‹ Histoire de BordeauxChapitre 125 sur 143 · CHAPITRE DOUZIEME. 43T · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIEME. 43T

ceux enfin qui i«ar seront désignés par les bons citoyens comme ennemis de la république.

Art. V. Le comité de surveillance , établi par les représentants du peuple et actuellement en activité , continuera ses fonctions jusqu'au moment de l'installation du nouveau.

Art. VI. Toutes les autorités constituées» tant civiles que militaires , de la ville de Bordeatxx , seront renouvelées (*) dans le plus court délai; et à cet effet les représentants du peuple invitent tous les bons citoyens i leur faire parvenir la liste des hommes qu41s croient dignes et capables de remplir les fonctions publiques.

Art. VU. Il sera formé sans délai , par les représentants du peuple, une commission militaire , composée de sept membres , chargés de reconnaître l'identité des personnes mises hors de la loi , et de les faire exécuter dans les vingtquatre heures, ainsi que tous les émigrés rentrés sur le territoire de la république et les prêtres qui ne se smt pas soumis à la loi de la déportation.

Art. Vni. Tous les gens suspects seront mis en arrestation. Les prévenus de conspiration seront traduits devant les tribunaux compéteifts , et les autres conduits dans des maisons nationales (**) , situées hors des limites du département de la Gironde. Aucun des détenus ne pourra être mis en liberté sans un arrêté des représentants du peuple.

(*) Le premier renouvellemeiit d^ofOce eat Iieo k 6 novembre saivant. Une vingtaine d*antres furent effectués dans la suite ,]^ tant par les mêmes députés que par leurs successeurs dans le proconsuîat de iftordeaux.

(**) Les prisons ordinaires Airent augmentées de quatre nouvelles maisons d*arrét , que Ton établit au Fort du HA , au Petit SeminairO; et dans les anciens couvents des orphelines et des carmélites*

438 HISTOOIB DB BCmDBilUX.

Art. IX. Le général cooimondaiit Taméa vévohitlaa* naire sera tenu de se coneerCer avec les représeiitaiii» du peaple» pour toutes les mesarea de sûreté générale qu'il croiva devoir prendre.

Art. X. Tons les eitoyens sans exception sont requis de déposer , dans le délai dé vingt-quatre heures , toutes les armes de quelle nature qu'elles soient, dans les salles du Gh&tenu-Trompette; prévenant les bons citoyens qull sera inoessaminent procédé à la remise des armes de gens suspects entre les mains des braves sans^culottes , seuls dignes de défendre la liberté et le gouvernement r^ublicain.

Art» XI. Tous les chevaut de luxe, tant de selle que de carrosse dans U ville de Bordeaux, ainsi que les Marnais, selles, bottes , manteaux, et autres objets d'armement et d^é^ipement de cavalerie ,. sont mis sous la main de la na« tion; et il est défendu à tous particuliers, marchands, maquignons et autres, de les adieter ou de les receler, sous peine d'être poursuivis comme détenteurs d'effets na**tionaux. ^

Art. XII. Les mémos dispositions auront Heu à Tégard des habits d'uniforme et autres objets d'équipement , diiabillement, et d'armement.

Art. XIIL II sera fait fréquemment , par quatre commissaires de section , accompagnés d'un détachement de l'armée révolutionnaire , des visites domiciliaires dans les maisons publiques et particulières , magasins et navires, à l'effet de découvrir les grains , farines , marchandises prohibées étrangères, et gens suspects qui pourraient s'y trouver.

Art. XIV. Les biens meul>le$ et immeubles des émigrés, et ceux confisqués soit par les décrets de la conveutioa

CBAFrVBffl DOraiÉHB. 439^

nationflle , soit gar les jugements des tribaoaaii Mvola-' tionnaires et criiainels , sefront mis en vente^an» détoî.

Art, XV. TeQs les eenificats de civisiae aeeordés ou visés jusqu'à ce jour par les municipalités et corps adnûniatratife dans Ceute retendue du dépAHement de la Gi^ ronde « soat «mmlés , e^ tous les fonctionnaires publies qui n'en auront point obtenu dans le délai de deux mois seront destitués de leurs fonetions^

Art. XYL Toutes les délibératioDë et arrêtés des municipalités et corps administratif dii département de la Gi* ronde » prononçant main-levée des biiôQS séquestrés pour cause d'émigration présumée, contenant décharge du paiement de la solde de l'habillement de deux soldats^ citoyens, et autres concernant les émigrés ou leurs parents, sont annulés; et .ils seront tenus d'en obtenir de nouveaux dans le délai de deux mois, à dater du jour du prés^t arrêté.

Art. XVII. Cenformément aux décrets i tous les frais de l'armée révolutionnaire et tontes les autres dépenses extraordinaires seront supportés par les riches, et surtout par ceux connus par leurs sentiments inciviques et fédé** ralistes(*).

Art. XVIIL En conséquence, Usera fait un état de tous les particuliers et négociants qui devront contribuer au paiement de ces frais ; et il leur sera adressé des réqui* sitions (***") nominatives des sommes déterminées qui de-

O On appelait f4déraUite$ quiconque s*étaU montré partisan de députés de la Gironde, auxquels leurs antagonistes les monfa^narc^s prêtaient le projet d'établir en France une république fédérative, dont chaque département aurait formé un état séparé.

(**) On pratiquait une autre espèce de ^quisîtion non moins yexÀ- (oire. C'était une sommation adressée parles représeniafitsà un par-

440 HISTOIW BË BOiWEÀUS:.

vroot être payées idaos las vingt^^uatre heur-e», sous peine d'ex^pati^^.^ilHaim et <4eoQBfifioaU4)Bi4e leurs biens*

Axtf, )iJJL Toutes tes. wesoces 4a sûreté géiiérale » et celles r^tiyes][aiixsi|l>$istanc€» et aux objets relatife à l'exis* tence et aa- bonheur du peuple , seront, prises par les représentants, concertées avec les am^entés constitoéès re«* nouvejlées, et consignées dans de nouveaux arrêtés , qm seront rendus publics par riupresaion.

Fait à Bordeari^» ce septième jour de la troisiènie décade d« peei^ier mais de l'an deux de la. république française , uo^ çt indij^i^jiblef

fS^ës^C. Alex. YsABKAu, M.-A. Bàudot, ** •' ' , Chaudron -Rousseau , Tallien.

. î ' i , - : .»i ÇftWtrf-«<8fn^# Pbybje^îd-d'Hbrval » «ecrétoû-e ..oT j.'^- ^çJa>ifiommimon^ cornimissaire des guerres,

II' mwta bimy page »IMU

Prem^ dp l'errew qui dite commise danS' ta soknniMé re^ lati/e à la troimlatioyides oendm 4e JfotilaÂgaie.

Le.âi ff^ iSP^t.iH fut présenté au préfet de la Gironde la pétition 6çiiyan|e : . .

Josepli Mont^ne^.seul et unique rejeton de la faniille de l'auteur des fissais,, vient d'apprendre que dans une

ticulier, afin qu'il eût à délivrer, pour les besoins de Tétat , certaiiies][deDrée8;0u matthandises qu'il possédait, et ce à un prix qu'ils fixaient. Nous avons vu une réquisition de ce genre, adressée à un négociant; pour qu'il livrât, au prix de 30 francs le quintal, deux boucauts de sucre, au choix d'un peintre, pot*r fa^edu mcutic à l'usage des navires de l'état.

séasee de la société de» âdetoes , beHes46ttres et arts de cette yille, du 96 floréal demiéir ( 10 mai 1803) , il avait été authentiqnem^t reconnu , d'après des actes et dès faits rapportée par un de ses membres , qa^au lieu d'avoir transe féré , le i*^ vendémiaire an iX ( S8 septembre 1800 ) , les cendres dé Michel de MéHtaigne/de l'église des feuillants dans la salle d'assemblée de cette société , on y avait porté le cercueil de la dame de Lestônnaû, sur lequel on avait placé le mausolée de ce philosophe , dont les cendres reposent encore dans le caveau , où Françoise de La Chassaigne^ son épouse, les avait déposées lé 1" knaî 1414.

Seul et unique représentant de Itji famille Montaigne et de celle de Lestonnac , de la première de son chef, et de la seconde du chef de Thérèse de Galatheau , son épouse , assuré du consentebient de la société des sciences, le pétitionnaire vient vous demander avec confiance que vous l'autorisiez , citoyen préfet, à faire porter dans l'église du ci-devant monastère des f^illanls, aujourd'hui le lycée, et dans le caveau de la première chapelle à droite en entrant , le cercueil de la dame de Lestotinac , et Si faire rétablir le mausolée de Hîchel de Montaigne dans la chapelle de la même église à gauche , la plus près de l'autel , non dans rangle de ladite chapelle , mais sur le caveau qui est au milieu, et où reposent les cendres de ce philosophe. Le péfîtionnaire se charge de faire faire tous ces déplacements à ses frais, du moment que vous lui aurez accordé la permission qu'il vous demande.

MûirrAioHE.

Le 21 juin suivant, cette pétition fut apostillée de la réponse suivante :

(( Il est permis au citoyen Joseph Montaigne -de faire

iM2 UISTOtHB BK BOMBAVX.

ce replacer le cercaeil de la dame Brian i veuve Lestona nac , daûs le tombeau qu'il occupait avant le 1*' vendéa miaire an IX, et de fairo élever sur celui de Michel de ce Montaigne > auteur des Esêais, le mausolée qu'on y avait (( primitiVemeki4 établi.

« Bordeaux , le 2 mesddor an XI.

Le préfet de la Gironde^

(Signé) Ch. ob Lacroix.

M* mn^ page !it#é

Diseours adressé par le maire de Bordeenus an général corn» mandant la colonne anglaise qui entrû dans cette ttlle le 12 mars 4814.

Page 1