‹ Histoire de BordeauxChapitre 124 sur 143 · DÉPUTÉS EV · texte numérisé non relu

DÉPUTÉS EV

MM. Auberl*, Bouthiér, conseiller en la cour-royale, remplacé par M. de Bryas * ; T. Ducos, Gnestier junior, négociants ; Hervé *, Jay *, Martel*, Roui*, Yustemberg, négociant.

1837. MM. Billaudel, ingénieur des ponts et chaussées ; Ducos% H.. Galos, négociant; Guestier*,^ le marquis de Lagrange; Partarrieu- Lafosse, magistrat à Paris, remplacé par M. Dussaulx ; Roui*, Xbiers,. ex-ministre , remplace par M. Martel* ; Yustemberg^.

1839.MM.Billauder,]>ucos*,€ralos% Hervé*, 'Guestier*, del4agraage*. Martel*, Roui*, Vustemberg*.

N' ILW^ page ISS.

Liste des qu^tre-vingt-dù: électeurs des cominunes de-

Bordeaux, en 4789.

Alphonse pére<

André.

Batanchon.

Bazànac père.

Béchade père.

Bergeret .

Bernadau-Lamarche.

Bolle.

Borel.

Boudin.

Bourdier.

Broca.

Brochon père.

Campaignac. ,

Carie père.

Cazejus.

Cbaigneau-Joffret.

Chandru.

Chicard.

Chicou-Bourbon.

Gomet.

Constant.

Crozilhac.

Dambielle père.

Bescats père.

Desèze.

Détan atné.

Dubreuilh.

Dufeur.

Daranteau père.

Duthil père.

Fabre.

Fadeville.

Fauché fils aîné.

Faurie père.

Feuilherade.

Fléché.

Fournier.

. GilAPlTW <»(HJJ£raW..

Fourraignau.

MaDYille.

Gachet-Dçlisle.

Marion.

Ganucheau.

Mercier.

Gassies.

Moimerle.

Gaube.

Moulina.

'Gauvry père.

Nairac.

Glbert.

Plantèvignes père.

Gratis.

Eabeau.

JiMirnu.

Rabaud.

Laclayerie.

Aavesle» ffls atné.

LaaloUe père.

Réveillât.

Lafargue.

Roger.

Lafargue alni.

RouUel.

LafoD.

Rou^siBoD.

Lagarde.

Royer.

Lapeyrç.

Sabrier.

Lapone.

Sandre.

Larré.

Séjourné atné.

Latuilliére.

Séjourné jeune. .

La tus.

Sers père.

Légé.

Soulignac père.

Lemesle.

L Tarteyron.

Lévéque.

Trapé.

Leydet.

Villolte.

42S HISTOIRB DB BORDEAUX.

Ht' IcTi', pa^e tro;

Lettres écrites à la société àès amis de ' la liberté et de régalitè de Bordeaiuc, par Fergniaud^ député de cette ville à la çomentiqn nationale.

Paris» 4 mai 1793» sous le<;Qnteau.

Vous 2i,ytz été îjistruils de rhofriblq persécution (*) faite contre nous » et vous nous avez abandonnés. Vous ne nous avez soutenu auprès de rassemblée nationale par aucune démarche ; vous n'avez même cherché à soutenir notre courage individuel par aucun témoignage de bienveillance^ Cependant la fureur de nos ennemis s^accroit ; la proscription et l'assassinat circulent contre nous, et rpn s'apprête d'aller à la barre nationale demander nos têtes. Quel, est donc notre crime > citoyens ? c'est d'avoir fait entendre la voix de l'humanité au milieu des horreurs qui nous ont si souvent environnés ; c'est d'avoir voulu conserver vos propriétés et vous garantir de la tyrannie de Marat, ou des hommes dont il n'est que le mannequin. Faites que nos concitoyens nous retirent des pouvoirs dont il est inipossible de faire usage , sans des signes éclatants

(*) La première attaque faite publiquement contre les girondins par les maratisles commença le 11 mars 1793. Dans la séance de ce jour, une âépdtation de volontaires de la section Poissonnière 9ë'PaK^, àcGOmpo^nëe de Besfîeot , fondateur àe 4luh' naHônàl dtt Batdtau^g t de présenta à la barre de la: eonveotion oatlopale pour demander un décret d'accusation contre les depuis Gen* sonné y Guadet^ etYergniaud.

ClIAPrntB SOCZIEUE. 4W

de leur coofiance. Nous ne craigaons pas la mort ; mais il est cruel , alors qp^ se sacrifie, {Je ae f^s emporter au l'Orabeau la certitude qu'on laisse au moius quelques regrets à ceux pour lesquels on s'immole,

, yERiinitijD. .

Parli, le 5 mai'l793/

■ Frères et i«ls',"''' ' ' ■ '

Je vous écrivis hier, le cœur flétri voonpw des dangers que je brave , mais par votre silence. Quelques heures après le départ de ma lettre, j'ai reçu la vâlre. Des larmes de joit! ont coulé de mes yeux. J'attends mes ennemis, et je suis sur encore de les faire p jourd'hui ou demain qu'ils doivei breuver du sang de la représent:

qu'ils l'osent , quoique la terrei une poignée descélérats. On s'y e hier ; et on ne tentera pas une di craindra d'éprouver de la résist comptons sur le courage de Foc et vous pouvez compter sur le noire.

Tenez-vous prêts. Si l'on m'y force, je vous appelle de la tribune pour venir nous défendre, s'il en est temps, et venger la liberté en exterminant les tyrans. Si nous ne sommes plus, Bordeaux peut sauver la république.

Eh quoi! n'aurons-nous travaillé depuis quatre ans, taql fait de sacrifices , supporté tant d'iniquités ; la France n'aura-t-elle versé tant de sang, que pour devenir la proie de quelques brigands, pour caurher Je front verg la plus tortueuse tyrannie qui ait jamais opprimé aticBn peuple? ' '

480 mBif<mÉ M hmf^Àjm.

Homtii^d de H'Grrohde, levex^vouât lâ, convention n*a é^té faible que parée qu'elle a été abandonnée. Soutenez- *teeontre tons lesfurteut qui la menacent. Frappez de terreur nos Mârîus ; et je vous préviens que rien n'égale leur lâcheté , si ce n'est leur scétératessCé Alors la convention sera vraiment digne du peuple français. Des lois sages seront substituées à des lois de sang; et les douceurs de la liberté nous consoleront des calamités de ranarcbie.

Hommes de la Gironde , il n'y a pas un moment à perdr6<. Si vous développez une grande énergie , vous forcerez à la paix des hommes qui provoquent la guerre civile. Votre exemple généreux sera suivi, et enfin la vertu triomphera. Si vous demeurez dans Tapathie , tendez vos bras ; les fers sont pi'éparés et le crime régne.

Je vous salue fratemelloment*

' Vergniaud.'

ISMlTn, page tr*.

Adresse des vingt-huit sections de Bordeaux à la convention nationale, apec Vadhésion donnée à cette adresse par la munic^liié de cette ville et par les adminàatroHons du diSttriot et du département*

LES CITOTKEVS DB BOBDBAUX A. LA CQIfVBNTION ff ATIOiBîAipS*

LégislateukS ,

Quel horrible cri vient de retentir jusqu'aux extrë* mités de la république ! Trois cents représentants du peuple voués aux proscriptions , vingt-deux à là hache libertidide des centttmviirs ! '

Législateurs, lorsque nous choisîmes dés députés, nous

les mlpie^ 3Qii$ la sauvegarde dep lois «• de la veirtu , et de tout ce qu'il y a 4^. plus sacré suit la terris. JNous orùmes les envoyer parmi des bommea; et ils sontisn ce^ipmeilt sous le poignard des assassins.... Que diseor-nous, héUni! peut-être ils ne sont plus«,,.,Si ce crime atroce de consomme, frémissez, législateurs^* frémissez dei'e&cèade notre Indignation et de notre dé^espioir. Si laseijTdusaiig ^ous a ravi nos frères» nos représentants, rborraur du erisie dirigera, notre vengeance; et l^s caonibales §ui. aiitont violé toutes les lois de la justice et de l'bumaçâlé ne péidront. que sous nos coups!

Convention nationale , Parisiens , jadis si fiers et &i grands > sauvez les députés du peuple, sauvez-^nons de notre désespoir, sauvez-vous de la guerre civile t.... Oui, nous organisons sur-le-ehamp notre garde nationale; nous nous élançons sur Paris , si un décret vengeur ne nous arrête; et nous jurons de sauver nos frères ou de périr sur leur tombeau.

Extrait des registres des délibérations du conseil général

de la commune de Bordeaux*

Le conseil général delà commune étant assemblé , les commissaires des sections se sont présentés , et ont demandé à déposer sur le bureau l'adresse des citoyens de Bordeaux à la' cdnvention nationale, souscrite , en vertu de leurs ordres, par les présidents et secrétaires de cha-* ciine d'elles , avec invitation de la faire parvenir sur-lechamp, par la voie de deux députés, extraordinaires:» à la convention nationale, après. toutefois que le iconml général deJa commune l'aurait présentée aux qoieiscmI^ généraux du district et duldépartement |.4|ui. seront p^é9 d*y idounqr IçcMr adWsiQU» , i. . - :

4S2 uter^iRii.DBfBOIUHIMJX.

. Sur quùi, le proeureur de la ' oMimilna 6iiUmdii , le Q^Bseil â arrêté, conibrmémeqt au vœu des sëetions ,

l^.Qii^l'adresce des sdetioDs dala oaaimiiiiô de Bordeaux sera préseatée sur-le^bamp aux conadls génévaux du dUtrict et du département» qui seront iorilës à y donner leur adhésion ;

â«,Qu'il sera fait choix de deux députés extraordinaires pour aller présenter «atte adresse à b| oonveation nationale , et lui exprimer de la masière la plus énergique les sentiments qui animent tMis les-habitantsr deeetleyaste cité , et leur attaohement à Tunité et à l'indivisibilité de la république*

En eonséquence» le conseil général a fait choix des citoyens Léris et Duvigneau, pour remplir cette mission.

Fait en séance publique et pemanente du conseil général de la commune de Bordeaux , le 9 mai 4793> Tan second de la république française.

Signé S^iG^t pmne.

Bassetcbas ; êççrétaire'-gr^fim'e

Extrait du registre de$ siancee du eonml général dudmtriet

de BordeaWi'

Le secrétaire fait lecture d'une adresse des sections de Bordeaux à la eonvenlion nationale , et de la délibération de ce jour du conseil général de la commune , qui nomme deux députés pour la présenter.

Le conseil général du district , ouï le proeureur-syndic» sans entendre donner à l'exposition de ses sentimeals aa-« eun earaelère de représentation, déclare que cette adresse e(Mitient ceux que lui inspirent son amour pour le» lois» son attachement inébranbible à la cause, de Ia Uberté et

de l'ëgftUtà , enfin' SM-détodemeiit'»o^sdMltiè<ir<4eTmiité de laffé^bli^lie^ iqaifoe pent-exîeler eaiid l^fiité<el'ifffltégrilide'lft^niprésehtdUaiiL Mtieiiale ; dédtare e^care^que daas'ses relaUons' ba^iiéuèlle^ «veelei municlpalilé^'et lescit03rens deson^lerritoive^, il 68t6anfr cesse Fhetirenx: témoin de Taccèrd qai y règne , {p«r la "pi^esslcm des mentes principes. ' ^

Fait en séance publique et permanente da conseil' général do district; à Bordeaux, te 9 mai 1798, l'aioi^conddela république française. 'î

(Signé) LEMOiNEiftU.sjRr^*^^'^^*- • PiUîèBv wcrëtatreu *

Extrait du Registre des séances du conseil général d'd dé^

partêment de la Gironde.'

Lès tiieàibrés composant le conseil général du département de Ta Gironde ayant pris communication de l'adresse des sections de Bordeaux et de l'adhésion donnée à cette adrêàde par les membres composant le conseil général du district de B<»deaux , profondément affectés de l'aspect sinistre que présente depuis quelque temps la Tille de Parife; ^ ' ' ' . -

Considérant que lies vives alarmes et Tindignalion dés habitants de Bordeaux ne sont que trop jnatement eteltées par les cris fbrcenés d'une faction scélérate, qol provoqué ehaqne jour, contre les représentants de la nation , de nouvelles injure» et de nouveaux excès , qui* appelle ccfUtre fine grande partie d'entre eox le fer des assas^ns, et dont les efforts tendent évidemment àfkire tomber la Te^résentaiioii nationale dans Favilissement , ^lonrla dit*

434 fUSTOIBB D£ BORDEAUX.

sottdre ensuite avec violence » et frapper ainsi la répakli* que au cœur ; . .

Considérant que la trop longue indulgence de la conventii^n nati^ale^ et le silence auNins exi^usabla en^re des départements , n'ont £ait que poj^er à son comble l'audace des vils suppôts d6$ typans i et qu'il est temps enfin que tous les bons citoyens se prononcent , qu'un cri menaçant et terrible de la France entité jette l'épouvante dans r&me de ces conspirateurs ;

Considérant que la convention nationale ne verra , dans l'expression ardente des sentiments de la ville de Bordeaux» quhme preuve de son attachement pour les représentants de la nation ; convaincu que nos frères de Paris ne se méprendront pas sur ceux auxquels ces menaces s'adressent ,. et que les vrais républicains de cette grande cité n'y trouveront qu'un eficouragement pour s'opposer avec une nouvelle énergie aux violences liberticides des scélérats soudoyés par nos ennemis.

Invitent les députés de la commune auprès de la conventioa nationale à exprimer en leur nom les mêmes sentimcAts qui Qnt dicté l'adresse des sectipiis de la ville de Bordeaux.

Fait en séance publique et .permanente du conseil gé^ néral du département de la Gironde , à Bordeaux , le 9 mai 1793 , l'an second de la république française.

(Signé) P. Serç , président.

Frikgues, secrétaire général

CttAPÏTRE D0t2lËMË. 4315

Mo X'mi, page 184.

Arrêté des représentants du peuple ^ commissaires ^de la conçention nationale , ençoyés dans le département de la Gironde et autres tircon9oisin»m

Les représentant» du peuple en séance à Bordeaux >

Considérant que l'époque de leur arrivée dans les murs de cette TîHe doit être celle de la' pmiition do loas les traîtres ; >

Considérant que le seul moyen d'eoicoorager les patriotes qui viennent de sortir de Fapathie dans laquelle ils furent plongés trop longtemps, c'est de faire justice prompte et sévère des hommes perides qui les ont trompés;

Considérant qu'il' est temps de faire tomber sous le glaive de la loi les tètes des scélérats qui voulaient feire de Bordeaux une nouvelle Lyon , et faire courir ses ha** bitants sous le joug , en livrant la ville , le port , et les magasins nationaux , à l'inf&me Angleterre (*);

(*) Pendant le eonn de leur missibn h BohiMiiix, iei ttpyésen^ tants osaient hautement affirmer que la oommission popiilaire avait traité avec les Anglais pour leur livrer cette ville. Dans* plusieurs de leur» discours publics, lorsqu'ils répétaient cette accusation > on les a vus porter la main à leurs poches, comme sUls y gardaient le prétendu traité de vente. On trouve entr*autres cette absurdité dans le Tableau des événemenU de la révolution, rédigé par le procureur de la commune Tustet , qui l'avait lu au conseil municipal le 17 juin 1794 : « Les fédéralistes, est-il dit dans cet éGrit> « avaient projeté de réduire Bordeaux à la famine, pour en tirer t« ravantage de le livrer aux Anglais, qui devaient y venir avec des « subsistances ».

Considérant que les représentants du peuple doivent au peuple une réparation solennelle et promise par les décrets de la convention nationale»

Arrêtent :

Art. P. Le gouvernement de la ville de Bordeaux sera provisoirement militaire, et exercé sous la surveillance des représentants du peuple.

Art. II. Tous les corps, tant infanterie que cavalerie, qui ont accompagné les représentants lors de leur entrée à Bordeaux , sont déclarés armée révolutionnaire.

Art. III. Il sera adjoint à ce corps un bataillon de sansculMtes bordelais « choisis et indiqués tant par les sections que par le club national (*).

Art. IV. Il sera sans délai créé par les représentants du peuple un comité révolutionnaire C"*) , composé de vingtquatre membres, chargé de rechercher tous les fils de la inspiration, de faire arrêter tous ceux qui y ont pris part , tons les hommes suspects , tous les étrangers , et tous

(*) Ce club, qui ayait été fermé depuis na an, par ordre des autorités de Bordeaux , se réinstalla lorsque ces autorités furent frappées par le décret du 6 août 1793. A leur arrivée dans cette ville les représentants donnèrent au club national le local occupé par la société populaire des amis de la liberté et de Té^alité ( auparavant amt5 ÔA la constitution) , laquelle s'était dissoute d'eUe-méœe , attendu que les membres les plus influents de cette société craignaient d*étre compromis pour avoir tenu le parti de députés de la Gironde.

(**} De ce comité dépendaient ceux de même espèce que . es municipalités de tout le département avaient institués. Il avait à ses ordres des espions, qui, sous le nom d'agents de surveillance, faisaient un service très-iactif pour découvrir ou arrêter les suspects, et surtout pour mettre le scellé sur les elfets mobiliers de ces derniers.

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