VALEUR UE LA
main-d'œuvre
Menuiserie
Coidonnerio
26 Août 1883. . . .
8 Octobre 1883. .
8 Octobre 1883. .
20 Octobre 1884 . .
20 Octobre 1884. .
26 Novembre 1886.
Serrurerie
Heinpaillaf,'e
Brosserie
Les six maîtres sont payés à raison de G fr. 50 par jour soit pour l'année 12.077 francs. Cette somme déduite du produit du travail des enfants (21.254 fr. 10) donne un excédent de 9.177 francs. En 1885, l'excédent avait été de4.2.41 francs. L'année 1886 a donné 1.747 francs de plus que l'année 1883. L'année 1887 a donné 237 francs de plus que l'année 1886. L'année 1888 a donné, 3.146 fr. 70 de plus que l'année 1887. .^joutons que l'excédent aurait été plus considérable si l'atelier de brosserie, ouvert seulement à la fin de novembre n'avait entraîné une dépense (214 fr. 50) très insultisamment compensée (38 fr.).
L'&valnation du travail des enfants est faite par l'inspecteur du service d'architecture et, d'après le tarif de la ville, pour la menuiserie et la serrurerie; par M. l'économe de l'hospice, d'après les tarifs du magasin central, pour la couture, la vannerie et le rempaillage de chaises, et, d'après le tarif de la société anonyme pour la cordonnerie.
Ces chiffres montrent que le travail des enfants, non seulement couvre la dépense occasionnée par le salaire de leurs maitres,engagés dans la construction des ateliers. C'est là, d'ailleurs, à nos yeux, une considération secondaire, et il en sera de même aux yeux de toutes les personnes sérieuses qui s'occupent avec un esprit un [)eu généreux des questions d'assistance. En effet, l'enseignement professionnel rend des services d'un ordre bien autrement supérieur. Il permet de donner à un certain nombre d'enfants, un métier qui, à leur sortie, les mettra eu mesure de gagner leur vie. Quelques-uns ont déjà quitté l'hospice et sont placés ; d'autres le seront aussitôt que les circonstances le permettront. Il nous aide à donner à un plus .urand nombre d'enfants le moyen d'atténuer, dans une proportion variable, les sacrifices que la société s'impose pour eux. Précisons par un exemple : Nous avons à l'atelier de couture vingt-quatre hémiplégiques, c'est-àdire des malheureux condamnés presque certainement à passer toute leur exis-
tence à l'hospice; cinq sont déjà tic bons tailleurs, la plupart des autres le deviendront. Autrefois, ils ne savaient rien faire; maintenant, grâce à l'enseignement qu'ils reçoivent.une fois passés aux épileptiques adultes s'ils ont encore des accès, ou passés dans les divisions de l'hospice, s'ils n'en ont plus, ils pourront travailler à l'atelier commun de la maison et leur travail compensera en part;e, et pendant de longues années, les dépenses de leur entretien, en même temps qu'il leur fournira quelques ressources personnelles.
Chaque année l'habillement et la chaussure des enfants sont notablement améliorés et l'amélioration sera encore plus grande, car nous. avons eijfin obtenu que le maître tailleur fût autorisé à faire la Coupe des efTetis d'habillement. Nous espérons arriver un jour à faire que chaque enfant ait son Trousseau numrroté.
Le tableau suivant fait voir que le noiubre des enfants qui profitent de l'enseignement professionnel est allé en progressant depuis neuf ans.