CHAPITRE TkblSlÉi»f£. 9r
qu^aloifâ 6û h'âbdutîssaît que par âéâ sentiers ian^eUx. Une large et solide chanssée leur fut substitiiée, etpàrcôuîtft tous lés dernères du faubourg des Chartrons , où elle servit de débouché à diverses rues. ,
Là porte d'entrée du Jardin-Public du c6té du ubrd dé-^ termina la percée de la rue du même nom , laquelle était destinée à se prolonger à travers lesmarais de ce faubourg:^ A la porte du couchant on pratiqua une grande i^bùte {^ qui , en servant d'aboutissant à plusieurs rues du faubourg Saint-Seurin , procura une nouvelle communication avec le chemin du Médoc. L'autre porte du Jardin-Public du même côté donna à la rue Pupléssis Fissue qi^l lui man-' quait. 11 en fût également de celle qui s'ouvre sur la ter- ' rasse de ce Jardin. Là aboutirent les impasses des Tanné-' ries et Dumas sur une place publique qui fut tracée au-' devant de celte porte. Au moyen de ces percées, la rue Pondaudége prit l'apparence d'une grande route, et
devint un utile embranchement du chemin du Médoc.
Les avantages qui résultent de la formation du Jardin- Public sont immenses , en ce que les travaux accessoires auxquels a donné lieu cet établissement ont facilité dé grands changements non-seulement sur les terrains qui le touchent immédiatement , mais encore sur ceux qui sont'' situés dans les faubourgs de Bacalan , des Chartrons , et' de Saint-Seurin. Avant cette époque , Une bonne partie de ces faubourgs était inhabitée et semblait devoir l'être'
(*) On rappelle Allée des Noyers , parce qu'e'le fui orîglnaîrement bordée de deux rangées de ces arbres. La plantation des noyers fut prescrite sur toutes les grandes routes formées par M.] de ToMrny,, soit parce qu'indépendanvment de Tombrage. gue cet, arbre procurnil aux voyageurs , son fruit offrait aux habitants des campagnes une huile utile^à leurs besoins.
tÛ HISTOIRE DB BOBBEAUX.
toujours. C'élaieut ou de vastes champs dont le sol aride et sablonneux résistait à la culture la plus opiniâtre , ou des prairies marécageuses d'où émanaient des exhalaisons nuisibles au petit nombre d'habitations qui avoisinaient ces lieui^. Grâce au génie actif, à la volonté ferme et persévérante de M. de Tourny , ces terrains épaves et malsains furent convertis en des quartiers populeux et agréables. Ainsi les embellissements faits à la ville sont venus contribuer â son accroissement «t au bien-être de ses habitants. Lors de ssi formation , le Jardin-PuLlic fut assorti de tous les agréments appropriés à sa destination. Le grand carré du centre contenait un vaste parterre; il en a été successivement dépouillé depuis un demi-siècle, par défaut d'entretien. Il serait bien à désirer qu'on rétablit sur l'ancien pied ce jardin , qui , malgré l'état de dégradation dans lequel on l'a laissé tomber , offre encore la plus agréable et la plus magnifique promenade de Bordeaux.