‹ Histoire de Bernadotte Charles XIV. Jean roi de SuèdeChapitre 55 sur 69 · NOTAS · texte numérisé non relu

NOTAS

Lettre de Son Altesse ie Prince Royal au baron HSèderhjeifn.

« J'ai prié le roi de tous nommer gouVeraeur du prince Oscar mon fils , et Sa Majesté a bien voulu m'accorder ma demande. Votre mérite a déterminé son choix.

• Vous allez former le cceur de mon fils» et dévdiq^r son esprit ; ses heureuses dispositions tous seconderont En vous attachant à lui inculquer les mœurs et les habitudes du pays , en un mot le caractère national , vous aurez satisfait mon désir. Que son éducation soit entièrement suédoisOf et la nation vous devra tout le bien qui résultera des soins que vous ;rous serez 4Qnnés pour l^n instruction.

» Vous fortifierez dans, son cœur les sentiments dC'religion » de morale, d*amoùr des lois et de b patrie. » «Vous nourrirez sa pensée des exemples que fournissent les règues (les bons rois, et vous exciterez ainsi, dans son âme, cette ambition de la vraie gloire, qui doit toujours avoir pour objet le désir d\Hre utile k^f^esisiMÂMriéBv^t'^^^^ leur bonheur.

» Mon fils est dans un âgO'Oii om reçoitrdes ioK)res6iofis,qu0Fon conserve toute la vie;. ainsi vouj^devest éviter i|u'îl se forine de

£T PIÈCES JUàTil^ICATl/KS. 401

Mi ^f i^ tfm M fîelw 4'uia police, ft/p Pfi\«t im^ ^ffi

propos.

,» U Sfm W» ^P 4^ J!ftf ftîre flÇpfifty^ir que «9 !^y.W doit

au secours des malheureux , et ^q^ ^ÀJfiif^^.^QiPvept pQ(:4^

•4^r0 JfPfi i^qfi $|s #e pi^ire f|ç ç^ y^^^.

» Uû prince ne dpijt j^ip^s 4|r/ç ^cçç^ible fù }k ^ ciraiiKe ^i ^«««WW» tfjD^iqit JP?'l»&s»t«r dVxpesjçr.sa ïwoppe ,We ftour assurer la glo^ ejt ^i)iey7|^re.4^^D|KtfS. .V doUji^giy. satins

pa^pf)^ cit^^i^ ^.Ri^ MwQ^^ jm^^^^^w» k^ tnm ^u-

V|çr.a^ ,4tm«^v^ltf , ;npi)«i^r |e toon , à l^n ff^yef .c^ pjfrîjicipes /^ i)? ccçfir de luon #3 ; je vo«^ le xeme^s à aiqP époque .où il ,a.4i^<(or,çe .4e ks çeqevo^, pQAir.coQserver tables ]fi» Dotij^us Wî JieNi^^»1¥mc9Wr au i^oiifaew4ca Suédois. iH^tfizii|i(Sao^ ç^^ Aji'uiM j^^ .plus graod^ Q^ux dont le cM piv^ aci^l^^ j^^qn, ,c*est ^^ l^i ^jonoer j^p prMMse faible; .^qc Vî :f^veçs«WWt d^ Éms , Ja gftçrre 4v.ile ^ lesçl^^vag^ 4^^ peji- BfS? . .SM^ ^rjiipwe;u«it 3a^W(^ 6w«ç flelji-MffiWilé 4çs ^i- . vcraips;.^^ ,{a ^gperre <^,.de toi^ Içs nnu^x ,.le plus .tcn-jUle i^uijpyisçe pejj^r «ur mi ,État„iQai3 qu!;!.^! desiCircQnsiiia/çes qm ^ est un .remède j|aluiai];e.p(>iu*tredunner ^ une nation sqn (ii^ipe, iMJL^je ^'^pM^e^ç^rC'^ apcien cara(rttee,iet 1^ présehvcr dUiipraU^urj^cpordreson ji^ip poi^r /^eve^îr pro\iace d*ua.aMti:e empire ; que jlqit^aulqn /rpyauiue e^t iMnsi jnouaoé , et.qulQii ,pc pont lP9^ 4^|tçr la l^ppte .^^s ^..apiiMil^r ;j|a js^rt^es jkF,m» » >« PQpce {i'^ gji^ le oviltife 4p oboix : il ^fiit jQUt oser,it,|Qyl et^trq^rçu4i;e p^|ir I09i9t«»ir .l!i|^d^pds|nce.4e^n pajs;,qufB cjest «llprs A^e réoeirgie.de.tio^ âipe^dqit ^4^\filopper,.at .qjkie

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tout loi fait la loi de s'entourer d'hommes de probité ^ de courage , quels que soient du reste leurs principes politiques ; son grand but étant de .^anver la patrie , le vrai moyen d*y parvenir, c*est de marcher réunis contre celui qui veut l'opprimer.

» Vous habituerez mon fils à ne pas donner sa confiance à des indiscrets ou à des dissipateurs: lès uns la trahissent par amourpropre et les autres par vénalité.

» La religion, l'histoire, la géographie, la statistique, les mathématiques, les éléments de littérature ancienne et moderne, le dessin et les exercices du corps seront la base de l'instruction de mon fils pendant deux ans , après lesquels je prierai le roi de permettre qu'il soit suivi une autre méthode.

» L'étude de la religion conduit à celle d'une morale douce et bienfaisante. Vous en remplirez l'âme de mon fils.

» Il doit connaître l'histoire de tous les peuples, mais, dans cette étude , vous devez principaleipent lui fiiire distinguer cdie de leur gouvernement » de leurs lois et de l'influence qu'elles ont eue sur les mœurs et sur le bonheur puUic. L'art de la guerre doit plu^ essentiellement fixer l'attention de mon fils et vos soins. Un prince de nos jours doit être général ; on a vn le terrible inconvénient d'opposer un général responsable envers son maître^ à un chef qui décidait de tout par lui-même. Il faut donc accoutumer mon fils, de bonne heure, à braver les saisons et à tirer le plus grand parti de ses forces , afin qu'une vie trop sédentaire n'influe pas, à l'avenir, sur sa manière de voir et d'agir. Des voyages sur les montagnes, dans les mines, la nata* tion et l'équitation sont des exercices qui développent l'énergie de l'âme, en rappelant la guerre et en réveillant l'idée du péril, qui doit toujours être présente pour detienir familière.

» L'étude de la géographie sera constamment suivie de la statistique, et principalement de celle de la Suède. Mon fils doit connaître celle-ci dans les plus petits détails, pour avoir nne idée juste des ressources du royaume, afin qu'il ne se livre pas à des

iilosioog dangereuses poar le peuple et pour lui. Je désire que cette partie de son InstructiOQ ne se borne pas à lui en donner des aperçus superficiels; comme il faut qu'il la connaisse parfaî* tement , elle se gravera dans sa mémoire par des voyages et par des entretiens avec les hommes les plus instruits de chaque état Dans les provinces» des paysans et des cultivateurs éclairés du canton qu'il visitera lui donneront des notions sur la fertilité de leur sol , sur la nature de ses productions » sur les prix des denrées, sur les impôts dont leurs terres sont grevées, etc. Dans les villes , les gouverneurs lui feront connaître l'administration générale de leur province , et des jurisconsultes habiles y formeront sa société pendant son séjour. Leur conversation servira à lui donner une idée de la jurisprudence et des lois de la Suède, en attendant que son âge lui permette de se livrer à Tétude du droit. Il faudra profiter de la curiosité que les premières connaissances exciteront dans l'esprit de mon fils, pour le tonduire dans tous les lieux où il y aura quelque chose à apprendre. Vous ferez de ces courses un motif pour lui faire lire, avant et après , ce qui pourrait y avoir rapport Lorsqu'il visitera des vaisseaux, il faut qu'il connaisse les batailles navales les plus célèbres , et qu'un marin des plus instruits l'accompagne pour lui expliquer les manœuvres qui décidèrent du sort de ces combats. Quand il inspectera une forteresse , il doit être accompagné d'un ingénieur qui puisse lui détailler, sur le terrain^ la science de la fortification, et celle de l'attaque et de h défense des places. Il puisera . dans Smith les connaissances nécessaires pour les finances et les manufactures. Les ouvrages de Winkelmann lui donneront une idée juste des beaux-arts, et il s'instruira de la belle littérature en lisant les auteurs les plus célèbres dans ce genre.

» La grande di£BcuIté de l'éducation, c'est de diriger la volonté de l'élève. Il importe donc de donner à mon fils des livres d'histoire qu'il ait du plaisir à lire, et qu'il lise seul II faut qu'il reu4e compte de ses lectures en parlant plutôt qu'en écrivant; caria fa-

410 NaTBS

Suède qfi'ù tp^t ^w». Ajné je PfMHe i|«e. pow M fikBÎliter^MQt de b p^rûle, vpu^ ^ez ioiiter cbe?^ ipqs fiU » mm w éênjn iob par ^omaioe, de sf^pt jas^B*^ j^f ^j^^pnf^i^ pir, 4^» peraMHM^ doue vo«9^ J^iri^ Xiiit 4iqi¥ ^t dopt {e ifuiHi^ vm» iwra isqoimi.

»ie4^re.qiie nig» Sto/^HiH^<^9iielw^W)A^diMisà ratura étraqg^r^ U y appreiidrii à ^a disj^in^iier OP qtii «»«>lérise 1/Ç8 attire^ natipoi», Qt ^ i^nu-^ienlr W^ 4if^wm muréms»* jeu qui $ortûiU du Q^cie die3 questipps d^.pfipc^.

» .21 lœ reste ouiimeoaot i ,fi«er Je» bm^e» à^ >ii^aîl 4e «uoi fils, €;$ ses babîAudes «iUéri(»ttre&,(J ^ ]ét[^ra à ^epft^beore^ «tAer inie , pQur copwi^qcfr ses éuidcs>à.4H>itf ï^ tes 0Mlî«i^teii9 imr qu'à QBze.

«A onze heur^y il déjeuipera av^ «ds wstk^^iWiet-iiis œ^ valiers .de service ; ^ Anse J^eures et devôe > féqr^^tion iasipi^ uuebeu^e.aprjès QÛdi.

a Lq dimanrjip sei^to^eftt, il jsera ji4piiSiW/4^miCf 4e iw» Gls^leux.peicspnnes fde.r^re cdQÎx.

» DqiilusuMeiïeoi» jf9«qa*à aioqi)eMFes,d« s^ir, il «oiiiouoci ses ^tndesj ^ cioq iieures ^t ^eoûe M se readia ches ipoi p^«r y dîner Ie;3 dimanct^,, inaixlis et jei4vi;Ji|fs attires jcms,til oangéra cbçz lui. CV^ da^s les safon^ ^ à,t9b|e.,.que,/pcij9 ji peu^ on appreud.à ccHiuaîlre Içs hgp^es,^ à.pé»é(rer l^Vi^aoï/^^ L'habitjude dju. monde doane de i>i$a^çe eji 4e tejgpfftce , lei^pnêr vient jceUe Jliipidité si iH:di^aire^ux^eoliM9ts.élQVi^4a^)s.ri8etement etdans 4a.jcetcaiie,.et.sL dA^gcre4^.||9Hr<^njri<itçe,4o^*0fe . exposerait il devenir ,du|)eiie^ b^^àitii^tfii d*iUn Um4i€i^ et tranchant. Eu.dîoant q^ez moi , mon fi^, y tiï00^i|a.r4iwis>ifis premiers hommes .de la 5^^.; .aiiuii., (u^tte j^oçii^té .cooeoprora encore à son iostçuclii^n .saj)s qu'il (prouve, i(a jCqfjitrpBÎdté^ de Fétu^e!

»:Pepqis s^i bei|i;c;s ji^fqu'à jieuf J^if^ Ati^^»W0i^4Mm* pioiefa altprmtivemeut ce içnjps, «ioit ii.£4(e4PvC^ur.à»|j#tfs

ET PIÈCES itWïlFICATIVES. Hi

Majestés, Boit an théâtre ou à quelque assemblée de bal, soit eofin dans les sociétés qu'il doit recevoir une ou deux fois par semaine, et dont je vous ai parlé plus haut. Â dix heures, il devra toujours êtcd .ccÉi^àék

» Ainsi mon fils travaillera sept heures par jour. Ce temps me paraît suflteant pour son âge. Jl vous reste, iQpnvcur le ^ron , à détermitier la nature des études qui devront occuper chaque heure, en vous conformant à tout ce que je désire qui forme l'éducatton àe tAon tUs.

• Un des points dont j'aurais dû vous entretenir en première ^jiaalyae, e'^-.leitemifieimflpett i|w «Mi-ils<àHi>lo^qunfortor m rok Jl-neidoit ifmkir^^àmsfdmmBe eircomstdMê^'qlm -oe ipl^ Ji9i M^eiCié ymém éHesttoètÊlb. dtalfes «es mtïtm Hoîmr 4M^it ,4)our fait é'««AQ||ir4« VifaMtoK <}eâft M^aHé^iot ilâlicacMii- «tamment f^éeemà h méotmè fu'aiicM M^MCk'Qe pèomiit jm^ÎA cooipenfier .^^phia lUgi^e Imcpâéinàt ^u^il lui tamenHu

» Je saâsis^;Avee jjphiwr, oetle ««asiikii, ^âooslanr ^ie *ïm0H jde GedierlôelaDr, jpeur vons 4\eiKHiMier Hassitawie ides «eiitimenM que vous m'avez tnaiÉrés depuis cfoe ^ «oosom toimt, iet jb jf»rie Dieu qu'avons ak «n sa sasnie et digne gande, et quilbé^ Disse v<M» tcawii^.

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NM7. — Note de la page 478.

Lcllre de Bernadottc à Vevnpcreur Alexandre.

21 février 1815.

« Éla par les Étata-généraDx do royanme de Suède « adopté par Charles XIII , je sois heureux de pouvoir ajouter à ces titres l'amitié de Votre Majesté Impériale et la gloire du nom suédois relevé. Jecrois avoir pour cela desdroitsplussûrset plus légitimes que si je descendais eu ligne directe d'un usurpateur du aède même^le Gharles-MarteL Je n'ai point cherché le trône» les Suédois m'en ont offert la succession ; en racceptant , je me suis confié k leur loyauté , et je leur ai donné la mesure de mon estime et de mon dévouement pour, la nation : »nsi je n'ai rien & démêler ni avec Gustave ni avec sa famille. Au reste, ma cause. Sire, est celle de tous les princes et de tous les gouvernements. J'instruis mon fils de manière à le rendre digne de commander aux Suédois; je lui donne pour règle de n*ambitionner le bien de personne, mais de savoir conserver ses droits tout en défendant ceux du peuple qui l'a appelé. Je lui léguerai les sentiments que m'ont inspirés. Sire, votre déférence, pour les droits des nations et la noble chaleur avec laquelle Votre Majesté défend la sainte cause des peuples.

» Ghârles-Jean. »

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