Arch. Nat., sect. jud., X'* 19, ^' 347 et
7. • Granl chien maslin. • JJ 108, n- 76. — « Une sienne chienne mastine.-JJ 116, n*5t.
garde complètent cet ensemble d'animaux à nourrir ; et même, vers la (in du siècle, on voit s'introduire la mode des chiens espagnols ou épagneuls*.
Les salaires des serviteurs sont alors aussi élevés qu'ils l'ont été pendant la première moitié de notre siècle, si l'on tient compte de la différence du pouvoir de l'argent à ces deux époques; ils varient pour le loyer à l'année, de sept* à cinq' francs et, pour une journée de travail, de trois sous à deux sous six deniers tournois *.
L'alimentation des paysans atteste non moins que le chiffre des salaires l'aisance qui règne dans les campagnes. Sans doute il y a des provinces où l'on vit surtout de bouillie' et de pain de seigle*; mais le pain blanc n'est pas rare, puisque les membres d'une confrérie établie à ChÀlons, au commencement du quatorzième siècle, en font des distributions à chaque tribu de mendiants de leur ville ^ Comme il y a partout de vastes forêts où Ion nourrit les pourceaux, le paysan fait son ordinaire de viande de porc soit sous forme de lard salé*, soit sous
1. En 1393, Robert de Percy, seigneur de Soulles (Manche^ arr. Sainl- Lo, c. Canisy) faisait nourrir « Un chien espaiffriol en l'ostel d'un l)onhomme de village. » JJ 144, n" 456.