S. 2. — QUAIS
L'espace compris entre le chantier de la Loire et les murs de ville ne fut d'abord cpi'un terrain vague , destiné au halage des bateaux , au chargement et au déchargement des marchandises : dans les temps de crue, l'eau couvrait ce terrain , remplissait les £oi8sés de ville et baignait les murs d'enceinte. Un pareil état de choses ne répondait que très impai'&itement aux besoins de la navigation, et de plus exposait les quartiers bas à de firéquents désastres. Au XS^ siècle, on exhaussa et Ton pava la portion qui s'étendait du vieux pont au Foix ; la marine blésoise eut alors une cale plus solide et moins sujette aux inondations : ce port ne pouvait d'ailleurs être mieux placé qu'à côté du pont et à l'issue de l'une des principales rues de l'ancienne ville : sa situation convenait surtout pour l'arrivage des vins de Sologne et des Groix, destinés à être embarqués.
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Vers 1550 on prolongea la cale jusqu'au bourg Saint-Jean ^} ce prolongement reçut le nom de Part-Neuf, par opposition à la partie ancienne» qui depuis s'appela Port- Vieux ^. Ces cales, établies au niveau de l'ancien pont , ne se trouvèrent plus en rapport avec celui de 1724, et l'on comprit aussitôt la nécessité d'exhausser les abords du nouveau pont. Ces ouvrages dispendieux ne furent pas immédiatement exécutés. On commença par le quai du Mailj construit vers 1730 avec des terres rapportées. Les autres quab datent d'une époque postérieure. Celui du Département fut bâti en 1 764 sous la direction de M. Cendrier, architecte de la ville» entrepreneur des, travaux ; il coûta 1 1 6,200 livres. On doit au même citoyen la confection des quais devienne qui coûtèrent 204,192 livres (1765.)
Le port Saint-Jean a été fait en 1770, sur l'emplacement d'anciennes grèves^ par M. Âurioust, entrepreneur. En même temps on exhaussa» à partir des tuileries, la levée qui &it suite à ce quai, et l'on construisit l'arche à vannes du nouveau pont
■ RenfeignemenU extraits d*un inventaire de& titres dp 1» TÎUe^ dressé en 1571. (Archives municipales.)
* La rue qui faisait face au vieux pont a conservé, cette dénomination.
' Auparavant , remplacement du Blail Caisait partie du port neuf^ et ne formait point une élévation ; en devenant une promenade agréable y ce quai devint aussi pour les habitations voisines un préservatiC contre la fréquence des inondations.
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du Papillons, situé au milieu de la plantation de» Saule$; ces divers travaux furent compris dans une seule adjudication. L'ancien pont des Papillons, plus rapproché de la ville^ occupait remplacement du bureau d'octroi ; son arche débouchait dans une gare où les bateaux arrivaient en passant dessous, et qui était d'un grand secours pendant les crues et les débâcles.
Après la construction de ce port, on commença à bâtir de nouvelles maisons juxta- posées à celles du faubourg, qui sont en effet bien plus anciennes; des commissionnaires en vins s'établirent dans ce quartier , où le même commerce est encore florissant aujourd'hui. Le marché au foin, qui anciennement tenait entre le pont et le Mail, fut en 1777 transféré au bout du port Sa^nt- Jean.
Les quais, surtout celui du port Saint-Jean, ont été successivement élevés depuis leur construction; de là vient que les rez-de-chaussées de plusieurs maisons riveraines se trouvent au-dessous du pavé actuel. L'exhaussement eu pour résultat de rendre les inondations moins fréquentes, ce qui consti* tue pour les quartiers bas une amélioration sentie.
Autrefois il existait peu de communications directes entre les quais et l'intérieur de la ville ; car les rues de la Levée, du Département et des Jaco-
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bins n'ont été établies que depuis la RéYolution ; leur ouverture a rendu plus abordables les rites de notre beau fleuTe.