‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et de son époqueChapitre 134 sur 286 · Qrandea Chroniques, t. VI, p · texte numérisé non relu

Qrandea Chroniques, t. VI, p

Ne pouvant extirper le mal, le dauphin essaya du moins de Tempécher de s'étendre. Par mandement, en date du 15 mars, il chargea un chevalier qui jouissait de toute sa confiance, Pierre de Yilliers, le protecteur de du Guesclin et son prédécesseur dans la capitainerie de Pontorson, de mettre en la main royale les forteresses situées entre Paris et Dreux, entre Paris et Chartres, entre Paris et Ëtampes, et d*y établir au nom du régent des ch&telains et des officiers pour les gardera Mais il ne suffisait pas de comprimer le brigandage à l'intérieur. Ce brigandage s'alimentait sans cesse de tous les aventuriers d'Angleterre qui, passant la mer comme des bandes d'oiseaux de proie, venaient périodiquement s'abattre sur le royaume de France pour s'y repaître. Il fallait mettre un terme à cette émigration malfaisante. Pour pourvoir à ce besoin, le duc de Normandie résolut d'entretenir une croisière chargée de garder l'entrée des principaux ports par où les compagnies anglo-navarraises faisaient leurs recrues. Trois jours après avoir confié & Pierre de Yilliers la mission dont nous venons de parler, le 18 mars, il conclut un arrangement avec un des marins les plus renommés de ce temps, Baldo Doria, chevalier, de l'illustre famille génoise de ce nom. Aux termes de cet arrangement, Baldo s'engageait à servir le roi de France par mer à la tète de quatre cents hommes, tant Génois que Français. Il se chargeait d'armer en course, outre deux galiots, sa propriété personnelle, qui étaient en station dans le port de Nantes, une galée et une galiole appartenant au roi et ancrées & la Rochelle. Le duc de Normandie se réservait la moitié des prises, moyennant quoi Doria devait toucher, pour sa solde et celle de l'équipage, pendant deux mois de

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