AI HISTOIRE BE BOEOEÀITS
Il ëti&î trcfîs heures de Taprès-midi lorsque la . duebesse d'Angonléme se rendit sur le port, où la garde, nationale sous les armes attendait ses ordres. Elle déclara au2^. €he& des corjis que toute résistance lui paraissait inutile, attendu le refus â*y coopérer que la garnison venait de lui réitérer ; que voulant éviter quMl y eût du sang répandu, elle était fermement résolue de quitter la ville pour ne pas en compromettre les habitants; qu'elle les remerciait de leur zèle et les invitait à poser les armes. Ne faites rien pour moi. Messieurs, furent les dernières paroles qu'elle fit entendre en se retirant.
Un morne silence succéda à ces paroles. Les chefs de la force armée paraissaient ne savoir quel parti prendre, lorsque M. le comte de Puységur, inspecteur général des gardes nationales du département, qoi avait droit de donner des ordres , dit hautement qu'il convenait de se retirer. A ces mots, M. Troplong, capitaine de la première compagnie de cette garde, commença à exécuter son mouvement de retraite vers la porte Bourgogne. Arrivé à la hauteur delà première file d'un bataillon, 11 fut arrêté par les cris de Halte-là! vou^s ne pcLSserez pas, qui partaient d'une compagnie des volontaires royaux formée la veille. Ces cris et le mouvement de la compagnie Troplong portèrent le trouble dans les rangs de la garde natio nale. Au milieu de cette bagarre énigmatique (*) , un c )up
{*) Dans le moniteur du 5 a\Til 1815 on dit que la duchesse d'Angouléme fit tirer par la garde nationale sur les troupes que le général Glauzel commandait à la Bastide. L'allégation est fausse , et la prétendue fusillade eût été ridicule et sans fcutj la Garenne ayant en cet endroit cinq cents mètres de largeur. Le général Glauzél parle ainsi de cette échauffourée , dans YEa^oêé de ta conduite à Bof"