‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et son époqueChapitre 226 sur 291 · Voy. plus haut, p. 276, 277, 298 à · texte numérisé non relu

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il a sans cesse l'injure à la bouche. II entretient à sa solde neuf hommes d'armes, huit servants, et il touche une pension annuelle de près de mille écus sur la cassette de Charles le Mauvais*. Autour du Bascon et de son inséparable compagnon Sanche Lopez se pressent Baudouin de Bauloz, Jean Gansel, Pierre d'Âigremont, Lopez de Saint-Julien, capitaines d'Anet, de Livarot, du BoiS'de-Maine et de Saint-Sever*.

Les chefs des Anglais mercenaires forment un second groupe de combattants. On les reconnaît entre tous à leur haute taille et à la croix rouge de Saint-Georges inscrite sur les bannières. Ce géant, qui les domine du geste et de la voix, c'est Jean Jouel, le confident et l'instrument secret de la vengeance d'Edouard III furieux du manque de parole de Louis, duc d'Anjou. Cet autre, qui étale avec tant de complaisance le luxe de son armure, c'est Robert Chesnel, la terreur des paysans du comté d'Alençon auxquels il s'amuse à faire couper les poings*. Et ce troisième, que Chesnel semble regarder avec défiance, c'est aussi un Anglais, c'est Robert Sercot qui commence à disputer au coupeur de poings, son compatriote, Je monopole de l'exploitation du Perche*. Toutefois, de tous ces bandits, le plus odieux aux Français et particulièrement aux Bretons, c'est Jacques Plantin qui désole depuis dix ans les environs de Pontorson, les marches du Perche, du Maine et de l'Anjou. Le chevalier qui fait les délices de la cour du prince de Galles, le galant et chevaleresque captai de Buch se trouve un peu fourvoyé, il faut le reconnaître, en telle compagnie :

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