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et le corps de logis qui forme te côté septentrional de ta cour, furent construits plus tard.
On ignore quelle était autrefois la destination des emplacements de la terrasse et du jardin de Févèché\ Pour les disposer dans Tétat actuel, il fallut sans doute faire des terrassements considérables ; il n'existe aucun document connu sur ces travaux qui durent être fort dispendieux.
Jusqu'à la Réyolution, révëché forma une propriété ecclésiastique , dépendant de la mense épi^ copale. Il fut conservé au successeur constitutionnel de nos anciens prélats : Grégoire l'habitait avec ses vicaires épiscopaux ; sa présence y attira plusieurs célébrités du parti démocrate. A la même époque, on y transporta les livres des communautés religieuses, qui avec ceux de M. de Thémines formèrent la bibliothèque communale ^. Mû par un désintéressement louable , le nouveau prélat sacrifia à l'agrément et à l'instruction du public les dépendances de son palais; ce fut en ^et sur sa proposition que le directoire départemental, dont il était membre, convertit le jardin de l'évè* ché en un mutée botamfue , destiné à remplacer
' Une partie de ces terrains était située derrière let mura de TÎUe, au-delà du grand fossé qui descendait de la porte Clouaeanlx i la porte Saint-Jean.
* Cet établissement y demeura jusqu*en 1829, époque de sa translation a rHéteUde-VilIc dans le local actuel.
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iWienane collection de Gaston. M. Eloi Johan-^ neau ' , nommé démonstrateur du fiouveau jardin des plantes de Blois, enseignait à ses concitoyens la science des Touroefort et des Jussieu ; malheureusement les circonstances politiques mirent trop tôt fin à cette utile institution.
En < 800, l'évêché, alors vacant, fut occupé par le préfet; mais le^ bureaux de Tadministration demeu-* rèrent à Bourg-Moyen, où siégeaient depuis i 791 les fonctionnaires et employés du département. Deux ans après, M. de Corbigny fit cesser une séparation fâcheuse, et réunit, suivant son expression, la membres au chef. Le local de Tancienne offîcialité (aujourd'hiii le secrétariat) fut transformé en bureaux.
La mense épiscopale ayant été supprimée à Tépoque de la Révolution, les bâtiments et leurs dépendances devinrent un bien national: en 1807 ils furent cédés par le domaine au département en édiange de la maison de Bourg-Moyen.
Par suite du rétablissement de l'évêché en 1833^ le conseil général de Loir-et-Cher décida que le palais épiscopal reprendrait son ancienne destination. Ce vote important^ dont le texte est transcrit plus haut, fut le point de départ de tous leK
> Savant blésoit, Tun des fondateurs de Vacadémie Celtique , philologue distingué^ aujouFd*hui consorvateuF des objets d'art dans les résidences royales.
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projets et contre- projets auxquels donna lieu it placement de la nouvelle préfecture; nous rendrons bientôt compte de ces embarras administratifs et de leur solution.
Le même jour que le préfet et ses bureaux quittèrent Févêché (24 juin 1830) , l'édifice fut remis au vénérable prélat, qui depuis son arrivée occupait un logement provisoire situé en face; cette circonstance faisait dire au spirituel septuagénaire que , pareil à Moïse, il voyait la terre promisej sans espoir d'y entrer ; mais , contre son attente , M. de Sausin a passé 1 i années dans la belle demeure que Louis XIV fit élever pour nos évèques.
La glacière de l'évèché fut construite vers 1740 aux frais de la ville qui la faisait remplir chaque année: on voit qu'en 1745 cet entretien coûtait 116 livres'.
La terrasse, délices des habitants^ admiration des étrangers , fut ouverte au public par le prélat constitutionnel Grégoire, etdepuisellen'apascesséd'ètre fréquentée. Pendant la Révolution, la ville entretenait un portier chargé de surveiller les promeneurs; mais, à cette époque de licence, les bosquets de l'évèché devinrent un lieu de débauche : pour mettre fin aux scandales de pareils rendez- vous, la
Registres de îk ville.
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Hiunieipalité résolut de faire fermer la promenade ^ ; moins scrupuleuse , l'administration du département contesta les faits d'immoralité» et cassa la d^ libération municipale ^.
Jusqu'en 1800 Tentrée publique eut lieu par la cour du palais épiscopal et par la grande grille ^ mais, après l'établissement de la préfecture, on ouvrit pour le même usage une porte donnant sur la rue du Haut-Bourg. En 1808, M. de Corbigny voulut fermer cette communication et interdire la promenade; mais il en fut empêché par la vive résistance du maire, M. Pardessus. Son successeur M. Âsselin obtint plus encore; car il fit rouvrir au public la grille de la cour, qui depuis a. toupurs été le passage |des promeneurs ^. A peine installé dans l'hôtel de la préfecture , M. de Christiani renouvela les tentatives de sonpréd^esseur ; l'énerr gique opposition du conseil municipal vint encore Tarrêter : la délibération prise à cet effet est coQsignée sur les registres, à la date du 1 3 mai 1 8i1 .; ce document , qui tend à conserver \e^ droits de la ville, pourrait au besoin être invoqué avecsuccèsi.
* Délibération [du 24 floréal an it.
* Délibération du 8 prairial an t.
* Ces renseignements sont extraits d*une lettre écrite par M. Pardessus, ancien maire de Blois, le 8 mai 1829, époque où la question fut agitée, lettre déposée aux archiTCs delà tîH»; nous la citons comme une pièce très importante , dont Tautorité serait d'un grand poids, s'il 7 avait lieu de Tinvoqucr.
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Une dernière tentative faite pour supprimer la promenade eut lieu en 4830 , lors de finstaltation de Tévêque; heureusement, elle fut tout aussi infractueuse que les précédentes, et le public continua de fréquenter cette terrasse qui offire un magnifique point de vue.
Avant la Révolution, le grand séminaire oc<mpait une maison située entre le bourg Saint-Jean et le Sanitas, vendue comme bien national, et maintenant habitée par un négociant en vins : l'église , qui était Tancienne chapelle du prieuré de Saint- Jean-en-Grève, a été démolie.
Rétabli en même temps que Févèché , le grand séminaire fut placé provisoirement dans la rue Saint-Nicolas, au lieu où se trouve aujourd'hui le couvent du Refuge. Lorsqu'ensuite on s'occupa de sa coUocation définitive, il fut question de lui affecter la partie du palais épiscopal qu'occupaient les bureaux de la préfecture; mais l'insuifisance de ce bâtiment détermina la construction de l'édifice actuel, exécuté aux frais delÈtat , et terminé en i 836.