‹ Histoire de Bicêtre (hospice-prison-asile) d'après des documents historiqueChapitre 11 sur 137 · Victor Hugo. — Notre-Dame de Parh, livre II, chaji. vi · texte numérisé non relu

Victor Hugo. — Notre-Dame de Parh, livre II, chaji. vi

IIISTOIKK DK Itir.ÊTUE 17

Les Sabouleux se laissaient tomber sur le pavé des rues avec des contorsions affreuses. Faux épileptiques, ils produisaient l'écume sur leurs lèvres en s'introduisant du savon dans la bouche.

Enfin, les Cagots, Cagoujo ou Archi-Snppôls, les anciens, les expérimentés instruisaient les novices. Ils leur enseignaient l'art de couper les chaînes de montre, d'enlever les bourses, de tirer les mouchoirs, de se créer des plaies.

Telles étaient, d'après Sauvai, les diverses catégories d'habitants de ces cours des Miracles où, « dans des logis bas, enfoncés, obscurs, difformes, faits de terre et de boue, ils se nourrissaient de brigandages, s'engraissaient dans l'oisiveté et dans toutes sortes de crimes,

ce Là, sans aucun soin de l'avenir, chacun jouissait du présent, et mangeait le soir avec plaisir ce qu'avec bien de la peine et souvent avec des coups il avait gagné tout le jour, car on appelait là ffoffner ce qu'ailleurs on appelait dérober (1) )i.

Sous les règnes de François P'' et de Henri II, les historiens signalent encore l'existence d'une association de gueux nommés Belistres. Leur chef s'appelait Ragot et :

« Cet élégant et insigne orateur bélistral, unique Ragot, jadis tant renommé entre les gueux de Paris comme le paragon, roy et souverain maître d'iceux, a tant fait en plaidant pour le bissac d'autruy, qu'il en laissa de ses enfants pourvuez avec les plus notables personnes que l'on saurait trouver (2). »

Cette société avait ses lois, son langage: l'argot, son chef suprême : le Grand Coësre.

D'un autre côté, l'état des populations des campagnes était déplorable. « Les paysans, disait Fortescue, qui avait parcouru la France au temps de le Réformation, boivent de l'eau, mangent des pommes, se font avec du seigle un pain de couleur noire et ne savent pas même ce que c'est que la viande, j) ce Notre France, disait Loyseau, est à présent toute remplie de mendiants valides à cause de l'excès des tailles qui contraint les gens de besogne d'aimer mieux tout quitter et se

1. Sauvai. —Histoire des Recherches des Antiquités de la ville de Paris, t. 1", p. ;i25.

2. Citation de Dulaure. — Histoire de Paris, t. II, p. 318. Ed. 1864.

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rendre vagabonds et gueux pour vivre en oisiveté et sans souci aux dépens d'autrui que de travailler continuellement sans r^en profiter et amasser que pour payer leur taille (1) ».

Non seulement les tailles et les impôts pressuraient le peuple, mais il ne se passait point de semaine, point de jour souvent où les gabelous, les sergents, les gens d'armes ne sortissent des citadelles, se répandant dans les campagnes , pillant les maisons, tuant les bestiaux, saccageant les fourrages.

Alors le paysan quittait son village, se repliait sur Paris et, comme il n'avait plus de quoi vivre, il mendiait son pain. C'était pour la capitale une invasion qui, de règne en règne, alla toujours en grandissant.

Une ordonnance de François II, en 1545 (2), enjoignit d'employer les mendiants valides à des travaux publics, d'enfermer les invalides dans les hôpitaux et de les faire entretenir par chaque paroisse. Sous Henri II, l'avocat général Seguier informait ce monarque, lorsqu'il vint au Parlement tenir son lit de justice, que Paris contenait huit à neuf mille pauvres et que ces pauvres étaient privés d'aumônes. En 1571 , l'ordonnance de Moulins prescrit dans l'un de ses articles :

•< Les pauvres des villes, bourgs et villages seront nourris et entretenus par ceux de la ville, bourg ou village dont ils sont natifs ou habitants. Il leur est déleudu de vaguer ni de demander l'aumône ailleurs qu'au lieu duquel ils sont ; à ces tins, sont les habitants tenus à contribuer à la nourriture desdits pauvres selon leurs facultés à la diligence des maires, échevins, conseils et marguillers des paroisses. »

En 1596, les pauvres formaieniprèsde la vingt-sixième partie delà population. La disette vint encore accroître leur nombre. Dès le mois de janvier, le pain fut si cher que la moitié du peuple ne mangea point tout son saoul. Les rues étaient pleines de monde, hommes, fem.mes, enfants, pâles, déguenillés, criant, hurlant à la faim. L'Hôtel-Dieu n'avait plus de lits pour recevoir les nouveaux venus. Encore, la plupart étaient si exténués qu'ils mouraient en arrivant.

1. F. Béchard. — Du Patipà-isme en France, 1 vol. 1853, p. 5.

2. Dès 1351, le roi Jean enjoignait par un édit à tous les mendiants valides de sortir de Paris, dans les trois jours, ou de renoncer au vagabondage.

HISTOIRE DK BICÈTRE lit

Le Parlement s'émut de cette situation. Il prit le parti de les renvoyer dans les provinces et, à ce sujet, rendit deux arrêts consécutifs (29 août et 24 octobre).

« Injonction très expresse est faite à tous vagabomls, gens sans aveu et sans maître et à tous les pauvres valides qui ne sont pas de Paris d'en sortir dans les vingt-quatre heures et de se retirer chacun au lieu de sa naissance à peine d'être pendus et étranglés sans forme ni figure de procès.

«Ordonne qu'afin qu'ils fussent reconnus, ils fussent rasés et que pour empêcher qu'ils ne revinssent ou qu'ils n'en revint d'autres à Paris, il serait commis des archers à chacune des portes de la ville ».

Les désordres et les guerres civiles pendant la régence de Marie de Médicis augmentèrent la misère.

En 1612, Louis XIII ordonna le renfermement des mendiants et chargea les magistrats de l'exécution de cette arrêt.

ce 11 existait à cette époque, non loin de l'église Saint-Victor, visà-vis le Jardin Royal des Simples (aujourd'hui Jardin des Plantes) entre lesrues du Battoir et du Faubourg-Saint- Victor, sur la rue de Copeaux, un établissement de jeu de paume, portant comme enseigne : A la Trinité ! Cette maison qui avait un grand jardin fut achetée par les magistrats qui y firent construire un hôpital appelé Notre-Darae-de-Pitié parce que la chapelle était sous cette invocation.

« Ils louèrent également quatre grandes maisons avoisinantes, qui ne furent achevées que plus tard, et les aménagèrent de façon à remplir le but qu'ils se proposaient. On y reçut tous les vieillards sans aucune ressource, on y enferma tous les pauvres que l'on put arrêter (1). »

Cet ouvrage qui avait donné tant de mal à ceux qui l'entreprirent ne fut pas de longue durée. Ces installations furent abandonnées au bout de six ans. Les administrateurs chargés de les diriger n'étaient pas investis d'une autorité suffisante pour surveiller une population aussi difficile. Seuls, un certain nombre de petites filles et de petits garçons y furent élevés. En même temps, de vieilles femmes trouvaient là un abri pour leurs derniers jours.

Reprenant le thème de l'ordonnance de Moulins, les édits du par-

1. !)'■ Octave Guillier. — Histoire de i'IIôijilal Xulre-Uame-de-Pilit', 1 broch., l'aris, 1882, paiie 18.

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lement se succédèrent, mais on essaya vainement d'éloigner de Paris la foule des mendiants et des vagabonds (1).

Jusqu'en 1640, les édits ne remédièrent pas à cet état de choses. Plus que jamais, dans les cours des Miracles, se réunissaient le soir, Rifodés, Malingreux et Francs-miloux ; plus que jamais les Cagots apprenaient aux Narquois à préparer des bandages pour leurs fausses plaies, aux Coquillards à épeler la Complainte de sainte Reine, aux Hubains à simuler l'épilepsie en mâchant du savon.

Les magistrats étai^t impuissants à guérir la ville de cette lèpre; du reste, la cour trouvait dans ces associations un objet d'amusement et de plaisanterie plutôt qu'un objet de crainte.

Le spectacle d'un de ces mendiants qui, en excitant la pitié, arrache les aumônes, en même temps qu'il coupe la bourse de celui qui les lui donne, parut si comique qu'en 1653, il servit — dit Sauvai — de passe-temps au Roi et d'entrée au ballet royal de la Nuit, ballet divisé en quatre parties et dansé sur le théâtre du Petit-Bourbon. « Jamais, ajoute cet écrivain, les subites métamorphoses de ces imposteurs n'ont été plus heureusement représentées. Benserade nous y prépara par des vers assez élégants. Les meilleurs danseurs du royaume figurèrent le concierge et les locataires de la Gourdes Miracles, par une sérénade et des postures si plaisantes que tous les spectateurs avouèrent que dans le Ballet il n'y avait point de plus facétieuse entrée.

— Ces désordres, qui accusent les vices du gouvernement; ces infamies, dont la représentation faisait rire le roi et ses courtisans, n'amusaient nullement les Parisiens et devenaient un outrage continuel à la morale, un attentat à la propriété; aussi les plaintes contre les mendiants, quoique inutiles, étaient très fréquentes. Le nombre de ces vagabonds, de ces habitants des cours des Miracles s'était fort accru et s'élevait, suivant quelques exagérateurs, à quarante mille (2). «

Ce fut alors que l'on pensa sérieusement à s'eu débarrasser, en fondant, en 1656, l'Hôpital Général.

Plusieurs essais d'hospitalisation avaient été avant cette époque tentés sans succès ; seule, la création de magasins charitables avait pro-

i. Edits de iù\l,, 1622, 1(123, 1627, 1631, 1632, 1036. 2. Dulaure. — Histoire <le Paris, éd. 1804, t. III, p. 277

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duit quelques bons résultats (I). Un homme de bien, d'un caractère énergique, Pomponne de Beliièvre, premier président du Parlement de Paris, entreprit de mettre à exécution le projet de cette assemblée qui, par un arrêté en date du 10 juillet 1G32, avait décrété la fondation d'un hôpital général. Il voulait que l'État recueillit les pauvres et soulageât, leur misère, en leur offrant un asile sur, des logements sains, la nourriture de chaque jour et même un travail rémunéré. 11 fit de cette question une étude approfondie et la soumit à. l'appréciation des membres du Parlement. Comme il arrive toujours, chaque fois que se présente un innovateur, disons le mot plus juste : un réformateur audacieux, on traita le projet de Pomponne d'utopie, d'imagination et de chimère. Les déboires ne le découragèrent pas. Il persista dans sa résolution et parvint enfin à soumettre à Mazarin le projet d'établisseïxient auquel il donnait le nom d'Hôpital Général.

Le 27 avril 1656, le roi Louis XIV signa l'édit de création (2), et céda pour recevoir les pauvres, aux fondateurs de cette œuvre charitable et superbe, les maisons de la Pitié, Scipion, la Salpètrière et les bâtiments du château de Bicètre.

Hélas, Pomponne de Beliièvre ne devait pas assister à la réalisation de son rêve. Il était mort depuis quelques mois et M. de Nesmond lui succédait au Parlement lorsque le 1" mai 1657, on publia au prône

1. La forulation de l'Hôtel-Dieu remonte, selon la tradition, à saint Landry, évèque de Paris au viu'^ siècle.

Après la première croisade, de nombreux établissements hospitaliers sont fondés pour donner asile aux pauvres et aux infirmes.

« Cependant, dit M. Davenne (a), comme s'il était dans la nature de toute institution humaine de porter en soi le germe de sa dégénérescence, ce système d'organisation des secours publics, bien que conforme aux mœurs du temps et paraissant olTrir les plus sûres garanties, ne pouvait échapper aux effets de relâchement de la discipline ecclésiastique dont les siècles qui suivirent donnèrent l'aflligeant spectacle. Les communautés religieuses chargées d'administrer les hCipitaux perdirent peu à pou de vue leur pieuse mission; la charité cessa de présider à leurs actes. La passion de l'intérêt personnel, une ardente et cupide ambition succédèrent au désintéressement corime aux autres vertus dont le clergé français donnait jadis l'exemple et l'on vit alors dans les mains de mandataires inlidèles, le bien des pauvres livré aux plus coupables déprédations.

« En vain l'autorité royale chercha par des règlements sévères à remédier à de si graves abus, les édits furent sans eifet et les coupables restèrent impunis. »

(a) Davenae. — Des secours publics en France, t. 1", p. 230.

2. Voyez Appemjice. — Edict du Roy portant Eslablissement de l'Hôpital Général.

de chaque paroisse l'édit portant que, le 7 du même mois, l'Hôpital Général et ses annexes seraient ouverts pour y recevoir les pauvres qui S9 présenteraient et que la mendicité était désormais interdite dans les rues de Paris.

La Pitié devint le chef-lieu de l'Hôpital Général, dont les besoins furent assurés par les libéralités de Louis XIV et de ses ministres et par des droits, privilèges et immunités que possédaient les maisons qui, lors de l'édit de 1012, avaient été destinées au renfermement des pauvres. Ces principales taxes portaient dans de certaines proportions sur les confiscations adjugées au roi, les amendes, les entrées de vin dans Paris, sur le sel, les forêts de l'Ile-de-France et de Normandie, les quêtes et les produits des troncs dans les églises. Enfin toutes les communautés, tous les corps laïques, devaient contribuer à la subsistance de cette administration (1).

Le premier pas en avant vers le progrès se trouvait franchi, mais le soulagement des pauvres et de la misère n'en fut pas moins, longtemps encore, ordonné d'une manière imparfaite. Jusqu'en 1789, on peut le dire, il n'exista aucun système régulier pour la répartition des secours publics. On vécut sans plan de conduite, sans règle déterminée.

Il appartenait à l'Assemblée Constituante d'essayer la première de résoudre cette question. A la charité humiliante des derniers siècles, elle substitua la fraternité. Au nom do l'Assemblée, M. de la Roche-

1. De l'examen des comptes Je la première année, il résulte que le premier fond sur lequel l'Hi'ipital Général a été entrepris était de cent cinquante mille livres, soit IbO.OOO 1.

Que le roi, la reine et plusieurs personnes de condition (président Bellièvre, cardinal de Mazarin, duc de Mazarin, etc.), donnent, comme ils l'avaient promis, quatre-vingt mille livres, soit. '. 80.000

Que le revenu réglé sur le londs des Hôpitaux unis montant à soixante mille

livres, se trouva augmeuté Jusqu'à deux cent ciiiciuaiite mille livres. . . . 230.000

Que le feu roi avait accordé sur l'entrée du vin : deux cent mille livres. . . 200.000

Soit un total de six cent quatre-vingt mille livres 680.000 1.

Sur ces prévisions, en lôiiT, on réalisa une recette de cinq cent quatre-vingt-neuf mille cinq cent trente-six livres (o89.o36 1.) et la dépense fut de cinq cent quatre-vingt-six mille neuf cent soixante-six (o8G.966 1.).

A. Husson. — Etude sur les Hôpitaux (Extrait des procès-verbaux de MM. Doviotet Sautot, commissaires députés par la Cour). Archives de l'.^ssistance publique. — Voyez Appendice.

IIISIOI lîK DK lilC.lVriiK 2'.i

foucauld-Lianconrt proclama pour tout citoyen le droit à l'apsistance: — a Cette vérité, s'éoriait-il, vérité fondamentale de toute so:-iété et qui réclame impérieusement sa place dans la Déclaration des Droits de l'Homme, a paru au Comité devoir être la base de toute loi, de toute institution politique, qui se propose d'éteindre la mendicité. Ainsi, la Société doit pourvoir à la subsistance de tous ceux de ses membres qui pourront en manquer. Et cette secourable assistance ne doit pas être regardée comme un bienfait; elle est sans doute le besoin d'un cœur sensible et humain, le vœu de tout homme qui pense, mais elle est le devoir strict et indispensable de tout homme qui n'est pas luimême dans l'état de pauvreté, devoir qui ne doit pas être noirci ni par le nom, ni par le caractère de l'aumône ; enfin, elle est, pour la Société, une dette inviolable et sacrée. »

Malheureusement les discussions traînèrent en longueur et ne portèrent point tous les fruits qu'on était en droit d'espérer. La loi du 27 novembre 179G organisa le système des Bureaux de bienfaisance et des Commissions administratives. Plus tard, un arrêté du 17 janvier 1801 (27 nivôse an IX) fixa pour Paris la forme définitive de cette organisation et confia à un Conseil Général l'administration des Hô[iitaux et des Hospices. Un second arrêté du 19 avril (29 germinal) de la même année réunit l'administration des secours à domicile aux attributions du Conseil Général des Hôpitaux.

La Constitution de 1848 fit, elle aussi, à l'État un devoir do l'Assistance. « La République, y est-il dit(Préamb., Art. vu), doit par une assistance fraternelle assurer l'existence des citoyens nécessiteux, soit en leur procurant du travail dans les limites de ses ressources, soit en donnant à défaut de la famille des secours à ceux qui sont hors d'état de travailler. «

La loi du 10 janvier 1849, qui organisa l'Administration de l'Assistance publique à Paris, fut la conséquence de cette déclaration. Elle substitua à l'ancien Conseil Général un directeur unique et responsable, assisté d'un Conseil de surveillance. « Elle assura ainsi l'unité d'impulsion à des services multiples, elle permit de faire concourir ceux-ci au même but, d'activer la bienfaisance, de la régulariser, pour ainsi dire, de ménager la précieuse fortune qui est le palrimoine des pauvres, de ne distribuer des secours qu'en connaissance de cause,

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dans une mesure proportionnée aux ressources dont on dispose et aux besoins qu'il est urgent de soulager (1). »

Le nombre des hôpitaux actuels placés sous la tutelle de l'Administration de l'Assistance publique est de 24, celui des hospices de 5, celui des maisons de retraite et fondations de 14.

C'est l'un de ces établissements hospitaliers, un des plus grands de la Capitale, dont nous allons étudier l'histoire : Bicêlre ! dans ses transformations diverses, depuis sa fondation comme hôpital jusqu'à nos jours.

i . Maxime Diicamp. — Pwis, ses ûr(janes, ses fonctions, sa vie, tome IV, T'édition, page 7.

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