CHAPITRE TREIZIEME
le ^itre de Cours des rmèrei qui arrosait V arrondissement de Liboume.
i" LA RÉOLE, chef-lieu du troisième, àrrùadisaeweiit
dé la Gironde , doDt le nom vient de celui du moDastèra
qu'on y voyait et qu'onappelail
parce que celle desaint Benoit y
dictîosqui y avaient une célèbre
lesaovîcesde leur ordre. On n'a
l'origine de La Réole. Ce lieu ps
corps de commune que dans
charte de 1243 l'autorisa à gecloi glelerre donna quatre cenis mar ture. A l'angle du nord-oues château fort, dont les ruines po le nom des QaateSos (quatre :
flanqué aus quatre coins de toui La Réole a soutenu plusîeur Guienne resta sous la doiuinatic guerres de religion. Les protestai d'importance : Louis XIU la fit d ville fut le siège d'une juridici nait dans son ressort vingt-neuf communes. Il y avait à La Réole
Un chapitre collégial fondé en 1303 pour douze chanoines et quatre prébendiers dans l'église paroissiale de Saint-Michel qu'on a rebâtie dans le dix-septième siècle , et dont le mattre-autel offre quelques curieux détails de sculpture ; Un magnifique couvent de bénédictins, à l'occasion
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duquel nous donnerons plus baë quelques petits éclaircissements historiques.
Un couvent de jacobins fondé en 1^1 / dont le bâtiment ne subsiste plus ;
Un couvent de cordeliers fondé en i^S par les libéralités des habitants , dans lequel le parlement de Bordeaux siégea depuis 1678 jusqu'en 1690 (^) , et qui est occupé par une société religieuse , dite des Dames de la Réanion ;
Un couvent d'annonciades> que vinrent fonder en 1609 deux religieuses de Bordeaux appartenant au même ordre. Ce couvent , rebâti en 1731 , fut alors utilisé, car on j établit une pension pour l'éducation des jeunes personnes. Le collège communal occupe actuellement cet ancien monastère.
Celui des bénédictins , qu*on prétend avoir été fondé par Charlemagne , fut rétabli en 977 par les libéralités de Guillaume Sance , duc de Gascogne , et de son frère Gombattd.« évèque de Bazas (^) , dans le diocèse duquel était La Réole, qui s'appelait auparavant Squirs. Depuis cette
(^> Les jurais de La Réole S)nmk alors restaurer une Aes iMitaines 4e cette ville « attendu • porte le registre municipal , que M, U premiâr fn'ésident du parlement ne boit poÈ d^<mlre eau que celle de cette fontaine.
f *) Dans les statuts que les fondateurs firent pour ce couvent, oo trouve certains privilèges singuliers accordés au prieur claustral , entr autres de percevoir soixante-«ix sous d'amende sur quiconque aura menacé un boui^ois de le frapper d'un £er esmoutu; et de confisquer à son profil les biens de tout hojo^ma qrù anisa enlevé une femmiC marine. Au nombre des droits et redevances attribuée à ce prieur, le même acte dit que tous les cordonniers de La Héole doivent lui apporter de bons souliers chaque année le jour de la fête de saint Martin , et que les tailleurs sont tenus de lui donner une robe bien fourrée chaquo année le dimanche des Rameaux.
époque plti^iojiirs ^ouyeraips cai^tril)uèi:ent. à l'aMçmentation de ce couvent qui avait été dévasté. à^plusicjurs reprises* Eu i58S{ Edouard, p^^nçe dp^Q?i|les et duiç d'Aquitaine, lui fit don de neuf mille marcks sterlin : Tégli^e actuelle fut alors I>àtie. Qaai^t au restant.du monastère « ou y i& f^ en divers tepp^ des restaurations considérables., I^a, plus importante a eu lieu dans le coprs du dix-huitième siècle. Elle est due au^ bénédictins qui Tbabitaient, et qui ne ptartageaient pa^avi^c un abbé étranj;e/* les grpqids rey^nu^ dont jouissait ce prieuré régulier. On assure quç 4^puis 176^ jusqu'en 1780 ils ont employé june sompe de cent trente mille francs à la dernière restauration de ce couvent. Ils en avaient fait la plus agréable maison de leur ordre. L'église surtout était d'une grande magnificence : tous les arts avaieqt contribué à sa décors^tion. pépoi|illée de ses principauiL ornements en faveur de la çathédr^ile de Bordeaux , il ne lui e^t resté que les belles peintures à frasque qui oeuvrent ses murs. Elle vient d'étnç rendue au cuUe et sert maintenant d^église paroissiale.
Le bâtiment de ce couvent est le principal ornem^ent de La Héolejet a été approprié au service. pul)lie. Toutes les aiitorités de la ville siègent daasd^s parliesséparées de ce bâtiment où elles sont établies d'une manière commode.
Le pont suspendu sur la Garonne devant La Réole a été acl;ievé eu 483S. Il psf; d'ui^e seule travée , qui a cent ^oixante-ei^uq mètres d^ longueur et qujsitf e mè^re|s et de^i de largeur.
Pans une Biche placée à l'angle d'une ^maison de la place, du Turon on voit une petite statue représentant un militaire armé de pied en cap. Sur le socle on' lit : La Réole , I3i0. Certains habitants affirment que cette statue a été érigée par la reconnaissance publique, à un
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ancien soldat de cette ville qui avait, /somppsé du temps d'Henirî IV (*) la chanson célèbrç parpiiles marins 4u pays, laquelle commence par ce vers : Jmr\ de I(^ RéotU^f moun athic; et qu^en restaurant depuis cette statue ou y aura inscrit au hasard ou par gasconnado la Ule de 1210, d*autant qu*al6rs la sculpture n'était, pas assez avancée pour produire un pareil travail.
2^ CAHIRAN ^ commune du canton, de La Réole » possède depuis 1829 un pont suspendu sur le Dropt , dpQt la
travée a vingt métrés de longueur sur troi$ de largeur, c'est-à-dirè un métré et demi de moips en longueur que ie |)ont de Gironde qui n'en est guère éloigné t ot qu'pp a bâti en 17S0 sur la même rivière. Les habitants des bords du Dropt doivent se souvenir des vexations de tovt genre que leur fit éprouver en 1794 le conventionnel Lafcanal , qui voulait , disait-ij , impromer réçolulionnairemeint un canal , lequel devait joindre la Dordogue à la Garonne parle moyeu du Dropt. Ce législateur-architecte Ayi^t baptisé son canal projeté Dro-Gar-Por^ des syUahçs initiales du nom des trois rivières qu'il prétendait doter des fruits dé son impromation. Deux hommes à talents viennent d'exécuter sur le Dropt un appareil ingéi^eux pour faciliter la navigation sur cette rivière.
5*^ SÀÏNT-MACAIRE, ville ancie^mement fortifié^, a pris son nom de celui d'un saint qui y vint prêcher )a foi dans le cinquième siècle. Le couvent dé bénédictins qu'un duc d'Aquitaine avait fondé dans cette ville, ayant été supprimé en 1027 , fut converti en prieuré que les jésuites
n' Gei^inee, qai, étant gouverneur de Gnienne, venait soWent à La Réole, y avait appris cette chanson en se prouienant Bvtr le port. Il la chantait à ses enfants en les faisant sautonmcses genouï.
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«btiiirûnl en- ISTïl L'ègrisè qùî en dépentlqû est uq' moment remarquable d'àrchiteeture qui présente la réupion des styles fûman et gothique. On voit au milieu de cette églisb «ne pierre de couleur d'arijoise ayant cinquanlécinq centimètres de superficie ,' oà est sculpté un la^ar^m entouré de deux cercles qiiî renferment une inseriotini. en partie effacée. Elle coDEtraile en 1040',' e
Un comte de Raàt 426S âncouveiit dé ci aux templiers ef dont liiieS fiossédaient aussi pice de cette ville oci . 4* ÂUfilAC-VERDE fltàcutre, a ajouté àsi 'de la chapdlle de Hol àoà leÂitoiM et qui s< Cette chapelle jouit d ptttàtîon que CéSe de 1369 par une comtes Celte fondation est l'ac un ancien desserrant (I celte dame allant ' n lieu des bols d*Au1 n sans vouloir avsrnc (I pied sur une longue n événement, descem
« On trouva au-desSous une siaïue de la vierge JBarie en « bois bien élaboré , qui fut placée dans une chapelle que « la comtesse fitbâlir sur le lieu même d«6a.déco«Terte »
Cette chapallfi, qui est eelle,dei Vffdelays, fut d'abird dessen-ie p(M-.diw.religieu« de rwdrtf de Ci^rtdtnohl. Leur
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couvent ayant été incendié pendapt lesgiierres de religion, il ne resta de Véglise que le sanctyiaire et sa YQute lequel se voit encore* Cette chapelle fut reconstruite au^ dix-septième siècle, ainsi que le couvent. Le cardinal de Sourdisy installa le 31 août i6S5 des célestios qui y ont resté jusqu'à I9 suppression de leur ordre.
S*> SAUVETERRE , chef-lieu de canton , ne fut d'abord qu'une bastide défendue paru» château fort qui servait de sauvegarde aux habitants , ainsi que Tindique son nom. Edouard I"' lui donna le titre de ville et lui permit de se clore de murs en 1281. Sa position, à une égale distance de la Dordogne et de la Garonne » lui donna une importance militaire durant les troubles de la province* Cette ville était occupée par un parti de protestants , Jorsque Montluc y passa en 1 562. Voici comment ce général se vante d'une expédition sanglante quMl y fit : u En allant assié- (( ger Montségur , nous logeâmes une nuit à Sauyeterre, ou (( je pris quinze à seize huguenots, lesquels je fis pendre (( sans despendre encre ni papier « et sans vouloir les esa coûter, car ces gens parlent d'or ».
6^ PELLEGRUE, cheMieu de canton , est un gros bourg auquel les habitants donnent le nom de ville« parce qu'il offre quelques vestiges d'anciens murs dont il fut autrefois entouré. Il en est]ainsi de Saint-Ferme , petit lieu voisin quirprend le même titre. Il y avait dans .cette djsrnjère^ commune une abbaye de bénédictins, fondée au onzième siècle , e^t qui fut sécularisée pinceurs années avant la révolution. Son église sert actuellement d'église paroissiale.
On lit dans la Chroniqtie qu'en octobre 1615 les protestants attaquèrent l'abbaye de Saint-Ferme et pénétrèrent dans l'église « mais qqe quatre ou cinq moines, conduits par le capitaine Panguet et retranchés sur la voùte^ tuè-