CHAPITRE 0N2iEBIfi
problème de Torigine du monde » dans divers écrits qui ont été réunis en un gros volume intitulé ; Enad de pMlosopkk rationneUe sur la coéternité de la matière. I/auteur soutient que , suivant le texte hébreu de la Genèse , le monde ^iste de toute éternité.
GRÂNIÉ » juge au tribunal civil de Bordeaux , où il est mort en 1830. On a de lui une traduction en prose de PArt et amer d'Ovide , et quelques écrits sur la politique» la législation , et l'histoire contemporaines.
GREGOIRE, médecin qui a joui d'une grande réputation par la hardiesse de ses traitements et par des succès singuliers. Il a publié en 1761 des Réflexions stir la petite vérole.
GRIMÂULD. Il y a deux prêtres de Bordeaux de ce nom qui ont écrit dans le même genre. Gilbert, l'un d'eux, a fait VOraison fiinibre du cardinal de Sourdis , 1628 ; l'au* tre 9 portant le prénom d*Ântoine » a publié VOraison fu-* nèbre de Louis XIV. La seconde pièce est moins mauvaise que la première.
GUILLERâGUëS ( Db ) , président à la cour des aides , moK en 1688 étant ambassadeur de France à Constantin nople. Boîleau lui a adressé sa cinquième Epltre. Gmil^" ragues a laissé une bonne traduction des Lettres d'une religieuse portugaise^ qui firent beaucoup de bruit dans le temps.
6UITTARD 9 médecin » mort en 1836. On a de lui : 1® Des passions considérées dans leur rapport apec la méde-' cine, 1808 ; S* Mémoire couronné par Vacadémie de Caen , sur cette question : Quels sont les effets de la terreur sur l'écimomie animale? 1811. Ces ouvrages sont purement écrits , et annoncent un praticien éclairé » éloigné de tout système.
HAILLAN (Du). Son Histoire de France depuis Pharamond jusqu'à Clmrles VIII ^ imprimée en 1627 , est la première qu'on ait écrite en français , mais ce n'est pas la meilleure.
HÉLIES (M"^) est la seule femme qui ait professé les langues anciennes à Bordeaux , où elle tenait une pension renommée. Elle a laissé quelques pièces de vers latins qui sont d'une bonne facture. M"* Hélies est la dernière personne qui a péri sur Téchafaud de la terreur.
ITINERARIUM A BURDIGALA HIERUSALEM US- QUE. Tel est le titre d'un ouvrage intéressant pour la géographie ancienne et que nous croyons devoir citer ici , à la place du nom de Tauteur qui est inconnu. On sait seulement que c'était un chrétien de Bordeaux , qui partit de cette ville l'an 535 , pour visiter la Terre Sainte , d'où il se rendit à Rome. Il a noté sur sa route les lieux remarquables par où il passa , et leurs distances respectives. Cet Itinéraire a été recueilli avec celui d'Antonîn et la Table Théodosienne , qui sont du même genre. On en a publié une bonne édition en 1735.
JAUBERT, ancien curé de Gestas (Gironde), mort en 1778. Parmi les divers ouvrages qu'il a publiés , les plus estimés bont le Dictionnaire des arts et métiers, et la Traduction des oeuvres d^Ausone.
JOSSET , jésuite , qui avait formé le bizarre projet de mettre en vers l'histoire de France et celle de l'Eglise. Il a donné un commencement de son travail sous les titres A^Franciados et à^ Annales ecclesiastici...poeticis numeris alligati. 1640.
JOURNIAC DE SAINT-MÉARD. Ce qu'il a écrit de plus intéressant est relatif aux massacres de septembre , et a pour titre : Mon Agonie de trente-huit heures, 1792, în-8®-
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Sur la fia de sa vie il s'était créé Général des Gobe-mouches , et en composait les diplômes burlesques , mauvais genre de facéties bien inférieures aux brevets du régiment de la calotte que distribuait autrefois Gacon.
JOURNU DE TUSTAL , mort pair de France en 1815. Il a publié, 1® en 1789 : Mémoire sur Vin fertilité des landes de Bordeaux et sur les moyens de les mettre en valeur; 2° en 1791 : Rapport fait au directoire de la Gironde sur un mémoire relatif au défrichement des landes; 3® en 1804 : Mémoire sur Vamélioration des bêtes à laine. On doit aii «omte Journu l'introduction des mérinos dans ce département.
LABROUSSE(De), conseiller au parlement, a publié en 1637 un ouvrage latin en faveur de la primatie d'Aqui* taine , que le pape Clément Y avait adjugée à rarchevéque de Bordeaux , et dont celui de Bourges continua cependant de s'attribuer le titre.
LABROUSTE , ancien député de Bordeaux au corps législatif, mort en 185S à Paris, par l'effet de l'attentat de Fieschi. On a de lui : Considérations sur la caisse d'amor^ tissement, 1816.
LACHASSAIGNE (De) , savant conseiller au parlement, qui a fait une traduction des Epitres de Senèque, qu'on ne lit plus. De Brach nous apprend qu'il était beau-frére de Montaigne , et qu'il possédait la plus belle bibliothèque qu'il y eût à Bordeaux.
L ADONNE, homme de lettres, mort en 1835. On a de lui un recueil de Chansons politiques, qui auraient eu plus de vogue si elles n'étaient pas circonscrites dans un cadre borné au pays de l'auteur.
LAFAURIË, carme de Bordeaux, où il est mort vers 1770, étant professeur de théologie à l'université de cette
d((6 HISTOmË Dfi BOftDËÀinC.
Tille. Il a coopéré à la rédaction de la MibHotheca catme* liiana, une des plus judiciemes biographies monastiques.
LAPITAU. On connaît deux Bordelais de ce nom » dont l'un fut évdqtie de Sbteron , et l'autre jésuite. Le premier a publié divers ouvrages de dévotion qui sont totalement oubliés. Ceux de l'autre sont encore lus avec plaîûr. Ils ont pour titre : i^ Les mœurs des Saupages aniiricaxns comparées aux mœwrs du premier temps , 17S4 ; 2^ Histùire des découvertes et des conquêtes des Portugais dans VÀmérique,
LAF0?9T DE liABËDAT, négociant, a composé en 4773 un Mémoire aussi bien écrit que bien pensé sur la liberté du commerce de Tlnde.
LAFOMT DE LADEBAT, fils du précédent, mort en 1899. Les finances et les matières philanthropiques ont été l'objet de ses écrits , dont les principaux sont intitulés : Discours sur la nécessité et les moyens de détruire Vesclavage dans les colonies, 1788. «^ Eloge d'Otoen^ fondateur de laso^ ciété biblique, 1823. — Exposé d^un moyen simple pour réduire le taux de f intérêt des fonds publics, 182S.
LAM0NTA6NE , médecin de Bordeaux , où il a publié un bon Traité tur les fièvres aiguës.
LAMOTHE frères , savants avocats , ont publié ensem-* ble le Commentaire sur la coutume de Bordeaux, 1768*
LANGRB (Dk) , conseiller au parlement » a laissé deux gros livres de démonologie , qui eurent une certaine celé* brité. Le plus ridicule est intitulé : Tableau de fineonS'tance des mauvais anges et des démons, oit il est amplement traité des sorciers et de la sorcellerie , 1613. |I1 est triste de penser que ce ne fut qu'en 1670 , qu'un arrêt du conseil d^état défendit aux tribunaux d'admettre les accusations de magie et de sorcellerie.
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LANGE (Dk) , avocat, que la ville de Bordeaux députa aux états généraux d'Orléans en 1560. Il y prononça et fit imprimer une Horoa^^e 9ur les moyeps d'assurer le repos de la France; et ces moyens consistaient à bannir du royaume les protestants.
LAPËYRARÈDE ( De ), Indépendamment des savantes notes qu'il a fournies pour des commentaires de Virgile et de Juvénal , on a de lui l'éloge , en vers latins , de plu^ sieurs, monuments du pays bordelais < dans le recueil imprimé en 1660, sous ce titre : Nympha vivisça.
LAPEYRERE (Isii-c) est connu par un livre latin qu'il publia en i6SS , et dans lequel il cbercba à établir qu'il y avait eu des hommes avant Adam* Ce système» dit préadawùme, &t quelque bruit dans un siècle où les controverses tbéologiques devenaient souvent des affaires d'état.
LAPEYRERE (Ab&asam), frère du précédent» savant avocat de Bordeaux» où il publia pour la première fois» en 167S, ses Décisions sommaires du palais» C'était le ré^ pertoire de jurisprudence locale le plus consulté dans le temps* On en a fait six éditions depuis la mort de l'auteuri toutes avec des additions fournies par les plus habiles coutuniistes du ressort. On peut comparer ce livre à une vieillemaison plusieurs fois recrépie jusqu'à sa démolition.
LATAPIË I savant recommandable de Bordeaux » mort en 1823. Il a fait le premier, dans cette ville» des cours publics et gratuits de botanique et de langue grecque » qui étaient fréquentés par les personnes les plus instruites* Il a traduit de l'anglais » en 1771 , VJrt des jardins chinois, et a laissé en manuscrit une Notice trè&*Quri^se sur le pays bordelais considéré sous ses rapports historiques, physiques, et économiques, ainsi qu'un Foyage en Italie^
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qu'il avait parcourue en amateur éclairé des arts avec le fils de Montesquieu.
LATASTE, bénédictin, mort évéque de Bethléem en 1784. Il ent une certaine célébrité dans le temps des querelles relatives aux convulsionnaires', pour la véhémence avec laquelle il attaqua les défenseurs des miracles attribués au diacre Paris. On ne lit plus sa Réfutation des lettrès paûifiqiies, ni ses Lettres théologiques ^ que les anticonvulsionnaires mettaient à côté des Lettres provinciales.
LA VIE (De), président au parlement, a publié 1° en iim , V Abrégé de la république de Bodin; 9^ en 1764 , des Réflexions politiques et morales sur les hommes illustres de IHutarque; 8^ en 1766, Des corps politiques et de leurs gùupemements. Ces ouvrages, qui traitent de la morale politique et du droit public , sont fortement pensés et bien écrits.
LEGOMTË , jésuite , auteur de curieux Mémoires sur la Chine (1697) , qu'il avait parcourue en qualité de mathématicien et de missionnaire. Ils donnèrent naissance aux
disputes sur les cérémonies chinoises , qui firent plus de bruit qu'elles ne méritaient parmi les sorbonîstes au commencement du dix-huitième siècle.
LEQUEN , carmélite , connue sous le nom de Catherine de Jésus, dont on a un recueil de Lettres et oeuvres pieuses, que le cardinal de Bérule fit imprimer en 1628.
LISLEFERME (De) , savant avocat qui a publié en 1802 V Abrégé méthodique du droit romain conféré avec le droit français.
LOPES , chanoine de Bordeaux. On a de lui deux volumes de Sermons et quelques Oraisons funîbres qu'il avait prêches dans cette ville. Il s'est acquis des droits à la reconnaissance de ses compatriotes par son ouvrage intitulé :