GÉNÉRAL
La nation généreuse qui a donné des preuves si distinguées de sa magnanimité, en secourant avec une constance inébranlable ses alliés opprimés » se présente aujourd'hui aux portes de Bordeaux. Si vous venez comme vainqueur^ vous pouvez « général, vous emparer des clefe, sans qu'il soit, besoin que je vous les présente. Mais si vous venez comme alliés de notre auguste souverain Louis XVUI , je vous offre les cle& de cette intéressante ville > où vous serez bientôt témoins des preuves d'amour qui se manifeste* ront de toutes parts en faveur de notre Fégitime souverain. A ces témoignages se joindront les sentiments de notre vive reconnaissance pour nos libérateurs.
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Documents ptib/tcs sur Vêchauffourée du i^ açril ISlîf.
Voîd C8 qa'on lit dans un journal mensuel qui se publiait à Bordeaux , sous ce titre : BuUetin polymathique du Muséum, cahier du i" mai 1818.
a Le 1*' avril, dès le matin, la garde nationale et les « volontaire» royaux formèrent un carré sur la rive gau- « cbe de la Garonne , vis-à-vis la Bastide. A trois heures , a M"^* la duchesse d'ÂngouIéme se présenta , et dit à la (( garde de ne rien faire. Cependant, vers les quatre <( heures , leè volontaires royaux firent feu ; et M. Tropce long , membre de la légion d'honneur et capitaine de (( la première compagnie des grenadiers de la garde nac( tionale , fut la victime de l'imprudence ou de la méa chanceté ».
Ce récit fut critiqué « sans être contredit au fond , dans le Mémorial Bordelais du 51 juillet suivant. Dans une lettre qu'y a insérée M. de Glarens, commandant de la garde royale au l*** avril , il est dit textuellement , te que (( M. Troplong fit une faute que la position critique où il (( se trouvait pouvait seule excuser , en se mettant en « marche sans que le commandant en fût prévenu ; que « lorsque la tète de sa compagnie arriva à la hauteur de K la première file du bataillon de la garde nationale ac- (( tive , elle fut arrêtée par les cris halte^là ! vous ne pas- (c serez pas; qu'au même instant un coup de fusil, tiré a d'une fenêtre^ seinbla donner le signal du carnage; (( que MM. dePuységur et Troplong furent désignés i que le « second fut victime, et que le premier n'échappa que (( par miracle , et que quelques coups de fusil furent tirés
44i mSXOIEfi DE BORDJ^^UX.
(( par ce baUiHondela garde activa, dont phasieuis voce lonlaires avaient été seulement «iriiiés le uâfin >>.
Dans les £frertni?À Hfii^alegBorcMailseg de 4616 , la fin de l'échàuffourée du 1®' avril est présentée sous ^defr esuleurs plus sinistres , mais nen d'aide manière plus détaillée que dans le récit précédent* On y dit : « A petite la dii- K chesse d'Angouléme flil*elle arrivée an Palais Royal , (( qu'une ftisîllade se fit entendre sur le port, ^étaient (( des gardes nationaux qui avÀieiit fait feu sur lenra offi* (( ciers soupçonnés de trahir le roi. On vïl passer des Uestt ses qu'on transportait. On annonça même (|ue quelques (( citoyens avaient été tués , et que ce n'était que le préce lude du massacre. Le désordre et le tunralte étaient an (( comble à Bordeaux , lorsque la duchesse en partit )>.
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Ordonn€eA€è du roi portant concession à titre gratuit des matériaux et du terrain du Chàteau-Trompette en /àveuf de la ville de Bordeaux.
Louis, par la grâce de Dieu, etc.;
Sur le rapport de notre ministre secrétaire d'état de l'intérieur, notre conseil d'état entendu ,
Nous avons ordonné et ordonons ee qui suit :
Art. V. Le plan de distribution des terrains du Château- Trompette et de ses dépendances , annexé à la présente , est approuvé.
Art. IL La' démolition du fort el de tous les ouvrages qui en dépendent sera continuée , le4errain âera nivelé*
Art. m. Les matériattr provènatit de la démfotttÎQa , et les emplacements qui , d'après le plan, ne sont pas ré*