‹ Histoire de Belgique (volume 3)Chapitre 75 sur 128 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Il est impossible à la génération présente de comprendre, l'impression produite sur ceux qui y assistèrent — et ce furent à peu près tous les Belges — par la célébration, en 1880, des fêtes du cinquantième anniversaire de l'indépendance nationale. Pour l'étranger, mais pour la nation surtout, elles furent, dans toute la force du terme, une révélation. A voir étalé sous ses yeux, dans les halls trapus de l'exposition jubilaire, tout ce qu'il avait réalisé au cours d'un demi-siècle, le peuple éprouva un étonnement qui se transforma bientôt en un sentiment d'admiration et de fierté. En contemplant le chemin parcouru depuis 1830, il se rendait compte de la solidarité historique qui rattachait le présent au passé, et les souvenirs déjà lointains de la Révolution, des combats de septembre, du Congrès,

(1) Il est sans doute inutile de faire observer que ce cliapitre n'est qu'un rapide croquis et qu'il n'a pas la moindre prétention de donner un aperçu liistorique du développement de l'organisation économique ni de celui des arts, des lettres et des sciences dans le pays, de 1830 aux environs de 1880. Ce sont là autant de sujets qui doivent être traités pour eux-mêmes. Comme dans les précédents volumes de mon ouvrage, j'ai tout simplement essayé d'en marquer, comme elles me sont apparues, les concordances avec l'évolution générale de la vie nationale, ne les envisageant, si l'on peut ainsi dire, qu'en fonction de celle-ci.

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