‹ Histoire de BordeauxChapitre 23 sur 143 · CHAPITRE YAOlSIfiHE · texte numérisé non relu

CHAPITRE YAOlSIfiHE

k frais qu*à la chute du jour. La plate-forme {*) de Sainte-. Ëalalie était la troisième promenade; mais on, la fréquentait peu, parce qu'elle était située à l'extrémité de la ville ^ dans un des quartiers les plus mal habités; et d'ailleurs il fallait aller chercher cette promenade sur un monticule de dix mètres de hauteur et d'un accès difficile.

M. de Touroy fit bientàt abandonner ces antiques et tristes promeQades.pour celles qu'il forma avec autant de bonheur que de magnificence dans un quartier qui jusqu'alors avait été peu fréquenté. En y plaçant le Jardin- Public> il voulut mettre en contact la ville avec l'immense faubourg des Chartrons (**) qui en était séparé, et rapprocher ainsi les populations de ces deux sections de Bordeaux par un point.de réunion agréable. Le local sur lequel il l'établit se composait de plusieurs pièces de terres qui étaient en différentes espèces de culture , et sur lesquelles on voyait quelques échoppes éparses» L'intendant fit faire l'acquisition de ces divers fonds par l'administration municipale , au moyen d'un arrêt du conseil qu'il obtinit le 4S janvier 4747 , par lequel elle fut autorisée à employer

(*) Ce boulevard avait été formé de terres rapportées , à l'angle sud-ouest de Bordeaux , pour servir de rempart à la ville , dans le temps des guerres civiles. U fut planté d'ormes en 1618 et devint une promenade publique qu'on appelait VOrmée. La faction qui domina à Bordeaux pendant les troubles de la Fronde tenait les assemblées en cet endroit. Ceux qui s'y réunissaient furent connus sous le nom d'Ormistei. On commença à abattre uno partie de cette plate-forme en 1758» pour y construire un hospice, aujourd'hui la caserne Saint-Raphaël. Le petit séminaire ayant été transféré dans ce Idcal en 1778 , la plate-forme fut alors totalement rasée et détruite.

(**) Voyeï la note n» vu, aux FiècetjftsUficutives.

une somme, de qi^atrç-vijagt millç.Uvrps ponr |^eç, dépenses nécessaires ^ la fonoatipo de cette nouvelle» pronienade. On lui aurait ^onné une forme plus régulière ^f. et elle n'eût pas été privée d'un agrément bien essentiel $i des bofupi^ ppissants, et qui ne dierchaient qu'à contrarier lesypes'.dç l'intendant > n'eussent pas refusé de vendre^ la V jUâ içeriaines portions des terrains adjacents qui devenaient Aéqe^aires pour, régulariser la forme du Jardin- PubU<f . Ces isirraips auraient nourseulenient contribué ^ Tagirandis^ement du bosquet , maisi encore eussent permis <]('y renfejrpier des sources d'^w^ vives propres à faire une fontaine ett.des jeta d'eau, ornements indispensables à un va^te jardin. L'intérêt personnel mal entendu et des rivalités de pouvoir contrarièrent trop souvent les desseins, du grand administrateur qui ne voyait que lebiengénéra^. Lorsque M. de Tourny forma le Jardin-Public^ iLne J# considérait pas uniquement comme un lieu d'agrément qu'il procurait aux habitants de Bordeaux ; il entrevoyait les avantages réels et durables qui résulteraient de cet établissement pour le quartier dans lequel il le plaçait, /^ûa d'atteindre ce but, il fît oiivrir plusieurs chaussées et mes nouvelles, qui toutes aboutissant au Jardin-Public , devaient rendre non-seulement son abord d'un facile accès^, mais encore donner l'espoir de faire décupler la valeur des terres qui bordaient les percées prescrites, lorsque de^ maisons y seraient élevées. Le premier ouvrage auquel ^ création de ce Jardin donna lieu fut l'achèvement du grand boulevard destiné à ceindre la ville par une belle allée d'arbres, et qui fut continué jusqu'à la place Féger qu'on, forma alors. Les nouveaux cours Saint-André et Sainte Louis ouvrirent en même temps sur des prairies la oon-^ munication avec le chemin qui conduit à la JaHe ,'OÛ' jus-

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