Voyez à l'ArPENrur
lllSKlIHr, l)|-, HinÉTRE 51
Outre les prisonniers employés au polissa£?e des glaces, 72 autres étaient occupés au manège du Grand puits (ï) et gagnaient environ S sols el 4 (/('«/ers par jour.
^L'entretien de tous ces prisonniers incombait à l'hôpital général. L'uniforme consistait pour les pensionnaires des cabanons en un frac, un gilet et une culotte d'une grosse étofTe de liretaine grise, des bas et un bonnet de laine, une paire de pantoufles, et" des sabots. Pour ceux des salles de force, le froc était remplacé' par une ve^te, ils ne portaient ni bas ni pantoufles. Ils étaient habillés à neuf, tous les ans à la Toussaint. Les vieux habits, envoyés àl'hôpitnl de la Pitié où se trouvait un ouvroir de tailleurs qui fournissaient de vêtements la maison de Bicêtre, servaient cà en raccommoder d'autres ou à faire dos doublures aux habits neufs. Plus heureux que leurs codétenus, les prisonniers par lettres de cachet étaient autorisés à avoir du linge à eux, mais, dans ce cas, ils devaient rembourser les frais d'entretien et de blanchissage. Eux seuls et les travailleurs du Grand Puits et des ateliers du poli des glaces étaient pourvus de draps de lit qu'on leur changeaittousles mois. Lesautros prisonniers couchaient sur lapailie.|Il était donné càchacun, sans distinction, une chemise de grosse toile tous les huitjours. Chemises et draps étaient façonnés par la maison. C'étaient les femmes de la Miséricorde qui étaient chargées de le confectionner. La toile elle-même était fabriquée à Bicètre avec du fil acheté à la filature des Pauvres, établie à Paris. (2)
La nourriture était comme celle des Bons Pauvres, peu variée, peu copieuse et mal préparée. Tous les prisonniers,(ant des salles de Force que du Grand Puits, recevaient par jour deux quarts de pain bis chacun, de la soupe, taillée sur leur pain; un quart de viande, réduite h moitié étant cuite, les dimanches, mardis et jeudis ; le tiers d'un litron de pois ou de fèves, les lundis et vendredis ; une once de beurre, les mercredis ; une once de fromage, les samedis. (3) Les vivres étaient distribués ournellement savoir : le pain entre 5 et 6 heures du matin, la soupe à