‹ Histoire de BordeauxChapitre 47 sur 143 · CHAPITRE QUATRIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIEME

provioce k un système raisonné d'opposition ânti-^minîstériellç , i^ui bientôt porta àes fruits.

Les parlements étaient le seul intermédiaire qui existât alors entre le peuple et le pouvoir souverain , par le droit qu'ils avaient d'examiner les lois présentées à l'enregistrement par le gouvernement , et de lui adresser leurs obser-. vations sur les défauts que ces lois ofifraient , sur les atteintes qu'elles portaient à l'ancienne législation , et sur la nécessité de les modifier ou de les retirer, attendu le dommage qu'elles pouvaient porter aux habitants. Les débats entre ces grands corps de magistrature et le ministère , et la publication des écrits qui parurent à l'occasion de la prochaine convocation des états généraux du royaume , démontrèrent la nécessité de réformer le gouvernement dans toutes ses parties et d'en mettre les principes constitutif en harmonie avec les idées régnantes.

Pour hâter cette réforme , les communes de Bordeaux demandèrent , ainsi que nous l'avons dit , que dans l'assemblée des états généraux la classe des Français qu'on appelait V ordre du tiers état, et qui formait les dix-neuf vingtièmes de la nation , fût représentée par des députés dont le nombre égalerait la totalité de ceux des ordres du clergé et de la noblesse. Le gouvernement accéda à cette demande de la part d'une ville qui trouva de l'écho dans la province dont elle était la capitale , et la France jouit bientôt des avantages d'une aussi importante réclamation. Elle prouva que les hommes qui en avaient conçu l'idée eurent de bonne heure une opinion bien arrêtée sur les vrais moyens de donner à la nouvelle assemblée nationale une direction bien différente de celle qu'avaient eue les précédentes assemblées. L'initiative que prirent à cet égard les habitants de Bordeaux annonça combien ils dé-

UISTOIRB DB BORDBàUX.

tiraient la réforme de l'ancien gouvernement , et quel appui ils se disposaient à prêter à la révolution qui amèns^ rait cette réforme.

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