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«iiusilioii qimsi ioralaire, d^fmàaef^ïm flûtes ké foehers, \e% écu^ls et les friaia» du pôle ; gardée por une excellente marine et une armée reapeelable; riche de aeg austérités et de son économie ; poissante ^ par les aouveaira de sa glmre^ le osradérebdltqnei» de ses citoyens et la diseipiîne de ses soldats y la Suéée est IoIq do temps où, pauvre /humiliée, ailaibKe, elle ne s'appartenait pas ) où les ndœssttés d'uM situation humiliante la réduisaient à guerroyer pour des alliés qui lui étaient imposés , tantôt par fataion, tantôt par une autre ; enAn, ---et pour i servir des expressions de M. de Beaumont — où souverain, noblesse, sénat, grands et petits, hantes inlelUgenees ei talents médiocres , tout était aebelé et tout se mettait firanchenient à l'encan*
La Suéde a reconquis aujourd'hui son indifidoa* Uté politique. Elle possède une puissaliee d'ar* gent, de système, de gloire, d'opimou, une pnftpondérsuce , enfin, qui marque son rang dans Ter* dre européçs , et donne à son alliance nne valeur réelle qui n'appartient pas moins au génie organi^^ salcnr de Charks-Jesn, qu'aux éfénemenli dont oe prince sut tirer un merveilleux parti En Un mot, c'est sous le règne de Bernadette qo^nnc grande nationalité s'est reconstituée dans le nord de VEth ffope, et ce règne vivi^ re^qiecté dans l'btsteîre, non* seulement pour avoir fondé l'indépendance de kl proai|u'tle Scandinave, mais aussi pour avoir su
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vaincre la difficulté de gouyern^r, à différents titres, deux peuples régis par de$ inslitulioiis essentielle* ment dissemblables.
Est-ce assez, cependant, pour affermir la dyiuislie de Gharles-Jcan sur le trône le plus glissant de l'Europe, le plus exposé aux orages révo)utioBBaires1 L'abdication forcée de Gustave IV a-t-e|le anéanli les droits et les prétentions de sa race? C'est le secret de l'avenir. Mais ce que le raisonnement peut décider , c'est que la natgralisation de la nouvelle dynastie est accomplie au dedans; que son pcrqvoir s' klentifie avec les intérêts essentiels du paya; qu'elle est protégée par rasseotiiuent national, et que, si soi) sceptre vient à se briser , ce sera moins contre les ohstaclesde l'intérieur que contre les jfnachinatmns du dehors.
Toutefois, la Suède régénérée n'e^ plus celte puissance qui, sous Gustave*Adolphe , ébranlait le trùnc de Ferdinand II, et faisait trembler l'Aile^ magne. État maritime et commerçant , peu richede ses propres ressources, elle se flatterait en varn d'échapper aux tourmentes qui peuvent encore bouleverser l'Europe. Pour un peuple <(ui a besoin d'exporter s^s praduits pour vivre, il n'^( plu^ de neutralité possible, et la première condition de son exiatencé réside dans le choix do ses alKances, Or, s'il y a trêve aujourd'hui entre les principes et les intérêts, la paix est-elle faite? L'Europe ne sem-
lile-t-elle pas attendre encore quelque chose? Tout est-il assis, stable, défmitir, dans cette partie du monde? le problème de Tavenir de l'humanité est-il résolu ? Et, si de nouvelles luttes s'engagent, quel sera le système fédératif de la presqu'île Scandinave ? Oscar I«^ restera-t-il inféodé à la Russie? La politique du successeur de Charles XIV, se maintiendrat-elle toujours en sens inverse des sympathies nationales? Pourra-t-il long-temps encore ajourner les répugnances du peuple, à l'encontre des usurpateurs de la Finlande ? Oscar I" at-il, pour cela, l'autorité morale du roi son père, et sera-t-il, comme lui, défendu par le souvenir des services rendus à la Suède?
Ce pays étouffe sous l'influence moscovite. Ce n'était point assez de l'atteindre par tous les points du continent germanique, par la Prusse, la Hollande, les duchés de Nassau, de Weymar, de Hesse- Darmstadt et de Mecklembourg, où la Russie règne par ses alliances. Il fallait encore que cette'puissanee s'établit sur les bords du Sund , et c'est ce qu'elle avait fait naguère par le mariage d'une grande-duchesse avec le prince Frédéric de Hesse, héritier collatéral du trône de Danemark ; c'est ce qu'elle essaie de nouveau au moment où nous écrivons ces lignes (1). Bientôt le czar tiendra les clefs* de la
1 Les nouvelles de Copenhague annoncent qu*on négocie y dans eeite
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Baltique, et, alors, le cabinet de Saint-Pétersbourg qui, depuis dix ans, a fait germer en Danemark Tespoir insidieux d'une restauration de l'union Scandinave, sacrifiera-t-il les intérêts de son ambition à la politique de sentiment et de gratitude qui , après les événements de 1814, maintint Charles -Jean dans Talliance d'Alexandre? Enfin, la politique qui jeta la cour de Stockholm dans les bras de ce monarque est satisfaite, puisque la Norvège lui est acquise, et qu'elle a surabondamment rempli tous les devoirs de la reconnaissance envers la Russie. Le moment approche donc où la Suède ne devra reconnaître, dans ses rapports avec cet empire, d'autres nécessités que celles de sa préservation , et ne subir d'autre influence que celle des graves intérêts que la force d€s choses tend à lui créer.
D'un autre côté, le nouveau roi ne sentira-t-il pas le poids écrasant de cette alliance britannique dont tous les calculs n'ont pour but que d'usurper, dans une mer close, une domination qui doit appartenir aux puissances du littoral? Ce sont là des problèmes qu'il faut se hâter de résoudre, parce qu'ils
eapKale, on nouf eaa projet de mariage entre le prince Frédéric de Danemarie et one fille do grand doc Micbel de Russie. Le choix ne serait tombé sur cette priDcesse qu'après la résolution formellement exprimée par la grande duchesse Olg», fille de l'empereur, de se consacrer à la TÎe monastique.
S40 HISTOUm DC BCRMADOTTE,
se Irduvefil dans fe» éventualités d'un avMir pluB o« iiM)iq$ prochain t
I.a Suéde doit comprendre que lâ raison de prÎR^» cipe et 1^1 raison d'intérêt ta poussent égalemeoc vers h France dont elle reçut les subsides pendaol plusieurs siôcles; vers la France qui ne spécula jft- Qiais sur ses malhwrs; qui resta sa plue fidèle alliée^ après les désastres de Charles XII; qui ne retire presque aueun fruit de son long dévoûeoaent; qui, en 4849 1 ne wulul point, il esl vrai^ lui sacriroEsr ^ dépouilles d'un ami fidèfe, mais qui^ de quelque prétexte qu'on ail voulu colorer une agression sans n^oUr, ne la traita jamais en ennemie; d« la Franee, en On » qui n'a aycun intérêt peirvinnent de puissanee ni do eoauneree qui soit eontraii^ aux intérêts stièdois, et qui, — sans attacher peut-être à rallianee de iiette nation rimporCanoe qu'elle méritait lorsque Gu«t^ve<^Adolp|ie faisait trembler rAIlcmagne— ^ eet prête i>éHnmoins à renouer les vieilles relations d V a^itié et de çommoroe qu'appellent la situation reapective des deuj^ p<nipl6f et tes principes iradilion- ^ch de Mr pqljLique^
MARLES XIV. SU