Chroniques de J. Froissart ^ t. Il, p
3. Jean ie Bel [Chroniques j éd. Polain, t. II, p. 15) et Froissarl sont les seuls chroniqueurs qui mentionnent ce siège de Rennes par les Anglais pendant les derniers mois de 1342, mais ce n'est pas une raison suffisante de révoquer en doute leur témoignage. Dans une lettre adressée à son fils du siège devant Vannes la veille de Saint-Nicolas (5 décembre) 1342 {Chroniques de J. Froissarl, t. III, p. vr, notes 3 et 4), Edouard III dit qu'il vient de faire une grande chevauchée en Bretagne et de réduire sous son obéissance plusieurs forteresses, entre autres Ploérmel et Redon ^ or la distance de ces villes à Rennes n'est pas telle que le roi anglais n'ait pu la franchir pour renforcer le détachement qui assiégeait cette dernière ville. D'ailleurs, fût-il prouvé qu'Edouard n'alla pas à Rennes en cette circonstance, cela ne suffirait pas pour infirmer le fait attesté par deux chroniqueurs dont l'un est un contemporain. Pour avoir le droit de ranger parmi les fables le siège raconté en détail par Jean le Bel et Froissart, il faudrait prouver que ceux des assiégeants ou des assiégés dont on donne les noms se trouvaient pendant les trois derniers mois de
broke et de SuCTolk. D'après le même chroniqueur, pendant l'investissement de Nantes par le comt« de Northampton et le siège de Vannes par Edouard IH, c'est-à-dire dans le courant de décembre 1348 ou pendant la première quinzaine de janvier 1343, ces Anglais campés devant Rennes livrent un assaut qui dure un jour entier et Us perdent beaucoup de monde, car il y a dans la place de bons chevaliers et écuyers de Bretagne, du parti de Charles de Blois, le baron d'Ancenis, le seigneur du Pont, messire Jean de Halestroit, Ëven Charruel et Bertrand du Guesclin, écuyer'. La rédaction du premier livre des Chroniques de Froissartoîi l'on trouve cette mention a été composée vers 1369. Dans une rédaction postérieure, qui date des dernières années du règne de Charles V, c'est-à-dire d'une époque oii du Guesclin, devenu connétable de France, est arrivé au faite des honneurs et de la gloire, le chroniqueur de Valenciennes, reprenant le récit de ce même siège de Rennes, a soin d'ajouter ici que Bertrand était alors Irès-jeune', ailleurs, qu'il était très-jeune et «de grande emprise' ». Notre héros est jeune en cfTet, puisqu'il n'a guère que vingt-trois ans.
1341 partout ailleurs qu'à Dcnaes. La disposjlton suivanle de la Utvt de NaJcslroit indique clalrenicnl qu'un certain nombre de villes et de forteressee étaient asaiégëea au moment de la conclusion de cette Irdve : • Et qaalaordecim persone, videlicet septem ex uua parte et scptem t\ alia parle diclorum regum, intrabunt villas, catlrn mu fortuiicia ubi ob»t*siùna erant et vidcbunt garniaioncH laui gcntiuui quant victoalium que inluB crunt, ad Qnom quod, die qua delicienl isle treuge, dicle ville, cm- Kn seu fortalicia que esscnl obscssa remaotliuat et pooenlur ia lali numn'o et quantitale viclualium et personarum aient repperienlur per pLTdiclas qualuordecim pcrsonas, excepta dicla civitate Venetcnsi.... • Arctt. Nat., sect. hiat., J S3£, n* H bU.