État et de ne plus recommander de particuliers à la Cour(l). Pourtant, la protection de l'archiduc leur restait et ils ne manquaient pas de soutiens à Madrid. En 1648, ils avaient puissamment contribué à la disgrâce du président du Conseil Privé, Pierre Roose, qui ne leur dissimulait pas son hostilité, et à son remplacement par Hovines (2). Mais la plupart des membres du Conseil Privé et presque tous les magistrats des Conseils de justice s'opposaient à leurs efforts. Plus ils étaient acquis à la doctrine de la religion d'État, plus aussi ils se montraient résolus à défendre les prérogatives de l'État à l'égard de l'Église qu'il protégeait. En mars 1650, malgré les instances de Léopold, le Conseil Privé avait décidé, à une voix de majorité, qu'il n'y avait pas lieu de publier les bulles condamnant VAugustinus (3). L'ordre royal de publication, donné le 24 juillet suivant, ne parvint pas même à le faire plier. Enfin, les réclamations de l'internonce Stravius poussèrent l'archiduc à agir. Il se décida à promulguer la bulle au mois de mars 1651, réservant d'ailleurs tous les droits de Sa Majesté en matière de placet et déclarant que « pour adoucir les aigreurs des contestations qu'il y a eu jusques à présent », le roi interviendrait à Rome pour obtenir que VAugustinus cessât d'être interdit aussitôt qu'il « aurait été purgé des opinions erronées qui s'y seroient glissées » (4).
Cette fois il fallut obéir et procéder à la publication. Au reste, les Conseils de justice le firent avec une mauvaise volonté évidente. Ils s'abstinrent de poursuivre les lecteurs de Jansénius et des ouvrages énumérés à côté du sien dans le [placard du gouverneur. Leur mauvaise humeur ne fit qu'accentuer leur « régalisme ». Le Conseil de Brabant allait
(l) BuUet. de la Comm. roy. Hist., 2« série, t. X [1858], p. 477. Cf. pour leur intervention dans les nominations au Grand Conseil de Malines et au Conseil de Brabant, ibid. p. 398, 428, 429.
, (2) J. Cuvelier, Pierre Roose, dans Biographie nationale, t. XX, col. 67.
(3) Bull, de la Comm. roy. d'Hist., loc. cit., p. 401.
(4) Placcaeten van Brabant, t. III, p. 23.
jusqu'à mettre l'internonce hors la loi civile pour le punir d'avoir condamné les réserves faites par l'archiduc quant au placet (1). En 1653, il cassait en des termes d'une vigueur extraordinaire des lettres du pape citant Boonen et Triest à venir justifier à Rome leur conduite toujours suspecte (2). Pierre Stockmans soutenait dans son Jus Belgarum circa bullamm receptionem (1654) la thèse de la nécessité du placet pour la publication des bulles même dogmatiques, et, invoquant contre la papauté ces privilèges brabançons si souvent allégués au détriment du pouvoir royal, refusait à celle-ci le droit de faire paraître devant son tribunal les évêques du pays. Mais que pouvait cette agitation de légistes, si le représentant du roi dont ils prétendaient défendre les prérogatives demeurait inébranlable? Loin de se laisser convaincre par ley«s Belgarum, l'archiduc Léopold laissait publier par le chapitre de Matines la bulle d'Innocent X, Cum occasione (31 mai 1653), frappant d'anathème cinq propositions de VAugustinus (3). Bref, ce qui devait arriver arriva. Triest et Boonen réfugiés chez le duc d'Ursel se soumirent enfin et furent relevés par l'internonce Mangelli de l'interdit ab ingressu ecclesiae dont ils avaient été frappés dès 1652.
Avec cette soumission s'achève ce que l'on pourrait appeler la première période de l'histoire du jansénisme en Belgique, période toute théologique et juridique, savante et politique, à laquelle la masse des fidèles demeura presque complètement étrangère.
Mais la querelle n'allait pas tarder à se répandre en dehors de l'Université et des Conseils de justice. En France, VAugustinus venaii de trouver des interprètes qui, dépassant de bien loin le but visé par l'évêque d'Ypres et faisant glisser la question du terrain purement théologique sur celui de la morale chrétienne, ne se proposaient rien moins qu'une
(1) Du Parc de Belgrade, Vie de van Espen, p. 141 (Louvain, 1767).
(2) Placcaeten van Bradant, t. III, p. 34.
(3) Le 18 février 1654, il prescrit au Grand Conseil de Malines de prêter l'appui du bras séculier à l'exécution des jugements rendus contre les partisans de Jansénius. Placcaeten van Vlaenderen, III, p. 75.
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réforme profonde du catholicisme en poussant la doctrine de la grâce à ses dernières conséquences. Ils anéantissaient la créature devant le Créateur, creusaient entre elle et lui un abîme infranchissable autrement que par la miséricorde divine, condamnaient avec mépris les pratiques de dévotion qui, permettant à l'homme de se rapprocher trop familièrement de Dieu, en méconnaissaient la majesté, ne parlaient qu'avec terreur du salut éternel et dans leur foi rigide, hautaine, héroïque, proposaient à leurs adeptes un idéal d'austérité et presque de dureté dans lequel la crainte et le respect tenaient lieu de la confiance et de l'amour. Dès 1643 avait paru le traité d'Arnauld sur la fréquente communion. Douze ans plus tard, en 1656-1657, Les Provinciales de Pascal remuaient au fond de toutes les âmes le sentiment religieux. Pour qui les avait lues, et tous ceux qui savaient lire les lisaient, la neutralité n'était plus possible. 11 fallait être avec Jansénius et saint Augustin pour la morale rigide de la grâce, ou avec les jésuites pour la morale relâchée et la dévotion facile.
De France, ce nouveau jansénisme remonta tout de suite danslapatriedesesorigines. L'intensité même du catholicisme y inclinait les âmes à s'intéresser avec passion à une polémique qui désormais s'adressait aux laïques et, avec un incomparable éclat, se servait de la langue vulgaire pour les conduire à la voie du salut. Les Provinciales avaient à peine pris leur vol que l'archevêque de Malines, André Crusen, en 1657, se plaignait amèrement de les voir dans toutes les mains et en interdisait la lecture (1). Cette prohibition ne devait pas avoir plus de succès que celles qui furent opposées plus tard à Voltaire et à Rousseau. Malgré l'archevêque, malgré les internonces, le jansénisme se répandait plus largement dannée en année. Le départ de l'archiduc Léopold, en 1656, enlevait à la résistance son plus ferme appui. Don Juan avait beau, en 1658, ordonner au Grand Conseil de Malines et au
(1) p. Claessens, Histoire des archevêques de Malines, t. I, p. 338 (Louvain, 1881). Les Provinciales avaient été interdites dès le 6 septembre 1657 par Alexandre VII.
Conseil de Brabant de poursuivre rigoureusement les novateurs, le roi, prescrire de Madrid, en 1659, de publier à nouveau la condamnation de Jansénius, et, adoptant le point de vue de Rome, affirmer que le placet n'était pas requis pour les bulles dogmatiques, rien ny faisait. Absorbés par les affaires militaires, les gouverneurs espagnols qui succédèrent à don Juan s'abstinrent d'intervenir dans la querelle et de soutenir les internonces contre l'Université et les Conseils de justice. Cependant de jour en jour les relations se nouaient plus intimes entre jansénistes belges et jansénistes français. Le supérieur de l'Oratoire à Matines, le père De Cort, correspondait avec Arnauld (1). C'était soi-disant à Mons que paraissait en 1667, munie des approbations d'un docteur de Louvain, de deux évêques et d'un privilège du roi d'Espagne, la traduction du Nouveau Testament que Messieurs de Port- Royal n'auraient osé éditer à Paris (2). Des libelles commençaient à s'imprimer de tous côtés. A Gand, en 1662, la question de l'attrition et de la contrition mettait aux prises le clergé paroissial et les jésuites.
Si les jansénistes acceptèrent en Belgique comme en France avec une apparente soumission le formulaire d'Alexandre Vil {Regiminis Apostolici, 15 février 1665), exigeant le désaveu des cinq propositions de VAugustimis condamnées à Rome depuis 1653, ils n'en continuèrent pas moins énergiquement leur propagande. Le nouvel archevêque de Matines, Alphonse de Berghes (1671-1689), leur était favorable. Il laissait à la tête de son séminaire un augustinien convaincu, Lasman, et l'ordonnance qu'il promulguait en 1674 de n'exposer que très rarement le Saint-Sacrement, indiquait nettement ses préférences. A Louvain, les libraires vendaient, sans être inquiétés, les pamphlets les plus suspects. Le culte de la
(1) Sainte-Beuve, Port-Royal, t. IV, p. 268.
(2) L'édition en deux volumes in-12 est datée: « Mons. Gaspar Migeot ". Il y eut une seconde édition en 1697. Dès 1679, le professeur louvaniste Nicolas Dubois lui consacrait ses Notœ in galUcam versionem Novi Testamenti primo in Hollandio sub ementito nomine Montensis typographi editam a Clémente IX damnatam, etc. Mayence, 1679. En réalité, le Nouveau Testament de Mons fut imprimé chez les Elzevier. Voy. A. Willems, Les Elzevier, n" 1389 (Bruxelles, 1880).
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Vierge était mis en question, des abécédaires jansénistes où VAve Maria était modifié pénétraient dans les écoles. L'Université était à couteaux tirés avec le nonce et se plaignait de ses empiétements sur ses privilèges. Les chanoines d'Yprés replaçaient dans le chœur de la cathédrale, en 1672, la pierre tombale de Jansénius qui en avait été enlevée sur l'ordre de l'archiduc en 1655 (1). L'internonce de Bruxelles exhortait vainement Monterey à agir contre la secte « qui fait tous les jours à la dérobée des progrès nouveaux » (2), tandis qu'à Madrid, le nonce suppliait la reine de prendre des mesures « afin d'empêcher les torts que causent à tout moment au Saint-Siège les ministres de V. M. en Flandre » (3). A ces lamentations, Monterey répliquait en se faisant lui-même accusateur et en reprochant à l'internonce des abus de pouvoir et « de ne pas reconnaître l'autorité de S. M. dans sa personne » (4). Comme au début de la crise, le conflit de l'État et de l'Église se greffait sur le conflit religieux. Les Conseils de justice jubilaient...
Ce fut bien pis encore lorsqu'en 1679 Arnauld, ne se sentant plus en sûreté à Paris, émigra à Mons tout d'abord, puis à Bruxelles. L'agitation janséniste s'y déplaça avec lui. La Belgique, qui si souvent déjà avait servi d'asile à des réfugiés politiques, donnait abri pour la première fois à des réfugiés de la pensée. Bientôt, le Père Gerberon puis Quesnel rejoignaient Arnauld, et leur disciple, le Verviétois Ruth d'Ans, devenait leur factotum dans les Pays-Bas. Dès 1681, tout un groupe de sectateurs se remue autour du maître de Port- Royal. Il n'est question que de leurs faits et gestes. Les jésuites, soupçonnant un complot, les environnent d'émissaires, les font espionner par leurs servantes (5). Contre eux.
(1) A. Vandenpeereboom, Ypriana, t. VI, p. 99 (Bruges, 1882). Cf A. Legrand, Les pierres tombales de Jansénius à Ypres. Annales de la Soc. d'Émulatiort pour l'histoire de la Flandre, t. LXI [1911] p. 244 et suiv.
(2) Ibid. p. 198.
(3) Ibid., p. 218.
(4) Ibid., p. 203.
(5) Fierville, Voyage d'un janséniste, p. 31.
la calomnie se donne carrière. On raconte qu'Arnauld a abjuré secrètement le catholicisme à Bois-le-Duc et qu'il s'y est marié (1). Pour le perdre, les machinateurs anonymes de la « fourberie de Douai » vont jusqu'à fabriquer des faux imitant son écriture (2). Rien n'y fait. Le jansénisme devient de jour en jour plus envahissant et plus hardi. On dit que les Brigittines de Bruxelles lui sont acquises. On compte parmi ses adhérents à Liège des curés, des chanoines et jusqu'au président du séminaire et au grand vicaire (3). 11 s'affiche chez quantité de gens en place, comme chez ce M. de Nevele qui, à Gand, avant de se mettre à table, fait boire ses convives à la santé du pape Innocent XI parce qu'il vient de censurer soixante-cinq propositions des jésuites (4). Quant à l'Université, malgré les efforts du nonce, des jésuites et de quelques professeurs, elle refuse nettement en 1682 et 1685 de condamner les déclarations gallicanes du clergé de France et de reconnaître le pape comme supérieur au Concile.
L'avènement de Guillaume de Précipiano (1689-1711) au siège de Matines, rendit la bataille plus acharnée (5). Cet archevêque était un ennemi violent et convaincu des nouvelles doctrines. Il en observait les ravages avec horreur. Déjà beaucoup de fidèles, séduits par Arnauld, ne s'approchaient plus de la Sainte Table ! 11 fallait opposer au mal des remèdes énergiques. Il porta le fer dans la plaie et se mit sans retard à « visiter » les couvents, à y saisir les livres suspects, à casser des curés. Une bordée de pamphlets répondit à ces mesures.
(1) Question curieuse, si M. Arnauld, docteur de Sorbonne, est hérétique, p. 13 et suiv. (Cologne, 1690). On y relève particulièrement les attaques du P. Corneille Hazart (1617-1690) d'Anvers, qui, dans quantité de brochures flamandes, combattit le jansénisme avec une passion effrénée. Sur lui, voy. Biographie Nationale, t. VIII, col. 813.
(2) L. Salembier, Hommes et choses de Flandre (Lille, s. d. [1912]). Parmi les nombreuses protestations d'Arnauld à ce sujet, voy. surtout la Troisième plainte de M. Arnauld... à son Altesse Monseigneur l'Èvêque et Prince de Liège, 1691. Cf. les nombreuses brochures de N. Dubois publiées en 1692, à propos de cette affaire, contre les jansénistes. Biographie Nationale, t. VI, col. 203.
(3) Question curieuse, etc., p. 138.
(4) Fierville, Voyage d'un janséniste, p. 32.
(5) Claessens, Histoire des archevêques de Matines, t. II, p. 1 et suiv.
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Précipiano était Bourguignon de naissance; c'en fut assez pour faire remonter aux cerveaux excités les vieux souvenirs de la lutte contre Granvelle. Il put paraître à certains que le jansénisme allait donner le spectacle d'un nouveau soulèvement des Gueux.
Peut-être ces craintes ne furent-elles pas étrangères aux instructions que Maximilien-Emmanuel reçut de Madrid au moment de prendre possession du gouvernement des Pays- Bas (1691). Elles lui prescrivaient de combattre vigoureusement le jansénisme, de n'accorder aucune fonction aux suspects, de les écarter de l'Université, d'obéir enfin en cette matière aux suggestions de l'internonce et des autres ministres de Sa Sainteté (1). Mais il en allait de Maximilien comme de tant de grands seigneurs français de l'époque. L'éducation qu'il avait reçue des jésuites à la pieuse cour de Munich n'avait eu assez d'empire sur lui ni pour le détourner des entraînements de la chair, ni pour l'empêcher d'admirer chez les autres une austérité qu'il pratiquait si peu. Il n'est pas impossible d'ailleurs qu'il ait cru utile à sa popularité de ménager un parti dont la force éclatait en ce moment à tous les yeux. Au surplus, la conduite du nouveau pape Innocent XII ne l'encourageait pas à seconder Précipiano. Le Saint-Siège refusait en effet à l'archevêque, en 1694, de corser de précisions supplémentaires le formulaire d'Alexandre Vil avant d'en exiger le serment (2). C'était en apparence approuver la fameuse distinction du droit et du fait mise en avant par les jansénistes. Aussi triomphèrent-ils bruyamment. L'Électeur, non seulement les laissa faire, mais leur donna des gages. Les jésuites le virent avec indignation témoigner publiquement sa faveur à Ruth d'Ans, le confident des dernières années d'Arnauld, le choisir comme aumônier del'Électrice et lui procurer un canonicat à Sainte-Gudule (3).
Ne pouvant compter sur Maximilien, Précipiano eut recours
(1) Van Kalken, La fin du régime espagnol, p. 62.
(2) Placcaeten van Vlaenderen, IV, p. 3.
(3) Gachard, Histoire de la Belgique au commencement du XVIII« siècle. p. 102 (Bruxelles, 1880). Cf. Du Parc de Bellegarde, Mémoires historiques sur l'affaire de la bulle Unigenitus dans les Pays-Bas, t. II, p. 159 (Bruxelles, 1755).
HiST. DE Bei.g. 6
au parti qui à Madrid se défiait du nouveau gouverneur. Il obtint le bannissement de Ruth d'Ans et fit écrire par le roi au magistrat de Louvain de ne conférer à des jansénistes aucune des dignités universitaires qui étaient à sa collation. Le Conseil Privé recevait, en même temps, l'ordre d'appuyer les efforts des évêques contre la secte. Tout cela n'aboutit qu'à envenimer les choses. Le curé de Sainte-Catherine à Bruxelles, Guillaume Vandenesse, porta aux États de Brabant et au Grand Conseil, au nom de cent cinquante théologiens, une requête demandant l'annulation des ordres royaux. A cette parodie janséniste du compromis des nobles, l'archevêque répondit, en accusant ses adversaires de conspiration, et en dénonçant Vandenesse comme l'instigateur des « nations » de Bruxelles qui venaient de refuser leur consentement aux impôts.
Mais cette tentative pour discréditer l'agitation religieuse en lui attribuant une arrière-pensée de desseins politiques, devait se retourner contre son auteur. Quelles que pussent être leurs opinions sur la grâce, ni les tenants de la Joyeuse- Entrée, ni moins encore les légistes des Conseils n'étaient disposés à admettre avec l'archevêque la thèse de la toutepuissance du pape en matière ecclésiastique Les « nations » comme les États de Brabant, le Grand Conseil, le Conseil Privé, le Conseil de Brabant firent front contre l'absolutisme pontifical comme ils l'avaient fait si souvent contre l'absolutisme royal. L'Université envoyait à Rome des remontrances par le professeur Hennebel. A Madrid même, l'ultramontanisme des partisans de Précipiano finissait par paraître exubérant. Un libelle du P. Palazol ayant accusé « les ministres royaux, presque tous les Conseils de S. M. et surtout le Conseil de Brabant, de se servir de l'autorité royale pour fouler aux pieds l'autorité sacrée des évêques » se fit censurer par l'inquisition « comme attentatoire et injurieux à des personnes constituées dans les premières dignités ecclésiastiques et séculières et aux ministres et Conseils Royaux des provinces des Pays-Bas » (1). Cependant la lutte se répandait dans le
(1) Du Parc de Bellegarde, Vie de van Espen, p. 102.