‹ Histoire de BordeauxChapitre 137 sur 143 · CHAPITRE TBElZliHB · texte numérisé non relu

CHAPITRE TBElZliHB

de L'inslltut et du corps législatif. Parmi les ouvrages qu'on â de lui , ou distingue son ÀnalySt delà philosophie de Baeon, et ua examende l'Esprit des lois, intitulé: Le génie de Montesquieu.

DESBIEY, agroneme de La Teste, a publié en (776 Un Mémoire sur la manière de tirer parti dei landes de Bordeaux, jrwawt'd P agriculture et à la population. On voit par cet ouvrage que fauteor est le premier qui ait écrit sur la fixation des dunes du golfe de Gascogne. On a profité dspuis des vues de Desbiey, sans le dter.

DESMËY , ancien chanoine de Bordeaux , fr^e du précédent, a fourni de cnriéox articles pour la nouvelle éditîoQ de la Bibliothèque historique de France, par Févret de Fontéle.

DUMAS, carmélite, connue sous le nom de Marie du Saint-Sacrement, née à Langoiran en Ii593. Elle a écrit sa ^^te par ordre de ses supérieurs , et l'onen a fïilt usag^ dans la Bibliotheca carmeHtana. ' ' ''

GAY, prél're , né & Saintë-Crois-dn quelques écrits en faveur d» la Fnmde.

rier Bour^lois, pour encourager la gwvernementi ce que les fectienx a] /titre de toppoiUion.

MONTESQUIEU , né à Labrède dont il a porté le nom dans sa jeunesse , préndest au parlement de Bordeaux , l'un dee quarante de l'académie française et membre de la soeiélé royale de Lnndre».

Nous n'iadii]uon9 pas le titre de ses ouvrages , parce qu'ils sftBt connus àam toute VEarop« > conune autqnt.dA «befs-d'œavres uniques ehacua du» ma geore. Soh nom et oeJui d« Hoataigae étant ég^«m«it précieux k Bordeaux , noosavons recueilli des particularités inédtUs sur

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la vie et le? écrits de ees deux philosophes , avec plasièurs de leafs lettres qui n'ont pas été publiées. Ce recueil paraîtra incessamment sous le titre d'Études sur Montaigne et sur Montesquieu, en un volume de quatre cents pages.

SAINT-MARC (Ds), né & SaînV>Selve et mortà Bordeaux, âgé de quatre-vingts ans. Le recueil de ses OEupreiB a paru de son vivant en trois volumes ' in-8^. Son opéra d* Adèle de Ponthieu, mis en musique par Sacehini, eut du succès dans le temps.

SECONDAT (De), fils de Montesquieu , né h Martlllac en 1716, et mort à Bordeaux» âgé de quatre-vingt-quatre ans. Il s'est particulièrement occupé de l'histoire naturelle , tit Ton cite entr'antres ouvrages «es Ohêervafiùns sur les eauùc niinérales des Pyrénées, et TBistoire naturelle du chêne.

i"" LESPARRË, chef-lieu du sixième arrondissement communal de la Gironde , était autrefois la capitale de tout le Médoc. Les seigneurs du lieu prenaient le titre singulier de Sires de Lesparre. Le plus ancien que l'on con^ naisse vivait au commencement du douzième siècle. Leurs vassaux étaient ser6 questanx , comnke tant d'autres habitants du pays bordelais. Ils recouvrèrent une partie de leurs libertés en 1S65 ; mais ce ne tut qu'en 42139 qu'ils furent réellement affranchis de toute servitude personnelle , moyennant certaines redevances auxquelles leurs propriétés restèrent assujetties. La seigneurie de Lesjparre comprenait vingt-neuf communes, et le tribunal de cette juridiction portait le titre de bailliage. C'était le seul qui fut ainsi nommé dans le pays bordelais'. *

GHÀPITRB TREIZIÈME. 511

En 1628, le duc d'Epernon, alors sire de Lesparre, passa un traité avec une ci^npçignie de Flamands pour faire dessécher une partie des marais de sa seigneurie. C'est de cette époque que date l'assainissement et la mise en culture d'une grande quantité des bas- fonds du Médoc , qui auparavant étaient couverts d'eaux la moitié de l'année, ce qui y faisait régner une fièvre épidémique qu'on appelait la tnédoquine.

Ce sire de Lesparre avait une supériorité remarquable sur les autres seigneurs du jMédoc ; car . le joiv* où il se mariait, le seigneur de Galon devait, coqduire la mariée sur son palefroi, qu'il rece^vai t. ainsi. qu^. la. robe de la dame, pour récompense de sa courtoisie. Ce privilège résulte d'un titre du 40 juin i362,ainsipp.nçii: « Soesà « saber que quant lo senhor de Lesparra prend sa molher, «^ lo jorn que la dona entre à Lesparra , lo que es senhor (c de Galon la deu menar per la vila, et après la deu dea barra ; et lo palafre et l'arnés que héra cavaugada et la tt rauba que la dona portaba soun à det ».

Le sire de Lesparre fut un des sçigneurs de Guiennè qui passèrent en Angleterre pour rappeler les Anglais dans cette province en 1452. Aussi, après qu'elle fut de nouveau soumise par Charles Vn , les troupes françaises n'épargnèrent pas les po3sessions de ce seigneu^. La ville de Lesparre fut démantelée et son ch|iteau dévasté. On voit encore quelques restes de son enceinte et une assez belle tour carrée , avec créneaux, guérite, et plate-forme. Il y avait dans cette ville un couvent de cordeliers , qu'un sire de Lesparre avait, dit-on, fondé du vivant de eaint Fran*çois.

2» et 5^ SAINT-GERMAIN et ORDONNAC , communes du canton de Lesparre , contiennent quelques restes d'an-

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tiquités, qui ne suffisent pas pour appuyer la prétention des habitants. Ils assurent que ees communes furent détruites par les Sarrasins , la première appelée A$trm> et la seconde Brionm. D'autres communes du Médoc a£G* chent des prétentions aussi peu fondées. C'est dans Ordonnac qu'était située Fabbaye de l'Isle, laquelle, quoique dépourvue de moines et de monastère depuis deux siècles, avait toujours un abbé bien rente.

40 PAUILLAG , chef-lieu de canton, était un lieu désert du temps d'Auçone, qui en parle dans la cinquième épitre à son ami Théon. La position de ce lieu l'appelait à jouir des faveurs du commerce maritime. C'est maintenant une jolie petite ville. En 1832 un vaste lazaret a été construit près de Pauillac. C'est dans son territoire rural qu'on recueille les vins fameux dits de Lafite. Un des précédents propriétaires de ce domaine, qui était bossu , était communément appelé le prince des vignes. L'ancienne commune de Saint-Mambert , réunie à celle de Pauillac, renferme un des premiers crus des vins fins du Médoc : ils sont connus sous le nom de vins de Latour.

S^ SOULAC , commune du canton de Saint- Vivien, possédait une chapelle renommée que sa situation feinait appeler dans de vieux titres Saneta Maria de finibus terrm, parce que l'Océan paraissait être le bout du monde avant que la navigation en eût étendu les limites. Un duc d'Aquitaine y étabKt un monastère de bénédictins dépendant de Tabbaye de Sainte-Croix de Bordeaux. Il subsistait eneore au quinzième siècle» car Tarchevéque Pey«Berlaad lui légua par son testament une lampe d'argent, et certaines rentes pour la tenir continuellement allumée. Il fonda en même temps dans cette église un anniversaire que devaient entr'autres célébrer le prieur et un autre moine. Ce mo-

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