Extrait </« registres d'Écrvu de Bicêtre
Sorciers: — Du 0 juillet 1740 —
Foroe. — Alexandre Martin, dit La Jeunesse, 2j ans, né ^Hrigny, près Paris.
ORDRB DU ROI
Cet homme passe à Longjumeaupour se servir de maléfices. C'est un rôdeur de campagne qui se donne pour sorcier aux gens simples. Sorti le 25 février 1741.
Blasphémateurs : — Du 9 mai 17o0 —
Force. — Bernard Lafargue, .30 ans, de llhodez en Rouerguc, gainier.
(Sentence de police du 8 mai \TM).
Mendiant violent, séditieux qui a juré et blasphémé le S. N. de D... Sorti le 17 juin 1750. {Registres des Arch. dr liicêlre.)
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recevait les soldats cliassés du r(\i;iiiieiit di's t^ardos franraiscs, du bataillon de la milice de Paris, dos p^ardos suisses, etc, arrêtés pour désertion, vol ou rébellion. Avant leur entrée, ils étaient préalablement fouettés avec des verges, au Montparnasse ou au Champ des Capucins- Après un emprisonnement plus ou moins lonj?, on les envoyait aux colonies. De temps à autre, les registres relatent aussi l'admission d'élèves de l'école vtiti-rinaire de Charenton, conduits à Bicètre par mesure disciplinaire ei, placés, soit à la Force, soit aux C'chots, pour un temps d'ailleurs assez court. Parfois encore, la police amenait en bande des vagabonds, des individus trouvés, avec des femmes de mauvaise vie, couchés dans les carrosses du Carrousel.
Les prisonniers n'étaient en général reçus à Bicètre que pendant le jour : De six heures du matin à sept heures du soir, en été; de huit heures du matin à cinq lieui'es du soir, en hiver. Dès qu'ils arrivaient deux gardes les menaient au bureau pour les faire interroger. On insci'ivaitsurles registres leurs noms, prénoms, état civil, âge, lieu de naissance, avec la province et le diocèse. Leur signalement était pris mais on ne rendait cosipte à personne des prisonniers. On ne pouvait les voir au parloir que par ordre des ministres ou des magistrats. Après cet interrogatoire, on dressait, en leur présence, l'inventaire de leurs bardes et elfeis, puis ils étaient conduits à destination. Là, on leur faisait revêtir l'uniforme de la maison. C't'tait un vêtement complet de bure. Leurs etiets mis en paquets étaient portés dans un magasin pour leur être rendus, s'il y avait lieu, à leur sortie. Il ne leur était laissé ni argent, ni bijoux. Ceux-ci étaient déposés entre les mains du sous-économe qui leur distribuait l'argent par petite quantité, suivant leurs besoins.
A la sortie, efleis, argent, bijoux leur étaient rendus. En cas de décès, ces objets appartenaient à la maison, mais, dans l'un et l'autre cas, si les pensions étaient payées d'avance, le surplus étaient remboursé aux payeurs. Les prisonniers n'étaient mis en liberté qu'en vertu d'ordre émanant des autorités qui avaient ordonné leur séquestration. Il était rare que la liberté soit pleine et entière. Le plus souvent on les exilait loin de Paris, à 4U ou OU lieues de la capitale (Ij.