‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et son époqueChapitre 10 sur 291 · G'estoit un beau cbappel, d'or et d'argent ouvrez · texte numérisé non relu

G'estoit un beau cbappel, d'or et d'argent ouvrez

avec des chances égales. Bertrand appelle la ruse à son secours. 11 « joue d'un jeu.si subtil » qu'il finit par faire perdre terre à son adversaire et le renverse sur le dos ; mais celui-ci ne lâche pas prise et l'entraîne à son tour dans sa chute. En tombant sur son champion, le jeune du Guesclin se heurte contre un caillou pointu; il a le fçcnou à moitié coupé, et Ton est obligé de le relever en le proclamant vainqueur. Bertrand se fait panser par un barbier et porter chez sa tante, qui lui pardonne cette aventure, à condition qu'il renoncera à ces amusements de vilain et n'essayera désormais ses forces que dans 1ns joutes et les tournois.

Après un an de séjour à Rennes chez son oncle, Bertrand parvient à reconquérir les bonnes grâces de ses parents. De retour à la Motte-Broons, il se met à suivre attentivement les joutes et les tournois; il s'y rend, monté sur un des petits chevaux de son père. Quoique sa bourse soit mal garnie, il ne tarde pas à se faire un renom de générosité. Partout où il sait qu'une réunion de jeunes écuycrs doit avoir lieu, on présente le vin au nom de Bertrand du Guesclin ; aussi chacun l'accueille avec joie et lui fait fétc. Les pauvres gens ont leur part dans ses libéralités, et il lui arrive parfois de se dépouiller de ses habits pour les donner à des mendiants qui lui demandent l'aumône, quand il ne peut les assister autrement. « C'est le fait pour quoi son père l'aime le plus et pense bien que son fils lui fera honneur». »

Ici se place un événement qui fait époque dans l'histoire de Bertrand, le célèbre tournoi de Rennes. Si l'on connaissait ladate précise decet événement, on en pour-

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