‹ Histoire de BordeauxChapitre 71 sur 143 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

évÉNBMBirrs àrrités dans bordeaux dbpuis l* année 1815

jusou*A 1830.

I. Du séjour de la dtichesse d^Angouléme à Bordeaux. — II. Echauffourée de la garde nationale; — III. Le géiié" rai Clauzel commande dans cettt ville pendant les cent jours. — IV. Des ventes ^ doti«, et transform^tùms du Château-Trompette. — V. Offrande d'un berceau pour lé duc de Bordeaux. — VI. Inauguration des statues de Montesquieu et de Tourny. — VIL Reconstruction et fonda^ tions d'hôpitaux à Bordeaux.

Le duc et la duchesse d'Angouléme s'étaient rendus à Bordeaux afin d'assister aux fêtes préparées pour célébrer le premier anniversaire de la journée du 12 mars. Ces fêtes furent extrêmement brillantes; et LL. AA. RR. étaient au bal que leur donnait le commerce, lorsqu'au milieu de la nuit du 9 mars 1815, on apprit que Bonaparte, ayant quitté sa retraite de Vile d'Elbe, venait de débarquera Cannes, et qu'il se dirigeait sur Paris pour se ressaisir du pouvoir sou-* verain. A cette nouvelle, le duc d'Angoulême partità la hâte pour aller se mettre à la tête des Français qui se- rassem-* blaient dans les départements du midi, afin de s'Opposer à l'invasion. La duchesse resta à Bordeaux, dans le dessein d'y maintenir l'autorité royale, et se montra calme dans les fêtes qui lui étaient offertes^ au milieu de l'anxiété générale que faisait naître la gravité des événements qui se préparaient. Toutefois elle ne négligea pas de se concerter avec les fonc-

tionnaires publics sur les moyens de résistance dont elle se proposait de faire usage.

Le 26 du même mois, on fut informé à Bordeaux que le général Glauzel s'avançait vers cette ville pour y commander au nom de Bonaparte , qui venait de reprendre le titre d'empereur. Trois jours après , ce général entra sur le territoire du département, sans autre escorte que quelques gendarmes qui s'étaient joints à lui sur la route. Dans ces entrefaites , un de ses aides-de-camp, qu'il avait envoyé vers la garnhon de Blaye, s'était assuré de la citadelle de cette ville et des intentions des troupes qui l'occupaient. Cependant la duchesse d'Angouléme ayant vu ses plans de défense adoptés par les personnes qui l'entouraient, adressa une proclamation aux Bordelais pour les inviter à en bâter l'exécution. Dans une réunion des principaux fonctionnaires de Bordeaux , une souscription fut ouverte pour l'équipement et la solde d'un corps de volontaires, qui, sous le nom de j^arde nationale active , serait joint à la garde nationale bordelaise , afin d'en renforcer les cadres. De son côté, le maire publia une proclamation pour inviter les habitants à seconder les intentions de la princesse dans la défense de leurs foyers , et à s'ensevelir, s'il le fallait, «ottô les ruines de la ville, avec ses fonctionnaires fidèles : c'étaient les termes de la proclamation.

Des détachements de volontaires royaux , échelonnés depuis Bordeaux jusqu'au port de Gubzac , furent envoyés avec un canon pour défendre le passage de la Dordogne. Le général Clauzel , escorté d'une trentaine de gendarmes, arriva le 31 mars dans cette commune , où il trouva cent cinquante hommes détachés de la garnison de Blaye , qui , avec deux pièces de canon , étaient venus se mettre à sa di^osition. La veille , ce détachement avait forcé un corps

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