‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et son époqueChapitre 158 sur 291 · Rymer, vol. III, p · texte numérisé non relu

Rymer, vol. III, p

3. Le samedi 22 juin 1359. lonocent VI êcm*ait à Jean, marquis de Montferrat. qu'il fallait détourner de son projet le jeune comte d'ÂIençon, « si juvenilis ei hoc levitas persuaserit. ac deinde, vel compleiionis su» débilitas, vel forte ignota sibi prius religionis asperitas, ex nunc sibi perseverantiam interdicant. > Raynaldi, Annales^did annum 13ô9, n*l.

4. Philippe d'Alençon, le second fils, était archevêque de Rouen.

Pierre d'Alençon, qui va demeurer comme otage en Angleterre à la place de son frère aîné.

Serviteur du duc d'Orléans, vassal du comte d'Alençon, du Guesclin vient d'être rattaché par un lien non moins étroit au duc d'Anjou. Le 9 juillet 1360, le second des fils du roi Jean, Louis, comte d'Anjou et du Maine, a épousé Marie de Bretagne, cette princesse dont l'éblouissante beauté attire tous les regards. On dirait que la sainteté de Charles de Blois, que l'indomptable énergie de Jeanne de Penthièvre, ont fleuri en grâce dans la duchesse d'Anjou. Bertrand a sans doute assisté au mariage et aux fêtes données à Saumur à cette occasion. Quoi qu'il en soit, le capitaine de Pontorson, dont on connaît le dévouement de vieille date au duc de Bretagne, en reportera désormais une partie sur le gendre de celui-ci qui est loin, hélas ! de le mériter au même degré que son beau-père. Louis, de son côté, dont le roi Jean érige au mois d'octobre le comté d'Anjou en duché*, pour dédommager son fils d'aller tenir prison en Angleterre, Louis a l'heureuse inspiration d'adjoindre à Jean de Saintré son sénéchal, chargé de la défense du pays pendant son absence, le héros du siège de Rennes, le serviteur lidèle et éprouvé de Charles de Blois. Le samedi 31 octobre, Edouard III, qui est venu en France échanger les ratifications du traité de Brétigny, s'embarque à Calais pour retourner dans son royaume. Il emmène avec lui les seigneurs des Fleurs de Lis, remis comme otages entre ses mains, et à leur tête les ducs d'Orléans, d'Anjou et Pierre d'Alençon.

L'absence de ces princes laisse le Perche, le Maine, l'Anjou, dans une sorte d'abandon ; mais les habitants de ces trois provinces n'y perdront rien, puisque le ca-

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