‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et de son époqueChapitre 27 sur 286 · JJ 108, n** 84, 318. JJ 109, n · texte numérisé non relu

JJ 108, n** 84, 318. JJ 109, n

forme de jambon * ; mais il n'est guère de chaumière qui ne soit aussi pourvue d'une broche en bois* pour rôtir les volailles, et Ton a ipème l'habitude de les larder* afin d'en rendre la chair plus savoureuse. Un convive considère qu'on l'insulte quand on lui sert des pigeons cuits à l'eau*, et un voyageur, breton, il est vrai, dégaine contre le maître d'une hôtellerie où il est descendu, parce que la viande qu'on lui présente n'est pas assaisonnée de moutarde'. C'est que la moutarde, comme du reste toutes les épices, est un condiment dont on fait le plus grand usage ; et, dans les meuneries de quelque importance, il y a presque toujours, contre trois moulins à blé, un moulin à moutarde ^ Dans les plus humbles ménages, on met la nappe sur la table, quand on donne & dtner à des parents ou à des amis^

Les boissons sont à si bon marché qu'on en fait une consommation énorme. Dans les pays où l'on cultive la vigne, comme il n'est besoin d'aucune autorisation pour vendre le vin au détail, il y a presque autant de taverniers que de propriétaires de vignobles. En Normandie, le cidre^ tend à supplanter l'antique cervoise, et les ta-

1. « Jambons et eschinées de deux oa trois pourceaux. » JJ 112^ n* 47.

2. A Saint-Étienne-du-Gault; au diocèse de Chartres, un paysan prend dans sa chaumière « une haste de bois à rostir poulailU » pour battre quelqu'un. JJ 111, n* 259.

3. A Valiières, au bailliage de Chartres, un vol est commis dans Thabitation d'un cultivateur « où Ton lardoit deux poules pour roslir ». JJ 90, n* 627.

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