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8. Le Ménagier de Paris, éd. Pichon, introduction, p. xxxvi à xzxTm.
lage la fourniture de plusieurs livres de safran ou de poivre*. Non contents d'avoir le vin à profusion, ils tiennent à le boire dans des coupes de prix. A Saponay, forteresse voisine de Château-Thierry, ils exigent à titre de rançon des habitants de Coulonges* trois cents écus, une aune d'écarlate et un hanap d'argent pesant dix marcs, par-dessus le marché *.
Toutefois, c'est dans leur toilette qu'ils apportent le plus de recherche et déploient un luxe vraiment effréné. Si les plus pauvres se taillent des manteaux en faisant des trous pour y passer la tête dans les pièces de drap volées aux marchands, un mode d'habillement aussi sommaire est l'exception*. Ils affectionnent surtout « ceintures d'argent, chapeaux de bièvre, atours de damoiselles'. » Vous ont-ils fait prisonnier, vous n'avez pas de plus sûr moyen d'être relâché que de leur offrir une belle robe*, quelque riche ceinture' ou des joyaux*. Guillaume Remy et son gendre, pris par les Anglais de Chevreuse, parviennent à s'échapper de leurs mains en leur donnant cinq cents clous à ferrer chevaux et quatre