CHAPITRE V
Régimo alimentaire. — Pas de réf;lementation avant la Révolution. — Alimentation des malades confiée à des adjudicataires. — Règlements de 1800, del841, de 1831. — Régime actuel. — Menus des vieillards, des aliénés (adultes et enfants) et du jjcrsonnel. — Régime des infirmeries. — La cantine. — Le café àBicètre.
Jusqu'en 1806, aucune réglementation n'exista pour la distribution des vivres dans les hôpitaux de Paris. Cette partie du service était abandonnée au bon vouloir et à l'intelligence des administrateurs et des religieuses cheftaines placés à la tète des établissements (1). La plupart du temps, hélas, la consommation se faisait arbitrairement et sans mesure. La comptabilité ne remédiait à rien, elle ne portait sur aucune base. D'un côté, gaspillage et déprédation, de l'autre, insuffisance dans les quantités allouées pour l'alimentation des pauvres (2).
Bicêtre, plus que toute autre maison, eut à souffrir de la parcimonie d'une administration mal entendue. Les aliments étaient détestablement préparés, les vivres distribués sans discernement. En 1763, la supérieure de la maison, émue de la situation des pauvres, des prisonniers et des fous, réclama à l'hôpital général un supplément de nourriture pour les pensionnaires (3). — « L'humanité et la charité