‹ Histoire de Belgique (volume 2)Chapitre 98 sur 218 · TRIOMPHE DU GOUT FRANÇAIS · texte numérisé non relu

TRIOMPHE DU GOUT FRANÇAIS

œuvres françaises que le régime autrichien a laissé, plus résistantes que ses réformes politiques, les traces de son passage dans le pays. Les locaux qu'il a élevés pour loger son administration absolutiste abritent encore celle du parlementarisme belge.

Le goût français propagé par lui a étouffé enfin ce qui subsistait des traditions rubéniennes en architecture et repoussé en même temps le goût italien. On peut pourtant surprendre çà et là, dans l'exubérance décorative prodiguée aux façades en style rococo des habitations privées, quelque influence des premières. Le second, encore puissant dans la première moitié du siècle, où la cathédrale de Saint-Aubin, à Namur, est élevée par l'Italien, Pisoni est, depuis lors, en recul marqué. [On le retrouve encore, assez gauchement mélangé à l'influence française, dans les maisons de la place Saint-Michel, à Bruxelles, élevée par l'ingénieur Fisco, puis il disparaît. Vers la fin du siècle, l'orientation qui commence à faire évoluer, en France, l'architecture vers ce style sobre et un peu lourd, qui devait recevoir bientôt le nom de style empire, trouve un représentant dans J.-B. Dewez, de Petit-Rechain (1731-1812), le [constructeur des abbayes d'Orval et de Saint-Martin de Tournai.

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