CHAPITRE DOUZIÈME
N' IV, page &2.
Extrait de la Chroniqi;|e concernant la réintégration du parlement et de la cour des aides dans Bordeaux^ , ,
Le 18 décembre 1690 il (ut ^re^i^tré unarrétdu conseil .d*état, du 19 septembre dernier^ qui permet la levée d'un quartier et demi dés loyers des maisons de cette ville, pour parvenir au payement de la somme de quatrq cent mille livres de don fait au roy gpur le rélâblis§iement des cours supérieures.
»• y, page «».
R^arqufi $ur quelques écrits d^ physiqm. coproninés. par
On troi^Vje^ la bibliothèque publique de BordeauiL un recueil encim^ volumes in-lâ, des divers écrits qui ont obtenu les priiL de l'académie des sciences de cette ville , depu^ 171S jusqji'en 1740. Il y a dans le même ^p6tpl|isiçqfs autres. 0)1 vr^ge^ également couronnés par ceilte cornf^gs^^f, et qui prouvent combieu elle s'9ÇQup,ait du progi^ès 4f;^,s€ienpes pl^ysiqp^. Le plus rem^rquab^ de ces Quy^ages est in.tituié : fiissertation su^ le rapport Çm'ily ^ ^ntre bç p^énqniiène^ du tonnerre et ie rélecfrioii^lié, par M. Ba^^epeta médpcio à Pijon , 1730, in-4®. Le sy^tièma sputeçu par ,ce sayai^t , détermiflia les. rpchercheis ,^i;ç. 1^ physideps d'alors firent sur l'électricHé , DO^atièTc si^r ^çiquelle le célèbre Nollet n'avait encore hasardé que des conjectures.. L'académie de Bordeaux contribua singulière-
n^ent à vérifier ces conjectures , qui devinrent bientôt des vérités démontrées.
£n 1752 , M. de Romas^ un des membres de cette acaaé^ mie» tout en s'occupant de Vexpérïénceindiduéé par Franklin, pour électriser une barre de fer isolée çn plein air, imagina le cerf-volant électrique. Après avoir fait part de sa découverte à ses.confrères, il la,prodqisît au grancji jour dans une expérience qu'il fît à'Nérac le 7 juin.de la même année. Il se proposait de la répéter à Bordeaux dans Tété de 1759 ; et il avait préparé pour cet effet un appareil dans un des pavillons du j'ardîn Pu}3lic de cette ville, quand lé tonnerre qui tomba sur ce pavillon empêcha de faire celte expérience. L'invention du cerf-volant de Roinas est consignée dans le livre i^ublîé par ce physicien sous ce titre : Mémoire sur les moyens de se garantir de la, fou-dre dans les maisons. Bordeaux . 1776 , in-12.
n* Tl, page M»
Nota sjvr^ bf< di9fi€mitfi^at€fiir cf^. b^tRtmW: <^ im#^ <fcs
philanthropique^ qit!m,b^4 dçiitf
Le dernier démonstrateur de botanique qui ait fait lés cours publics du jardin des plantes de Tàcadémie de Bordeaux est feu Latapie. Il continua pendant six ans ses leçons > qui étaient suivies par des personnes de tout âge et de tout sexe, et qui firent naître le goût de la science dans cette ville. Nous croyons devoir rappeler un trait mémorable de la vie de ce savant", en redressant une erreur ^ui tendrait à lui enlever la gloire quMl s'est acquise par une fondation philanthropique , la première, en' ce genrei qui ait été faite en France dans ces derniers temps.
CHAI^nBB DOUZfitHB. 407
Un ipuraal de Bordeaux a publié en février 1836 , un Voyage a Lahrede , dans^lequelon lit que le prix de vertu oui se distribue dans cette commune, le jour de. la fête Içcal^» a été institué. par les .anciens seigneurs du heu : c'est onç erreur notolce.^a fon(jiatioii de ce prix appartient e|ic)u$ivjeinjeni k Lata^ie ,, dont naus venons de parler,, légifpl ^st mort à Pordeaux le 7 octobre 1823^ âgé de soixante- <iuat9r^e ^n§,. Paix acte du.4^.'i|iin de la même année, il a dpjuié à)a commune ^eLabrèdaune prairie quiy e^t située « pl^^ui est actuellement affermée lasomme de ISO fr,« pour le,i:eveim en être remis lousl^sa^sà la jeune fille de cette c^mjjnune,gui sera reconnue s'être .distinguée par ses vertusp h^ donateur^ a confié le çhoii^ à faire à ce sujet , à la décision. d\un j^ury composé de douze àes plus anciens ^^^s^, Itères de familles de cuUivateur&, du curé, du jjuga de paix^,et,du.maire du liei^, lesquels sofit de plus chargés de diriger la cérémonie qui s'ensuivra a perpétuité. L'acte de. d«a[vatianirè|l^>eiwoutre toutes les for»> malité&qpi précéderont et accompagneront lafôte de cette ibsfàfey àJaquelle le donateur a imposé Itr dénominaiiDin de* Cétif'fii%mada\ Par recoanaissanoe pour tesaUeitt^ons qu'on avait eues pour luivpendaBt&a>jeaD«a^au.ohâ(e*i^ de Lal^r^^,. Latapie.a çxprimé le voea que la. dan^e ou la d^oisell.e du propriétaire, de ce château jouisse du privilège de poser, sur la tête de la Courounadçi le chapeau de fleurs dont cette dernière devra être décorée le jour de la.féte^ Sa première célébration a eu lieu. le 2S juin 1S24. Nous avons entendu le curé annoncer que cette institution était due à la libéralité de feu Françots-de-Paule Latipie , et le recommander au so.uvenir des paroissien!}. On a omis cette circonstance dans plusieurs relations qui ont; étç publiées sur. cette fête.
408 HIST9;^ R^ Bfl^IffRIf.
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,^e magnifique £aj9bDuif[ i'^) iptiiée -probn^e sur une étç^ue de deux KiloBoiètres.i^u^^utfffl ^ fljordeaitni^ A ét^t sépapô , a^ OQmm^oceiueqt de -icrsiède ^ |^r fe GtA*» teajUL^^ronif eifç Jl,S6 troivirj&tliiiitotitte depaii^piet^ette inutile fQr(j9riÇ6ser a éUi^tE4)laoé8 par ia bèVe prootctoad^ des ,QiiîûcpucQ6 1 Qt par Iqs nojuvelle» «laisiinB qaî ' Fën-^ Yirof^ueat. Ler'|au]pi(>uitg ^as Châurtrous tire ion origine ^t sa dé)ion]|ii)^t^i|fd!pi^ C(94vei|t qui y lot teni|M»rairemaiit' établi. En 1583 , les chartreux de Y^iJ^àbàtméà -Périgopd
se tro];iY4.4^^P<!^ ^'^bs^^i^oo' ^^^^ nKuojpaldre.gsir'Suitè des d^v^fatiojas aui^quelles ils é(aiantîeispû8éstâe«larpaffe des V^cupes 9ng.l9^9 et françafeesv pendant îles <giiefraë entKe le$ deux nations, 9e râTu^èrent à^Bordeirai.' Ifey furenA accueil^s pM un udlaîre, nùmtaié Fietré àe ifd« deran^) qui lenr doana \ pour s'^taUfr, ^eux iffelifBra'4r>tiâ jardin ((iuïl pi^ss^ail au nord de l*€iitieiBtbdé cèHe ville, dans un liei^ alnrsf appelé jéndéyoia. IH y firent; eunstruire un hospiice^ ^auB lequcd ill demeurèrent jusc|i:^att'lMnps où la Çui^nnç passa ik^jévoeadblénieiilisaïka la*â«miAsrliofli française^ A; celte ^que i)» revinrent là^Vaucftaire ,'^prés avoir veniu les pcopriétés qu'ils. ataientÂiftontenuK, sauf l'église qui subsista poojr te se^ice pidslicv Tout aatour s'étaient graupéef de^ 'maisons^, qui; fomtèrentle ^lage des Chartreux , lequel devint le faubourg des Chartrons.
(*) n a Timportance d'une ville du troisième ordre; car lorsque Bordeaux fut divisé en trois municipalités, une d'elles était formée des aiarlrons et du petit faubourg de Bacalan qui ^st conligu.
tàiMK^mtJzmâ^
Il a porté successlvei||^t,j^.(]^uf f^lpos-^^Le dernier, qui est évidemment dérivé du premier , a été exclusivement adopté vers la fin ^u 4ixTÇ(e]^ti(^ci[^è4de. * ^
Dans ces derniers temps, on appelait chapelle des étrangers l'église que kp eban^eux 4^ Vau^la^e po^ëdaient à Bordeanx, pB^rtie qu^its=6n' avaient loné ruëdfgè ktix marins dies.cUvaisea«Ktiaiis i({«nivetittiekildai» ce pért , 'et' ' qi^ faisaie»! oéMbretf rtffficeidivltt'lé» jra^ de fêties Àatts ' ceMftdbapelie. IHte était slt«dé{t l'entrée de là'ftiijsiaeldifs - ' Chartroas» et a subsisté jui^o^àia rëvolntion , où'eîïé» hit' vendue natîonalemèbt et ^kaégea de IbHciè. ËHe- étéfitsur^ remplaoemend ' adtueHemedt occupé parla niaisoh n^'4 duqiicaidesChartroBB. ^ *^- n ' . :
Onsvoit par oe que nous venons dédire sur ce faubourg, que< qa formation bien avérée est ' ancienne. La traditk>o vent qu'il ait été fondé par lés Normands qui ràvagèceni Bordeaux an neuvième siède , et dont une partie se seiait établtef dupvës de cette Irille, lorsque leui4 tréufpés^ rabftfidpnnàrent poifr aller se fixer'en l^etistrie. Quoi qu'itisn soit, ks JidntanU des CbartPons , niéme'date ce^ deçQieiis temps , se distinguaient de ceax de Bordeaux par leurs inoeiirs et parleurs habitudes partiéulières. Ilssetà-^ bl^ieot ne pas aiqpartenir à celte ville , car ils se dbnnai^t le nom deChartronncds^ comme s^Is fermaient une <»mmune séparée. On né connaît aucun autre fanbourg en France dont les habiïants aient voulu ne pas s'appeler comme ceux dé la ville dont ils faisaient partie.
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Extrait du jttgement réndii par 'JIT de TourH'i/, iltfctt- ' dant de ta fféHéraUté de Guîènne , sur leè contestations survenues entre tesjurats de Êordeanx et' la cormnùsion d appromionnement de grains pour cette ville.
Saos avoir égard au préalable rec^uis par tes sieurs jurais». fins et exceptions dont nous les ayons déboulés^ ordonnons que dans quinzaine de la. signification du présent jugement pour tout délai, ils arrêteront le compte et supplément de compte des commissionnaires (*) , des 29 août 1749 et 23 juin 17SI , faute de quoi ledit délai passé, et attendu lè redressen^ent porté^dans la req^uête desdîts commissionnaires, du 2S juillet dernier, des erreurs arguées dans ledit compte,, déclarons par le présent jugement , et sans qu'il en soit besoin d'autre , bonne recette tous le;s articles d'icelle portés auxdits compte et supplément d^icelui^
Déclarons aussi alloués,, sous lesdits redressements » tous les articles de dépense y portés, à Texception , 1® de la somme Sfi, 1,338 livres pour ports de lettres et présents donnés , que nous, avons rayée et rayons comme à la cbarge desdits commissionnaires; 2® de celle dé 584 livres 10. sous d'intérêts que ladite somme de 1,S58 livres se trouve produire dans le calcul de ceux résultants des
0 Lès membres de cette commission poiïr l'ap]^rottsi(mneilreDt deh gtaiùs à Bordeaux étaient : Beaujota, DiBlmme îeanej Flwli, Jarrean, Lechevâlier, Legris, Treilkes^ tX Yignt», HégâcUMa 4e cette ville.
sommes dues au^(}\^ comi9issioua|iii;es^depui3 le 1**^ juillet
1748 jusqii'au 1^' septembre 17S2, laquelle ^mi^e de 3^ lièvres 10 sous nqus avons pajreilleipçnt rayée et rayoçisf.. 3® de 1^ sommiB de 18,000 livras (esaqt^psfrtie de celle de 8S,7S8 l^yxealG squs S.denier^ portée audit compte, j^our intérêts d'un milliop deux cent mille livres d'avances des^ dits commissionnaires, depuis le 1"' avril 1748 jusqu'au 4®' septembre 1749, laquelle somme de 18,000 livres nous avons aussi ^]p^ çt. rayoi^. a)|^ndu que ladite somme de 1,200,000 livres d'avances n'a pas dû produire d'intérêts depuis ledit jour l®*" î^vril 174d jusqu'au 1** septembre suivant, comme étant, ^enséQ avoir été employée à l'augmentation de l'approvisionnement dans lequel lésdits commissionnaires ont joui du bénéfice stipulé par boisseaux de.frpment ou de seigle: finalement de la somipe dç 5,240 livrés., montant desjntérétsque ladite somme de, 18^000 livres se trouve produire depuis le 1®' septembre
1749 jusqu'au l'*^ septembre 1752 ,. daps,le qalciii de ceux résultants des sommes dugs auxdits commissionnaires, laquelle somme de 5,240 livres nous avons pareillement rayée et rayons.
En conséquence ordonnons que défalcations faites desdites quatre sommes formant celle de 25,102 livxes 10 sous, sur celle de. 72,580 livres 10 sous 2 deniers., dont lesdits commissionnair^es prétendent que leur dépepse excède leuj* recette» lesdits comptes et supjplémentsd'icçux seront tçt* nus comme arrêtés à la somme.de, 49,418 livrie^.^idenief^, qu|3 nous déclarons rester due pour ^olde auxdUs, con^r mis^îoûimijres au l*'; septembre pjrpchaiA ^ r^latjyç pnjçnt, aux jopéra|ioRS.âe recette et^dépe,i|^ RArtM.d^fl&JçpÇ ?Qr quéle du 28 juillet dernier. Ce fusant ,.ordof)OQA9 qpe^Iar, dite somipe dp 49^418 livfes 2 deniçrp leur, 3er^ payée,,
412 HlStÔIRE DE BORDEAUl[.
conformément aux disnosiUons dès arrêts des § et 10 octobre 174^, soiis làVésprve tôatefoîs par eux faite de répeter par ajoutement a ladite 3olde , la somme de 8,422 livres 10 sous li deniers comprise dans la recette du compte gênerai pour tes parties qui en font l'objet» dans le cas dé non-paiemcnt, avec les intérêts, ainsi quil appartiendra.
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■ ;i.r. > (^ • iriX • page tO».
Notice sur f ancienne porte des Saltnièr es et sur le quartier environnant , ou se faisait de temps immémorial le commerce de là sÂiiNE.
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Auprès de ta porte des Salinières il en a existé une ^u-* tre plus ancienne , qui avait été bâtie avec le myr de clô-tiire dii pretnier accroissement de Bordeaiv^ , et q.yi.|ulj dëmôïîe éni606. Ëlle's'ijippelait porte de 1^ Royssejile , du; ndiâ de la rue qui y aboutissait. H est tajt mention de Tune et dé FàutVe' porté dans des titrés dû treizième çièele. I^e
quartier compris entre les rues de la .Rousselle , des Sali-
tàtion , l'exportation, ' et la vente en gros , soit de toi^t^ es-, péce de poissons salés , péchés sur les côtes de France . soit des huiles provenant du pressurage de ces poisons ^ soit des beurres et ifromages de Hollande, soit du sel des marais salans établis sur le golfe de Gascogne, La saline ne pouvait s'emmagasiner que dans le quartier de la Rousselle. Ce privilège avait pour objet d'encourager la vente de ces denrées, et d'empêchel* de se répandre dans toute