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Cordonniers
•Menuisiers
Rempailleurs
Serruriers
Tailleurs
Tonneliers
Vanniers
Brossiors
Imprimeurs «»»»»» » » 2
Totaux l'.i ~2ÏÏ~ 48 87 '.17 153 161 182' 18«
Du l" avril au 31 octobre, le travail commence à 7 heures du matin, continue jusqu'à il heures, reprend à 1 heure et finit à 5 heures. Du l" octobre au 31 mars, il commence à 8 heures et finit à la chute du jour. Trois fois par semaine, il est interrompu de 8 heures à 9 heures du matin, par la leçon de gymnastique. Les enfants sont divisés en deux séries : une du matin, une du soir, et, afin que l'enseignement soit à peu près égal pour tous, tant à l'école qu'à l'atelier, la série d'élèves du matin, dans la première semaine du mois, devient la série du soir durant la seconde semaine. Les jeunes travailleurs reçoivent tous les samedis des récompenses variant de 10 à 40 centimes dont ils disposent tous les jours de promenades. A cet effet, l'Administration a mis chaque semaine une somme de 13 francs à la disposition des chefs d'atelier.
Nous laissons les enfants choisir eux-mêmes autant que possible leurs métiers. Nous dirigeons de préférence les plus intelligents vers les ateliers de menuiserie et de serrurerie, les plus faibles vers l'atelier de vannerie et de rempaillage. Quant aux hémiplégiques, ils sont naturellement dirigés vers l'atelier de couture. Le plus souvent quand il s'agit des enfants idiots, les séances d'atelier ne dépassent pas une demi-heure au début. Puis, progressivement, nous augmentons la durée de leur travail manuel (1).
Si les enfants travaillent, ils s'amusent aussi, car l'Administration cherche à leur procurer le plus de distractions possible, citons
1. D' Bournevillc. — Compte rendu déjà cité... 1888, page xxvui à sxxi.
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entre autres : distribution de jouets à l'occasion du 1''' janvier, de beignets et de gâteaux ; déguisements du mardi-gras et do la mi-carême, séances de lanterne magique, projections; concert annuel des frères Lionnet; participation des enfants de la grande école au défilé du bataillon scolaire de Gentilly; enfin, de petites représentations théâtrales organisées par l'un des instituteurs, M. Boyer.
Les visites sont nombreuses (8.208 en 1888) ; les permissions de sortie et de congé ont atteint le chiffre de 700 dans lo courant de l'année 1888. Jamais il n'est résulté d'inconvénients, iii des permissions de sortie, ni des congés. « Ils contribuent, nous disait le médecin, à maintenir les liens entre les familles et leurs enfants, et, comme ceux-ci y tiennent beaucoup, la crainte de ne pas en profiter contribue à maintenir la discipline. Ajoutés aux promenades et aux distractions, ils rendentle séjour de l'asile plus supportable aux malades, et rapprochent, autant que possible, notre section d'un h()j)ilal ou d'an pensionnat ordiîiaire.i^ Le 1" janvier 1888, il restait dans le service 331 enfants, se décomposant ainsi : 308 idiots, imbéciles, épileptiques, aliénés; 23 idiots, imbéciles, épileptiques, réputés non aliénés. Cette division est purement administrative.
Il y a eu dans l'année 18S9, 108 entrées, 22 décès, 33 sorties et 6 transferts dans les asiles de province.
Personnel de la section.
1° Service mkdical. — 1 interne titulaire, 1 provisoire, 1 conservateur du musée, 1 interne en pharmacie.
i'SERVicE scnLAiKE. — a) Grande école. — 3 instituteurs, 1 professeur de chant, i professeur de gymnastique, 2 moniteurs, 4 garçons de classe. b) Petite école. — 1 surveillante, 2 sous-surveillantes, 1 suppléante, 1 infirmière de classe.
(■) Etisei(jnement professionnel. — 7 chefs d'atelier.
S^Servicb hospitalier. — 1 surveillant, 1 sous-surveillant, 1 sous-surveiilante, 1 suppléante, 22 infirmiers de jour et de nuit, 28 infirmières de jour et de nuit, 1 baigneur, i barbier, 1 portier.